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L'éditorial
Samedi 23 Septembre 2017
Journal Electronique

Obligation de résultats

Le plan d’action du gouvernement a été adopté, jeudi dernier, avec une majorité largement confortable à l’APN. L’assentiment de 341 députés est un vote de confiance pour le gouvernement dirigé par Ahmed Ouyahia dont la mission est avant tout la mise en œuvre du programme du président de la République. Fort de cet appui de taille, et en attendant la présentation de son plan d’action devant les membres de la Chambre haute, le gouvernement annonce déjà ses priorités. Sa détermination première est avant tout de poursuivre le développement économique et social dans la sérénité. Il n’est nullement question de remettre en cause la dimension sociale de l’Etat ou de renoncer aux acquis dont jouit le peuple. Le Premier ministre se veut plus qu’optimiste en ce sens à travers ses réponses aux questions et aux interpellations des députés. L’Algérie d’aujourd’hui dispose de moyens nécessaires pour affronter la crise financière et relever le défi du redressement économique. Le gouvernement ne navigue pas à vue. Son plan d’action sera évalué et ses objectifs quantifiés cycliquement par une instance indépendante qui sera mise en place par le président de la République. Le contrôle continu de l’action gouvernementale implique, par conséquent, une obligation de résultats. Les réformes préconisées à court et moyen terme gagneront ainsi davantage en efficience. Il sera de même pour l’introduction du financement interne non conventionnel. Le recours à cette ressource sera contrôlé et son impact évalué par l’instance en question. Se voulant à la fois rassurant et catégorique face aux appréhensions sincères ou calculées d’une partie de l’opposition, le Premier ministre écarte d’ores et déjà toute probabilité d’un cheminement inexorable vers une inflation pesante. Cette décision (financement non conventionnel), purement économique, est loin d’être une fuite en avant ou un leurre pour des visées politiciennes sans lendemain. Son introduction évitera au pays de s’enfoncer dans une insoutenable crise financière aux conséquences désastreuses sur sa souveraineté. Le risque est, au contraire, calculé, et le processus de sa mise en œuvre se fera dans un environnement conforté par un volume de réserves de change bien supérieur en valeur à la masse monétaire en circulation.
Horizons

Front uni

Le débat reprend ses droits dans le Parlement des réformes institutionnelles et constitutionnelles qui consolident les prérogatives élargies des élus et renforcent le rôle de l’opposition. Cette avancée démocratique structure la culture du dialogue, aux antipodes des invectives, des dénégations creuses et de l’esprit revanchard. Elle se manifeste par l’intervention des 218 députés acquis ou opposés au programme présenté par le Premier ministre affichant, lors de la présentation du document, «la disponibilité du gouvernement pour le dialogue avec tous les partis politiques». Il a assuré que l’Exécutif «entretiendra une relation soutenue avec les partis de la majorité présidentielle qui constituent sa propre majorité au Parlement». La démarche consensuelle, qui s’est traduite par le soutien de la coalition, des indépendants, du Front El Moustakbal et de l’ANR, concrétise l’appel lancé par le président de la République, à l’occasion de la célébration de la journée du moudjahid, à «la solidarité, la mobilisation et l’unification des rangs afin de mener à bien la bataille du développement et préserver l’indépendance financière de l’Algérie et sa souveraineté économique». Face aux défis sécuritaires et économiques, l’urgence d’un front uni consacre l’enjeu de la préservation des acquis de l’Algérie républicaine, sociale et démocratique. C’est pourquoi l’enjeu sécuritaire a prévalu dans le plan gouvernemental attaché à «la préservation de la sécurité, de la stabilité et de l’unité», présentées, condition sine qua non du développement économique et social. «Chacun de nous conviendra qu’il n’y a ni développement ni bien-être lorsque la sécurité est absente, lorsque la stabilité d’un pays est remise en cause ou lorsque l’unité d’une nation est atteinte», a affirmé Ouyahia. Conséquemment, le mode opératoire du financement interne, conçu comme un palliatif à l’endettement extérieur , est l’unique voie de résorption de la crise. Car nonobstant l’absence de toute alternative de la part de ses détracteurs, peu nombreux, faut-il le préciser, Ouyahia a su rassurer et convaincre sur les risques inflationnistes rendus minimes par le renforcement de l’investissement et le niveau de la dette publique (20% du PIB), de loin inférieur à celles des pays européens (70% du PIB) qui également ont recouru à la même thérapie. Des raisons d’espérer ? Restons sur une note optimiste : la baisse du déficit commercial (7,32 milliards de dollars, contre 12,23 milliards sur la même période de 2016).
Horizons

