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Le devoir démocratique 

L’Algérie des urnes se prépare sereinement à l’épreuve présidentielle qui scellera définitivement la fin de la crise politique et lancera le chantier d’une réelle démocratie indissociable de la volonté populaire. Aujourd’hui, la révision exceptionnelle des listes électorales, qui s’étalera jusqu’au 6 octobre prochain, s’inscrit dans une volonté de «donner la parole au peuple», solennellement exprimée par le président de l’Autorité indépendance des élections, Mohamed Charfi, qui s’attelle à consolider le processus de transfert des prérogatives de l’administration aux démembrements au niveau des communes et des représentations diplomatiques. Cette exigence est le socle d’une démocratie en rupture avec l’ère de l’ingérence, de la fraude et de la «fabrication des Présidents» désormais révolue. Elle s’appuie indéniablement sur un arsenal juridique et réglementaire garantissant une compétition transparente, régulière et crédible. Il s’agit de l’Autorité indépendante engagée dans la surveillance du processus électoral dans toutes ses phases, jusqu’à la proclamation des résultats définitifs du scrutin, et de la refonte de la loi électorale aux critères bien définis pour empêcher les candidatures fantaisistes. Toutes les conditions sont «propices» pour amorcer, dans «un climat de transparence et de confiance», le virage présidentiel décisif. Une présidentielle à laquelle concourent d’ores et déjà, 14 postulants dont des leaders de parti et des indépendants, en attendant la confirmation d’autres candidatures à l’issue des conclaves des états-majors des partis, prévus ce week-end. Le début du retrait des formulaires de signatures a lancé la machine électorale. «La majorité écrasante du peuple algérien veut, en effet, sortir le plus vite possible de la situation actuelle et espère la tenue de la présidentielle dans les délais impartis», a affirmé jeudi dernier à Tamanrasset le général de corps d’armée, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, convaincu que «le peuple des défis saura déjouer les plans des comploteurs et des sceptiques». Le «devoir national», porteur d’un engagement résolu de l’Armée nationale populaire, appelle au sursaut démocratique pour faire du rendez-vous du 12 décembre «le point de départ du processus de renouveau».
Horizons