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Légalité et transparence

Au lendemain de la fin du délai de dépôt des candidatures, l’option de l’élection présidentielle se précise pour éviter le vide institutionnel et constitutionnel programmé, et combattre les forces qui œuvrent à faire perdurer la crise. Face aux agissements criminels des «têtes de la discorde» et aux «infiltrés» du mouvement citoyen, érigé en fonds de commerce tel qu’un palliatif de l’absence de toute représentativité, la solution légale se conçoit telle qu’une issue idoine pour concrétiser le choix libre et souverain du peuple aux antipodes des velléités de certains individus aux plans douteux. Ce sont ceux-là, a déclaré, hier, lors du deuxième jour de sa visite dans la 4e Région militaire à Ouargla, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, qui «utilisent ces manifestations tel qu’un portail pour scander leurs slogans et brandir leurs bannières, et une passerelle pour transmettre certaines revendications irrationnelles, telles que l’exigence du départ collectif de tous les cadres de l’Etat, sous le prétexte qu’ils représentent les symboles du système». Si la «solution constitutionnelle appropriée» participe à parer aux conséquences économiques et sociales désastreuses d’une impasse délibérément choisie, l’installation de la commission indépendante pour l’organisation et la supervision des élections reste «une étape principale». Mais il est tout aussi impérieux de veiller à la clarification et à l’encadrement du mouvement citoyen, squatté par les forces de l’ombre. «Il devient impératif de revoir la manière d’organiser ces manifestations et la nécessité de les encadrer par des personnes ayant un esprit nationaliste responsable et qui œuvrent à transmettre les revendications populaires dans le cadre d’un dialogue sérieux et constructif avec les institutions de l’Etat», a souligné le chef de l’état-major de l’ANP. Par devoir de transparence, la structuration du mouvement citoyen est inévitable pour combattre l’anarchie et permettre l’émergence de «vrais représentants qui se distinguent par leur sincérité et intégrité». Bien loin des thèses maximalistes opposées à toutes «les solutions possibles», l’exigence du dialogue, qui fait consensus, le rend incontournable pour préserver les fondements de l’Etat-nation et œuvrer efficacement à la naissance de la nouvelle Algérie dont les prémices se font jour dans la lutte contre la corruption considérée à juste titre telle «une revendication forte parmi les revendications populaires persistantes et légitimes».
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