Primauté du droit et légitimité des urnes

L’Etat de droit est au cœur des préoccupations des participants à la Conférence mondiale organisée en Lituanie sous le thème éloquent de «l’Etat de droit et la justice constitutionnelle dans le monde moderne». A la faveur d’une expérience démocratique, entamée il y a près de trois décennies et chèrement défendue au bout d’un combat douloureux contre le terrorisme d’une rare sauvagerie, l’Algérie se présente en partenaire crédible et internationalement reconnu en pays exportateur de paix et de stabilité. C’est effectivement dans son génie propre et dans la tradition de résistance séculaire qu’elle puise son engagement à s’inscrire dans le sens de l’Histoire. Autour d’un pays uni, la constitutionnalisation du tamazight, consacrée langue nationale et officielle, et de la réconciliation marquent une ère nouvelle codifiée par la Constitution adoptée le 7 février 2016 à une écrasante majorité des 499 députés et couronnant la longue marche de l’Etat républicain en phase avec les attentes en matière de bonne gouvernance fondamentalement régie par la primauté du droit et de la démocratie participative. Aux valeurs universelles qui caractérisent la question constitutionnelle, l’approche spécifique algérienne a érigé la réconciliation nationale en constante nationale au même titre que l’Islam, l’arabité et l’amazighité, pour mettre l’Algérie «à l’abri de la fitna, de la violence et de tout extrémisme, en cultivant ses propres valeurs spirituelles et civilisationnelles de dialogue, de conciliation et de fraternité, et ce, dans le respect de la Constitution et des lois de la République». Le socle constitutionnel, traduisant les valeurs de paix et d’unité nationale, se renforce avec les avancées enregistrées dans la consolidation de l’Etat de droit, des droits de l’homme et des libertés démocratiques. L’une des innovations réside précisément dans la constitutionnalisation du Conseil national des droits de l’homme. La question démocratique est dans la nouvelle Constitution «au-dessus de tous», intimement liée à la légitimité du pouvoir dont la source est le peuple. A l’heure des tentatives désespérées visant à semer le doute sur la crédibilité des institutions, la loi fondamentale du pays oppose le libre choix du peuple par la voie des élections libres et transparentes dont le principe de la réélection du Président une seule fois est exclu de toute révision constitutionnelle. Certains apôtres du tristement Sant’Egidio, nuls en quelconque performance électorale dans toutes les compétitions locales et nationales, se doivent de retenir la leçon démocratique algérienne : la légitimité par la voie des urnes.
Horizons

