L'éditorial
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Samedi 21 Septembre 2019
Journal Electronique

Le devoir démocratique 

L’Algérie des urnes se prépare sereinement à l’épreuve présidentielle qui scellera définitivement la fin de la crise politique et lancera le chantier d’une réelle démocratie indissociable de la volonté populaire. Aujourd’hui, la révision exceptionnelle des listes électorales, qui s’étalera jusqu’au 6 octobre prochain, s’inscrit dans une volonté de «donner la parole au peuple», solennellement exprimée par le président de l’Autorité indépendance des élections, Mohamed Charfi, qui s’attelle à consolider le processus de transfert des prérogatives de l’administration aux démembrements au niveau des communes et des représentations diplomatiques. Cette exigence est le socle d’une démocratie en rupture avec l’ère de l’ingérence, de la fraude et de la «fabrication des Présidents» désormais révolue. Elle s’appuie indéniablement sur un arsenal juridique et réglementaire garantissant une compétition transparente, régulière et crédible. Il s’agit de l’Autorité indépendante engagée dans la surveillance du processus électoral dans toutes ses phases, jusqu’à la proclamation des résultats définitifs du scrutin, et de la refonte de la loi électorale aux critères bien définis pour empêcher les candidatures fantaisistes. Toutes les conditions sont «propices» pour amorcer, dans «un climat de transparence et de confiance», le virage présidentiel décisif. Une présidentielle à laquelle concourent d’ores et déjà, 14 postulants dont des leaders de parti et des indépendants, en attendant la confirmation d’autres candidatures à l’issue des conclaves des états-majors des partis, prévus ce week-end. Le début du retrait des formulaires de signatures a lancé la machine électorale. «La majorité écrasante du peuple algérien veut, en effet, sortir le plus vite possible de la situation actuelle et espère la tenue de la présidentielle dans les délais impartis», a affirmé jeudi dernier à Tamanrasset le général de corps d’armée, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, convaincu que «le peuple des défis saura déjouer les plans des comploteurs et des sceptiques». Le «devoir national», porteur d’un engagement résolu de l’Armée nationale populaire, appelle au sursaut démocratique pour faire du rendez-vous du 12 décembre «le point de départ du processus de renouveau».
Horizons

Une autre étape

La solution constitutionnelle est en train de lever les derniers obstacles à son déploiement, alors qu’ils étaient érigés en tabous quasi infranchissables par la majorité des analystes de la scène nationale. Ainsi, quelques jours à peine après l’annonce de la date de l’élection présidentielle, la convocation du corps électoral et la mise en place de l’Autorité indépendante en charge du processus électoral, une dizaine de postulants à la magistrature suprême, au titre d’indépendants ou de représentants de partis politiques, ont déjà fait le pas et retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles. On ne sait pas, pour le moment, qui ils sont tous, mais une chose est sûre, les candidatures aussi burlesques que scandaleuses du «cinquième mandat» n’auront pas voix au chapitre. Dès aujourd’hui commencera également une autre étape vers l’élection présidentielle avec le lancement de l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales, qui s’étalera au 6 octobre prochain. Tous les ingrédients sont donc en place pour la fabrication d’une élection, qui a juste besoin du levain populaire pour donner la nécessaire légitimité au prochain président de la République. L’électeur sera-t-il au rendez-vous le jour fatidique ? D’évidence, cette élection présidentielle est controversée. Il y a ceux qui n’en veulent pas et qui se cramponnent à l’exigence d’un passage par la voie transitionnelle, tandis que d’autres, certes plus pragmatiques, estiment qu’il n’y a pas suffisamment de garanties pour éviter les risques que le système dénoncé par la majorité du peuple algérien depuis le 22 février ne se régénère point par ce biais et n’avorte les espoirs d’une Algérie placée définitivement dans l’orbite démocratique.
Il n’y a, toutefois, aucun sortilège qui impose une situation de statu quo. Il reste en effet du temps jusqu’à l’élection pour faire de celle-ci non seulement un pas décisif vers la sortie de la crise politique, mais aussi un moment primordial de la délivrance du pays des vieux démons qui le hantent, répulsifs jusqu’à présent à tous les exorcismes.
Horizons

