L'éditorial
Search
Samedi 11 Juillet 2020
Journal Electronique

Les urgences de l’heure

Nécessité fait loi. C’est le cas de le dire pour le renforcement des moyens de lutte contre la Covid-19 qui connaît un rebond inquiétant ces 15 derniers jours, notamment dans les 29 wilayas sévèrement impactées. Ce qui a conduit inévitablement au reconfinement partiel des 18 communes de Sétif, de 2 communes d’El Tarf et de 10 communes de Tipasa. Cette tendance à la hausse a profondément affecté le corps médical qui paie aujourd’hui le lourd tribu (1.500 infectés et 26 décès) de la négligence des citoyens et induit de fortes tensions générées par des dysfonctionnements et l’absence de coordination locale et nationale. Malgré la disponibilité des lits, une augmentation du nombre des laboratoires (passant du seul laboratoire de l’Institut Pasteur d’Alger à 29 au total) et la généralisation du dépistage, des carences ont été recensées dans la gestion. Il est pour le moins inconcevable que des hôpitaux soient menacés de saturation, alors que le taux d’occupation des lits d’hospitalisation (passant de 45% à 65%) et de réanimation (35%) et la mobilisation accrue des équipements plaident plutôt pour une issue plus favorable. Loin de tout alarmisme, injustifié du reste, le devoir de santé dicte des «mesures d’urgence» pour cerner les carences et les responsabilités à même de permettre une plus grande maîtrise de la situation épidémiologique. Au cours de la séance de travail, tenue jeudi en présence notamment du Premier ministre, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis le doigt sur la plaie béante de l’irresponsabilité de certains citoyens, la défaillance des gestionnaires locaux et la mauvaise répartition des moyens, citant le cas d’Alger qui dispose de 5.700 lits dont seulement 643 sont réservés aux malades du Covid-19. Tout en plaidant pour une nouvelle stratégie de communication, Tebboune a édicté des mesures urgentes pour stopper la propagation du virus dans les 29 wilayas les plus impactées. La riposte s’appuie sur le rôle central des walis et l’interdiction pour une semaine de toute circulation en provenance et en direction des 29 wilayas et du transport urbain public et privé durant les week-ends. A juste titre, le corps médical, qui sera renforcé par l’apport des médecins des entreprises, en contrepartie d’incitations financières, disposera désormais d’une assurance spéciale à la charge de l’Etat. A l’approche de l’Aïd El Kebir, le durcissement s’impose pour éviter les dérapages vécus depuis la fin du Ramadhan.
Horizons

Les vecteurs de la croissance

Le temps des réformes a sonné. Il ne saurait attendre davantage, à la lumière des immenses défis imposés par le double choc financier et sanitaire et des mutations du nouveau monde. Disons-le clairement : la vulnérabilité économique, attestée par une dépendance aux hydrocarbures, présente un sérieux danger pour la souveraineté nationale qu’il s’agit de protéger impérativement en se basant sur une nouvelle approche, fondée sur la diversification économique et l’exploitation de toutes les ressources inexploitées. Mais loin de tout alarmisme improductif, il faudra savoir raison garder pour conduire à bon port l’Algérie du changement radical et amorcer le virage décisif de l’insertion que les énormes potentialités du sol et du sous-sol, le statut de leader mondial en matière d’énergie solaire et les performances de l’agriculture autorisent. A portée des «réformes structurelles», exigées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le plan de relance est indissociable du changement des mentalités, de la libération des énergies créatrices des entraves bureaucratiques et de la rationalisation financière. A cet effet, des mesures drastiques ont été prises pour la réduction de moitié des dépenses de l’Etat et des charges de la Sonatrach (de 14 à 7 milliards), l’interdiction du recours aux cabinets d’études étrangers et la diminution de la facture d’importation (de 41 à 31 dollars). Dans son intervention, durant la séance, dédiée au plan de relance socioéconomique, le président de la République a appelé à mettre fin au phénomène de l’évasion fiscale, du gaspillage et de la surfacturation à l’origine de la perte d’argent et de temps. La nouvelle approche impose le devoir de performance et d’efficacité pour générer une plus value significative dans les projets de développement. Cette mission qui a présidé au remaniement ministériel est dévolue aux secteurs clés de la croissance, notamment l’énergie, les mines, l’industrie et l’agriculture, débattus lors de la séance de travail. Les promesses d’une nouvelle économie, en rupture avec les pratiques et les schémas désuets, sont assurées par un marché attractif soucieux d’une amélioration du climat des affaires et de la richesse des ressources minérales et minières. La décision prise par le président de la République de mettre en exploitation le gisement de fer de Gara Djebilet (Tindouf) et de la mine d’Amizour (Bejaïa) est un pas dans le renouveau aux perspectives de développement régional équilibré tangibles. Indéniablement, l’Algérie des réformes et du changement véhicule les impératifs de justice sociale et de bien-être collectif, notamment au profit des classes défavorisées et des 8,5 millions d’habitants des 15.000 zones d’ombre renouant avec une vie digne et décente.
 Horizons

