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La voie du changement démocratique

Tout est prêt et assurément fin prêt pour l’élection présidentielle pour tourner définitivement la page du régime outrancièrement prédateur et ancrer les acquis du changement démocratique voulu par les citoyens et traduit par le démantèlement des «têtes de la discorde», la lutte contre la corruption et la fin de l’impunité. Le retour à la normalité institutionnelle, fondamentalement revendiqué par une large frange de la classe politique, de la société civile, des militants du hirak et des personnalités influentes, est l’aboutissement d’un processus de dialogue et de concertation qui a entériné les principales revendications du mouvement citoyen appelant à la mise en place d’une instance indépendante de surveillance des élections et la révision de la loi électorale. Il s’agit d’une «réponse claire et sans équivoque aux sceptiques», dira, dans son discours à la nation, le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. Le rendez-vous présidentiel, fixé pour le 12 décembre prochain, traduit la détermination de l’Etat à «aller de l’avant» dans la voie du changement démocratique. Au lendemain du plébiscite de l’ancien ministre de la Justice Mohamed Charfi à la tête de l’Autorité indépendante, la convocation du corps électoral constitue le «point de départ du processus de renouveau» qui nécessite une mobilisation de tous les instants pour concrétiser «la seule et unique solution démocratique viable» aux antipodes de la logique des quotas privilégiée par les tenants de la transition aussi coûteuse qu’incertaine. «Une solution à même de vous donner la parole pour choisir, librement et souverainement, la personnalité qui vous paraît la plus apte à mener le changement auquel vous aspirez et à mettre en place un nouveau système de gouvernance qui répond à vos aspirations pressentes», a affirmé le chef de l’Etat, donnant le tempo électoral. La compétition est totalement ouverte. Dans 40 jours au plus tard, suivant la publication du décret présidentiel portant convocation du corps électoral, conformément aux dispositions de l’article 140 de la loi organique portant régime électoral, les candidats à la magistrature suprême seront connus. Les gages de crédibilité et de transparence de l’urne sont également garantis par la neutralité de l’administration et des institutions de l’Etat remplacées par l’Autorité indépendante dotée d’une autonomie financière et administrative, et renfermant des compétences de différentes générations. C’est une expérience novatrice «unique en son genre en Algérie et dans le monde», a souligné Charfi, convaincu de l’engagement du chef de l’Etat à réunir les conditions idoines pour permettre un scrutin dans «une transparence totale et une régularité sans faille». Le temps du tripatouillage des urnes est révolu.
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