Le devoir patriotique

Le scrutin du 12 décembre prochain, assimilé au déclenchement de la Révolution de Novembre ? La comparaison paraît irréaliste, mais les enjeux sont intimement liés à la sauvegarde de l’Etat-nation menacé dans ses fondements par les agissements coupables de la bande démasquée et livrée à la justice et ses affidés brandissant le slogan creux de la transition chaotique. La conviction assumée par le président de l’Autorité de l’organisation des élections, l’ancien ministre de la Justice Mohamed Charfi, est mue par «l’engagement de sa vie» destiné à garantir le retour à la normalité institutionnelle en prônant une double rupture : la fin de l’ère de «la fabrication des Présidents» et la mise en place de l’Etat des institutions qui transcende les ambitions des personnes aux relents dictatoriaux. Le devoir patriotique, résolument accompli par l’Instance de médiation et de dialogue, s’impose pour faire face au complot de l’ombre dirigé contre l’Etat-nation, dénoncé encore une fois par le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP. «Je voudrais, de prime abord, indiquer que nous savions, dès le début de la crise, qu’un complot se tramait en secret contre l’Algérie et son peuple, nous avons dévoilé ses tenants et ses aboutissants au bon moment, de même que nous avons élaboré une stratégie efficiente exécutée par étapes, conformément à ce que nous permettent la Constitution et les lois de la République», a-t-il indiqué dans une intervention faite lors de sa visite à la 6e Région militaire. Fidèle à sa position constante, marquée par l’attachement au principe du patriotisme «dans son concept global» et à l’esprit de «solidarité, de communion et de la compréhension commune» avec le peuple, l’Armée nationale populaire a constitué, aujourd’hui comme hier, le rempart contre toutes les velléités destructrices. «Nous remercions Allah, nous avons préservé ensemble les institutions de l’Etat et sauvegardé leur bon fonctionnement. Ces institutions ont pu réaliser, en un laps de temps, des résultats notables qui ont contribué à rassurer le peuple et à instaurer un climat de confiance mutuelle», a ajouté le chef d’état-major de l’ANP. L’heure n’est plus à l’attentisme des uns et à l’opportunisme des autres. Le destin national exige de la classe politique de prendre ses responsabilités historiques pour le parachèvement de l’édifice institutionnel et la réalisation des aspirations populaires au changement.
 Horizons

Ensemble pour  le renouveau

Après la publication au Journal officiel des deux lois organiques relatives au régime électoral et à l’Autorité nationale indépendante chargée des élections, la locomotive électorale se met en branle. En rade, la poignée de partisans de la transition négociée, en violation de la norme démocratique et des valeurs de dialogue universellement admises dans le règlement des crises locales, régionales et internationales, continue de tourner le dos au scrutin du choix populaire dont elle redoute le verdict. Dans sa majorité écrasante, la classe politique affiche clairement le choix incontournable de la solution légale, largement exprimé lors du processus de dialogue et conforté par la mise en place d’une assise juridique incontestée et incontestable. Toutes les conditions sont donc réunies pour un scrutin transparent, régulier et libre qui donne la «parole au peuple». Dans son discours à la nation, le chef de l’Etat a appelé les Algériens à «la mobilisation pour faire de ce rendez-vous le point de départ du processus de renouveau». Les gages de crédibilité résident dans l’amendement de la loi électorale et la composante de l’Autorité indépendante, présidée par l’ancien ministre de la Justice Mohamed Charfi et composée de compétences, d’universitaires et de personnalités nationales. Avec l’installation du bureau national de l’instance électorale, le coup de starter est donné pour la présidentielle. L’opération de dépôt des candidatures prendra fin 40 jours après la publication du décret portant convocation du corps électoral pour laisser place à la compétition. Prêts pour la bataille de la présidentielle, légitimée par le respect de la légitimité constitutionnelle et populaire, plusieurs partis politiques se sont déclarés mobilisés pour apporter une contribution au renouveau démocratique et une participation au scrutin avec «efficacité et responsabilité», convaincus de l’existence des conditions juridiques et institutionnelles idoines.
Horizons

La voie du changement démocratique

Tout est prêt et assurément fin prêt pour l’élection présidentielle pour tourner définitivement la page du régime outrancièrement prédateur et ancrer les acquis du changement démocratique voulu par les citoyens et traduit par le démantèlement des «têtes de la discorde», la lutte contre la corruption et la fin de l’impunité. Le retour à la normalité institutionnelle, fondamentalement revendiqué par une large frange de la classe politique, de la société civile, des militants du hirak et des personnalités influentes, est l’aboutissement d’un processus de dialogue et de concertation qui a entériné les principales revendications du mouvement citoyen appelant à la mise en place d’une instance indépendante de surveillance des élections et la révision de la loi électorale. Il s’agit d’une «réponse claire et sans équivoque aux sceptiques», dira, dans son discours à la nation, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Le rendez-vous présidentiel, fixé pour le 12 décembre prochain, traduit la détermination de l’Etat à «aller de l’avant» dans la voie du changement démocratique. Au lendemain du plébiscite de l’ancien ministre de la Justice Mohamed Charfi à la tête de l’Autorité indépendante, la convocation du corps électoral constitue le «point de départ du processus de renouveau» qui nécessite une mobilisation de tous les instants pour concrétiser «la seule et unique solution démocratique viable» aux antipodes de la logique des quotas privilégiée par les tenants de la transition aussi coûteuse qu’incertaine. «Une solution à même de vous donner la parole pour choisir, librement et souverainement, la personnalité qui vous paraît la plus apte à mener le changement auquel vous aspirez et à mettre en place un nouveau système de gouvernance qui répond à vos aspirations pressentes», a affirmé le chef de l’Etat, donnant le tempo électoral. La compétition est totalement ouverte. Dans 40 jours au plus tard, suivant la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral, conformément aux dispositions de l’article 140 de la loi organique portant régime électoral, les candidats à la magistrature suprême seront connus. Les gages de crédibilité et de transparence de l’urne sont également garantis par la neutralité de l’administration et des institutions de l’Etat remplacées par l’Autorité indépendante dotée d’une autonomie financière et administrative, et renfermant des compétences de différentes générations. C’est une expérience novatrice «unique en son genre en Algérie et dans le monde», a souligné Charfi, convaincu de l’engagement du chef de l’Etat à réunir les conditions idoines pour permettre un scrutin dans «une transparence totale et une régularité sans faille». Le temps du tripatouillage des urnes est révolu.
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Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