 

Thérapie

En entamant les débats sur les aspects que revêtira la nouvelle approche socioéconomique du pays, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, aborde une des questions les plus cruciales pour l’avenir du pays. Chacun connaît les difficultés économiques auxquelles fait face l’Algérie depuis la chute des cours du pétrole, et si le pays a tenu, c’est grâce surtout au matelas de devises qu’il s’était constitué, malheureusement, largement dépensé sans que les réformes nécessaires pour renforcer la résilience de l’économie nationale n’aient été accomplies. L’effondrement subit du marché pétrolier au début de cette année des suites de la pandémie de la Covid-19, qui a paralysé l’économie mondiale, n’a que davantage souligné les dangers qui pointent. L’Algérie a, toutefois, encore du ressort, pour reprendre les récents propos du président du Cnes qui affirmait que «si l’économie algérienne éprouvait des difficultés, elle était loin de l’effondrement» qu’on lui prédit un peu trop vite. Mais il ne faut pas se voiler la face. La tâche est immense car l’Algérie a pris d’énormes retards en matière de mise à niveau de son économie et de sa diversification. La nouvelle approche économique débattue hier consistera, en premier lieu, en la définition d’une thérapie à administrer pour débarrasser l’économie de ses scories, en second lieu, des axes qui détermineront sa conduite future et, enfin, des actions à entreprendre pour relancer la machine économique. Tout cela se retrouvera dans le plan de relance socio-économique qui devra synthétiser la nouvelle approche du pays en la matière, une fois faite sa présentation pour adoption lors du prochain Conseil des ministres. Avec ce projet, l’Algérie abandonne la position que subit la situation qu’est la sienne, l’affaiblissant chaque année davantage. En adoptant enfin une position proactive, en s’attachant à trouver des solutions alternatives à sa crise financière, nul doute que l’Algérie pourra non seulement éviter le scénario vénézuélien que ses adversaires lui brandissent au visage avec délectation, mais aussi se tracer une voie qui la sortira de cette dépendance mortelle à la rente pétrolière, d’autant plus qu’elle est en voie d’extinction, et offrir enfin à ses citoyens, à travers une croissance saine et durable, les conditions de vie décentes auxquelles ils aspirent, la sérénité de vivre dans un pays stable dirigé par un Etat à leur entier service. Un plan qui préservera, même en ces temps de crise, le caractère social de l’Etat, tout en proposant des alternatives pour sortir de la crise.
Horizons