Bien-être collectif

N i Abou Oussama, le dénommé D. Farès, ni auparavant Abou Doujana et Abou Almouthana, qui se sont rendus aux autorités, ne séviront sur cette terre d’Algérie victorieuse du terrorisme barbare et, à la faveur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, tendant néanmoins la main à tous ceux qui sont tentés de regagner la famille algérienne unie, fière et digne. La dynamique de retour n’est ni fortuite ni conjoncturelle. Elle prend toute sa signification dans l’appel lancé par une femme d’un célèbre terroriste qui, accompagnée de ses trois enfants, s’est présentée aux autorités militaires de Jijel. De Skikda à Tamanrasset, en passant par le Centre, le tarissement des filières de Daech, décapité, se précise dans une accélération sans précédent, clairement attestée par la neutralisation, en 2016, de 100 terroristes, l’arrestation de 350 personnes pour soutien aux groupes terroristes et la reddition de 65 autres. Face aux résidus du terrorisme, il faudra bien l’appeler ainsi quoiqu’en disent les apôtres du chaos ou ceux qui en rêvent, le ministère de la Défense nationale a de nouveau appelé, dans un communiqué rendu public le 17 septembre, «les terroristes qui sont encore dans les maquis à descendre et déposer les armes pour bénéficier des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale». Rien ne résiste à la détermination de l’Etat d’en finir définitivement et totalement avec la menace déclinante du terrorisme. A l’occasion de la cérémonie de destruction du stock des mines antipersonnel, le général de corps d’armée Ahmed-Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, décrétant la fin de «l’assainissement du territoire algérien de ce legs colonial abject, cruel et méprisable», a réaffirmé la nécessité de relever les autres défis majeurs «non moins dévastateurs» dont «le terrorisme international, y compris les causes de sa persistance et de sa propagation, notamment l’extrémisme sous toutes ses formes, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent, le trafic d’armes». L’enjeu sécuritaire, qui fonde l’un des axes majeurs du plan du gouvernement, exige la mobilisation de tous, notamment des citoyens et une culture de vigilance affermie. Comme le soulignera le Premier ministre Ahmed Ouyahia, «la présence des forces de sécurité ne suffit pas à elle seule pour combattre les résidus du terrorisme». Les enseignements du lâche attentat de Tiaret mais aussi l’attaque avortée de Constantine doivent être tirés pour défendre les acquis de l’Algérie démocratique, républicaine et sociale.
Horizons

Les réformes se concrétisent dans la paix

Il ne peut y avoir de développement social ni de progrès économique sans qu’il y ait au préalable de bases saines devant permettre d’entreprendre les chantiers des réformes et garantir leur aboutissement. Cette équation élémentaire est conditionnée, et ce, de par le monde, par deux facteurs cardinaux que sont la stabilité politique et la sécurité. Dans cet ordre d’idées, l’Algérie ne fait pas exception, d’autant plus qu’elle entame un tournant décisif de son histoire qui nécessite une mobilisation de l’ensemble des volontés agissantes dans un environnement apaisé. Notre pays et son peuple qui, une décennie durant, ont été affectés durement par le terrorisme, ont réussi à surmonter leur douleur et empêcher la patrie de vaciller, voire de sombrer dans une insécurité chronique. Les efforts des services de sécurité en ce sens et les initiatives du président de la République pour mettre un terme à l’effusion de sang ont été couronnés de succès. La concorde civile, renforcée par le projet présidentiel de réconciliation nationale et de la paix plébiscité unanimement par le peuple, a permis à l’Algérie de devenir ce qu’elle est maintenant. Un pays sûr et stable, comme l’attestent, d’ailleurs, de nombreuses organisations internationales et l’ensemble des pays. Le recouvrement de la paix et le rétablissement de la sécurité ont déjà permis au pays de consolider, dans la sérénité, la légitimité de ses institutions et garantir de facto une vie politique stable régie exclusivement par les principes démocratiques promus et renforcés dans la pratique grâce aux réformes entreprises. Préserver la pérennité de ces deux facteurs (stabilité et sécurité), c’est donner toutes les chances à l’Algérie pour surpasser la conjoncture de crise actuelle. Dans sa présentation hier devant l’APN du plan d’action du gouvernement, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité politique, la sécurité et l’unité de la nation. Il a, à cette occasion, réitéré l’engagement résolu du gouvernement de ne ménager aucun effort pour promouvoir la paix et préserver la sécurité. L’effort est colossal. Aucune brèche ne doit être laissée ouverte. Le rempart national, bien que ciblé, résiste solidement aux menaces provenant de pays frontaliers, grâce au formidable travail des services de sécurité, à leur tête l’ANP.
La promotion de la culture de la paix et de la réconciliation est à plus forte raison une condition capitale, à l’aune où le pays entame des réformes structurelles nécessaires pour le bien-être de sa population.
Horizons

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Monde
    • AG de l’ONU: Zuma, Mugabe et Evaristo Carvalho appellent à mettre fin à l’occupation du Sahara occidental et de la Palestine

      Les présidents de l’Afrique du Sud, du Zimbabwé et de Sao Tomé-et-Principe ont lancé à l’ONU un appel à mettre fin à l’occupation coloniale du Sahara occidental et de la Palestine, réitérant la responsabilité du Conseil de sécurité vis-à-vis des peuples sahraoui et palestinien.Devant la tribune de l’ONU, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a affirmé que "le déni continu du droit des peuples sahraoui et palestinien à l’autodétermination (...) est immoral et constitue une question urgente pour ceux qui recherchent la paix en notre temps". 