    • Histoire et patrimoine:Belkacem Babaci tire sa révérence

      Le moudjahid et historien, Belkacem Babaci est décédé, mardi à Alger, à l'âge de 80 ans. Né en 1939 à Alger, le défunt a rejoint les rangs du Front de Libération nationale (FLN) alors qu'il avait 20 ans avant d'occuper après l'indépendance, plusieurs postes dans des institutions étatiques. Feu Belkacem Babaci a occupé, durant plusieurs années, le poste du président de la "Fondation Casbah" créée en 1991, dans le but de protéger et préserver cette ancienne médina classée en 1992, patrimoine de l'humanité de l'Unesco.

Sciences et Technologies

L'agenda

  

Premier ministère
Sous la présidence du Premier ministre, Noureddine Bedoui, la rencontre nationale pour la promotion de la santé dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux aura lieu  le 21 septembre à 15h, au CIC Abdellatif-Rahal (Alger).

Ministère de la Santé

Sous le parrainage du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, l’Agence nationale des greffes organisera, le 21 septembre à 8h à l’Institut national de santé publique, une journée d’étude dédiée à l’évaluation annuelle des activités des greffes.

 Ministère de l’Environnement

Le ministère de l’Environnement et des Energies renouvelables organise, le 21 septembre , en collaboration avec la Délégation de l’UE en Algérie, une journée de nettoyage de la plage Khelloufi 1 (Zéralda, Alger).

Ministère du Travail
Le ministre du Travail de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Hassan Tidjani Haddam, présidera, le 21 septembre  à 9h au Centre familial de la Cnas (Alger), la rencontre organisée à l’occasion de l’obtention des certificats à la norme ISO9001V2015 relative au système de management de la qualité par la Caisse des congés payés et du chômage-intempéries des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique.

CADC
Le Centre algérien de développement du cinéma organisera le 21 septembre, à 10h, à la salle Ibn Zeydoun (Alger), l’avant-première du film « Papicha» de Mounia Meddour.

   

HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organisera, les 28 et 30 septembre à Tébessa, un colloque international sur «la résistance des femmes en Afrique du Nord de la période antique jusqu’au XIXe siècle».

 

 Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire don de sang.

 Expo-finances 

La 9e édition du Salon des banques, assurances et produits financiers se tiendra du 19 au 28 décembre au Palais des expositions (Alger).

 

Centre de transfert et de certification des compétences

Le Centre de transfert et de certification des compétences organisera, les 29 et 30 septembre à 9h à l’hôtel Mercure d’Alger, un séminaire sur les indemnités de départ à la retraite, impôts différés et liasse fiscale de l’exercice 2019.

 

Association Grain de paix
L’association «Grain de paix» organise, du 16 au 21 septembre en son siège à Oran, une session de formation intitulée «Agir contre la violence et promouvoir la culture de paix».

 

Délégation de l'Union européenne en Algérie
La Délégation de l'Union européenne en Algérie, en collaboration avec les Etats membres de l'UE représentés en Algérie, le Ministère de l'Environnement et des Energies Renouvelables, organise le samedi 21 septembre à partir de 10h30 au niveau de la plage Khelloufi I (Zeralda) une journée de sensibilisation à la lutte contre la pollution marine.

 

ONCI et l’association Sirius
L’Office national de la culture et de l’information et l’association Sirius d’astronomie organisent du 3 au 5 octobre à la maison de la culture Malek-Haddad de Constantine, le 17e Festival national d’astronomie populaire.

 Sporeform

Sous le parrainage du ministre de la Jeunesse et des Sports, la 3e édition de Sporeform, le Salon de la remise en forme, aura lieu du 24 au 28 septembre à la Safex (Alger).

Sûreté nationale
L’émission «Fi Essamim» de l’espace radio de la Sûreté nationale, diffusée sur les ondes de la Radio Chaîne I de 16h à 17h, sera consacrée le  22 septembre aux «dangers de la mauvaise utilisation de l’internet par les élèves».

 

Football

Sports Divers

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