La jeunesse au cœur du renouveau

L’Algérie nouvelle a célébré, comme l’exige cet événement historique, le 58e double anniversaire de l’Indépendance et de la Jeunesse, dans un climat d’apaisement et de fidélité aux principes et valeurs de la grande Révolution de Novembre porteuse des idéaux de liberté, de dignité et de progrès. Le retour des restes mortuaires des 24 résistants de la bataille de Zaâtcha, inhumés au carré des martyrs, a marqué de son empreinte indélébile un événement d’importance historique qui indique que rien de sérieux ne se fera sans la reconquête de la mémoire nationale, loin de la culture d’occultation des crimes coloniaux et du marchandage de certains lobbies revanchards. Au cœur du renouveau, la réappropriation de la mémoire nationale est le moteur des relations algéro-françaises «calmes et apaisées», voulues par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue français, Emmanuel Macron, disposé à faire avancer le dossier de la mémoire. «Aujourd’hui, c’est notre devoir d’immortaliser ce sacrifice», a affirmé le président de la République, lors de la cérémonie de mise en terre au cimetière El Alia, en présence de hauts responsables de l’Etat, de l’armée et des membres du gouvernement. C’est aussi une exigence citoyenne traduite par un engouement remarqué pendant la cérémonie de recueillement et d’enterrement au carré des martyrs d’El Alia. Le geste symbolique de remise des drapeaux qui enveloppaient les cercueils des résistants morts en héros aux jeunes des écoles des cadets a valeur d’exemple pour la génération montante forte des sacrifices de l’Algérie combattante et des attentes pour la construction d’une Algérie nouvelle, «souveraine, unie, sécurisée et prospère», évoquée par le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général de corps d’armée Saïd Chanegriha, aux côtés du peuple dans toutes les épreuves vécues par notre pays. «L’Algérie nouvelle ne se fera pas sans sa jeunesse», a lancé le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Elle en est le cœur battant qui a redonné vie à l’Etat national en danger de délitement, provoqué par deux décennies d’autoritarisme et de corruption. Elle reste le poumon de la bataille de développement, à l’aune des défis sécuritaires imposés par la pandémie de la Covid-19 et des bouleversements attendus du nouveau monde. Armée de patriotisme et d’un attachement sans faille à l’unité nationale, sacralisés par le hirak, cette jeunesse qui a fait preuve, en temps de pandémie, de ses capacités d’innovation est incontestablement un acteur principal du changement pour lequel la l’Algérie nouvelle est déterminée à tout mettre en œuvre pour permettre aux jeunes porteurs de projets de contribuer à la consolidation d’une économie forte et développée.
 Horizons

Elan sacrificiel

La célébration du 58e anniversaire de la fête de l’indépendance restera gravée dans les mémoires, marquée par le rapatriement des restes mortuaires de 24 chefs de la résistance populaire à l’invasion coloniale française, parmi lesquels Cheikh Bouziane, Chérif Boubaghla, Moussa El-Derkaoui, Si Mokhtar Ben Kouider Al-Titraoui et Mohamed Ben-Allel Ben Embarek, séquestrés plus d’un siècle et demi durant, avec bien d’autres dépouilles de résistants, dans les sombres tiroirs d’un musée parisien. Un hommage solennel leur a été rendu par le peuple algérien, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avant leur inhumation dans une ambiance empreinte d’émotion, hier matin, au carré des martyrs du cimetière El Alia. Si les martyrs de la révolution du 1er Novembre 54 sont toujours restés présents dans le quotidien de l’Algérie indépendante et leur mémoire constamment glorifiée, voilà que par un effet, dont seule l’Histoire a le secret, les Algériens redécouvrent, non plus dans quelque manuel d’histoire mais dans le réel, la matérialité de l’âpre résistance opposée par leurs ancêtres à la conquête de leur pays et le lourd sacrifice consenti pour combattre une soldatesque qui ne reculait devant aucune ignominie pour imposer son ordre de la terreur. Ces symboles témoignent aujourd’hui de cette barbarie génocidaire que d’aucuns tentent encore de faire passer pour une œuvre civilisatrice. Le retour de ces martyrs au pays qui les a vu naître et mourir, avant d’y trouver enfin leur dernière sépulture après un si long exil, reconnecte ainsi le combat libérateur de Novembre à l’élan sacrificiel des premiers héros de la résistance nationale tout en rappelant bien d’autres contentieux mémoriels, parmi lesquels le lourd dossier de la restitution des archives que la France refuse encore de consentir, dont le règlement définitif reste la seule clé pour envisager des relations apaisées entre les deux pays. La restitution des restes mortuaires des résistants algériens, après un long processus de négociation certes, est un signe positif dans ce sens et encourage à persévérer dans cette quête sacrée du recouvrement de la mémoire nationale.
Horizons

  • tebboune-investiture008
  • tebboune-investiture007
  • tebboune-investiture006
  • tebboune-investiture005
  • tebboune-investiture004
  • tebboune-investiture003
  • tebboune-investiture002
  • tebboune-investiture001
  • tebboune-investiture009
  •  tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture010
  • tebboune-investiture012
  • tebboune-investiture011

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

Parlement
La session ordinaire 2019-2020 des deux chambres du Parlement sera clôturée le 09-juillet  à partir de 10h30 à l’Assemblée populaire nationale.

 

Exposition  virtuelle
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Direction de la culture de Tizi Ouzou
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang

Sports Divers

Hebergement/Kdhosting : kdconcept