    • La lauréate du prix Nobel de la paix piégé par le drame des Royingas

      L’Onu veut plusque les promesses de la conseillère d‘Etat birmane, Aung San Suu Kyi. Un « accès complet et sans entrave », fortement exigé par les enquêteurs sur la situation des droits de l’homme qui auront du mal à convaincre les autorités birmanes réfractaires à la mission onusienne mandatée, en mars, par une résolution adoptée par consensus par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. 

Société
Economie
Culture
Education Nationale
    • De nouveaux enseignants abandonnent leur poste, recours aux listes d'attente

      Plusieurs enseignants, nouvellement recrutés à l’éducation nationale; n’ont pas rejoint leurs postes pour diverses raisons dont l’éloignement des postes de travail. Cette situation préjudiciable au fonctionnement des établissements scolaires a conduit  le ministère de tutelle à recourir aux inscrits sur  les  listes d'attente pour combler ces absences. 

Sports

L'agenda

Conseil de la Nation

Le Conseil de la Nation reprendra ses travaux le 25 septembre prochain, consacrés à la présentation du plan d’action du gouvernement par le Premier ministre.

 

Ministère du Tourisme et de l’Artisanat

Le ministre Tourisme et de l’Artisanat, M. Hassen Marmouri, recevra le 24 septembre à9h30, en audience au siège du ministère, l’Ambassadeur  de la République Arabe d’Egypte en Algérie, M. Omar Abou Eiche.

 

Ministère de la formation et de l’enseignement professionnel

Le ministre de la formation et de l’enseignement professionnel, M. Mohamed Mebarki , effectuera le 24 septembre ,une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Ain Defla.

 

TNA

Le théâtre national algérien, organise samedi à 18h30, la première de la pièce théâtrale « Silence….Omerta ».

 

Musée national de Moudjahid

Le Musée national de moudjahid organise le 25 septembre   à14h  simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 195e  rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate  pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

Forum DGSN

le forum DGSN organise le 24 septembre  à 09h à l’école supérieur de police Châteauneuf Alger,  une conférence de presse pour présenter le bilan des activités enregistrées durant la saison estivale 2017.

 

Editions Anep

La librairie Chaib Dzaïr de l’Anep, organise le 26 septembre à partir de 15h, la présentation du roman « Pupille »,suivie d’une vente /signature par son auteur Riadh Hadir.

 

 

Ministère de l’Energie

le ministre de l'énergie M. Mustapha Guitouni, effectuera le 24 septembre, une visite de travail et d’inspection dans la Wilaya de M’sila.

 

 

 

Musée national du Moudjahid

Le Musée national du Moudjahid, organise le 24 septembre à14h, une conférence historique à l’occasion de la célébration du 61ème anniversaire de la mort du héros de la révolution, Zighoud Youcef.

 

Salon Alger Industries

Sous le haut patronage du ministre de l’Industrie et des Mines, le 11ème salon Alger Industries aura lieu du 10 au 13 Octobre à la Safex.

 

Ambassade  du Japon

L’Ambassade du Japon en Algérie organise le 24 septembre à partir de 14h, à l’Ecole Ihssane sise à Mascara, la cérémonie d’inauguration d’un projet de don de matériel pédagogique et l’aménagement de l’Ecole.

 

Etablissement Arts et Culture

L’établissement arts et culture d’Alger organise du 07 au 23 septembre la quatorzième édition de Layali El Andalous qui se déroulera à partir de 19h, à la salle Ibn Khaldoun et à l’école de musique Cheikh Abdelkrim Dali de Kouba.

 

 

Tourism Invest

Le premier salon international de l’investissement touristique et des équipements « Tourism Invest »  se déroulera du 27 au 30 septembre au Palais des expositions-Pin Maritimes-.

 

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Reportage

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