L'éditorial
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Lundi 25 Mai 2020
Journal Electronique

Vers un nouvel ordre médiatique

La liberté de la presse est indissociable de la lutte contre «le virus de l’info» qui, plus que le Covid-19, tue. Le constat est assourdissant. Il ne laisse subsister aucun doute sur la capacité de nuisance du virus médiatique qui s’attaque à la capacité immunitaire de la société en danger viral. «Nous sommes, donc, devant quelque chose de plus grave qu’un état d’urgence sanitaire», a affirmé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Amar Belhimer, dans un entretien accordé à la télévision publique, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. La virulence est attestée par la propagation vertigineuse de fake news qui, selon un rapport portant sur les tendances mondiales 2020, est véhiculée par près de 42% des 170 millions de tweets produits par des robots et un large réseau de désinformation. Il est donc primordial de rétablir le droit du citoyen à une information fiable et transparente, qui, au-delà des exigences d’une conjoncture sanitaire difficile, reste la vocation du métier de l’information. L’état actuel du paysage médiatique est le fait d’un piratage en règle imposé par la prévalence des chaînes privées de non-droit (6 accréditées sur une cinquantaine d’entre elles), la désorganisation de la presse électronique (84 déclarées auprès du ministère de la Communication sur 150), et l’intrusion des «forces extraprofessionnelles» parasitaires. L’urgence d’une «réformé globale» est une nécessité impérieuse pour redonner vie à la profession menacée dans ses fondements et ses acquis arrachés de haute lutte. Elle participe, dans un climat de dialogue «inclusif et participatif», à concilier la liberté avec la responsabilité. Les chantiers de la relance garantissent le droit à l’information dans un cadre pluraliste, participent à la moralisation de la pratique journalistique et combat la discrimination et le discours de la haine. Une réorganisation en profondeur de la presse écrite, électronique et des chaînes de télévision désormais soumises au droit algérien, la régulation de la publicité publique indispensable à la survie des entreprises et l’interdiction du financement incompatible avec la souveraineté nationale et l’indépendance dont se prévaut une certaine presse sont les jalons du nouveau paysage de la nouvelle République soucieuse de défendre et de protéger la liberté d’expression qui n’a pour d’autre limite que la loi et le respect de l’éthique et de la déontologie.
Horizons

L’esprit de Bandung, annonciateur de l’émergence d’un acteur international représentatif dans la majorité issue du combat des peuples opprimés pour l’indépendance et le droit au développement, renaît de ses cendres. Face à une pandémie qui a dessiné les contours d’un nouveau monde libéré de l’emprise totalitaire de la mondialisation aussi impitoyable qu’injuste, le Mouvement des non-alignés renoue avec les principes fondateurs de solidarité et de coopération dictés par le destin commun. Plus que jamais, l’héritage des pères fondateurs interpelle sur l’urgence d’une action collective pour faire face aux retombées de la crise économique et financière comme alternative à l’unilatéralisme d’un Occident coupable du crime de non-assistance aux victimes du chaos destructeur en Libye et en Syrie et du génocide colonial perpétré en Palestine et au Sahara occidental. La dynamique unitaire sur le modèle de la coopération algéro-chinoise et algéro-cubaine, effective en temps de crise, s’impose. «L’occasion m’est offerte pour rappeler l’un des principes élémentaires de notre Mouvement, à savoir la consolidation des intérêts communs et de la coopération basée sur des relations multilatérales en tant que socle nous aidant à atteindre les objectifs fixés par les pères fondateurs issus de l’esprit de la charte des Nations unies et des principes de Bandung, appuyés par les Objectifs du programme de développement durable», a affirmé le président de la République dans son allocution prononcée au Sommet virtuel des Non-Alignés tenu en Azerbaïdjan. L’esprit de Bandung nécessite le renforcement d’un front uni pour lutter efficacement contre la pandémie et «donner une chance» à tous les acteurs. A cet effet, Abdelmadjid Tebboune a interpellé le Conseil de sécurité pour adopter dans les plus brefs délais une résolution appelant à l’arrêt immédiat de toutes les hostilités, particulièrement en Libye, en Palestine et au Sahara occidental, tout en revendiquant l’accès équitable au traitement et à tout vaccin, découverts à l’avenir, à tous les pays, notamment africains. L’Algérie, en leader africain et arabe du développement humain et dont la Constitution consacre un tiers des revenus du pays à la santé publique, s’est engagée précocement dans la lutte contre la pandémie. Face à cette épreuve, la communauté internationale et, plus particulièrement, les pays non-alignés sont tenus de remporter la bataille cruciale de l’unité et de la solidarité.
 Horizons

Priorité aux droits sociaux et à la croissance

La loi de finances complémentaire (LFC) n’a pas dérogé aux valeurs fondatrices de la nouvelle République porteuse des idéaux de justice sociale et des aspirations au changement radical unanimement revendiqué. Longtemps marginalisée et victime du régime oligarchique qui a ruiné les chances d’un développement économique et humain harmonieux, la classe moyenne et vulnérable reprend espoir, à la faveur des engagements réitérés à maintes reprises par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. En dépit de la crise financière et sanitaire qui impacte lourdement les recettes de l’Etat, appelé à réduire de moitié son budget, un intérêt particulier a été accordé aux faibles revenus qui connaîtront une augmentation de 2.000 DA du salaire national minimum garanti (SNMG) et une exonération des impôts sur le revenu global (IRG) pour la catégorie des travailleurs percevant 30.000 DA et moins. Telles sont les principales mesures de l’avant-projet de la LFC, qui sera débattu pendant cette semaine pour enrichir les questions à l’ordre du jour, notamment sur le secteur de l’éducation, la mise en place d’un système numérique et le développement de l’agriculture saharienne. Forte de ses promesses de changement concrétisées, la nouvelle République met résolument le cap vers une «économie forte et moderne», en rupture avec la dépendance pétrolière et attachée à relever le défi de la croissance à un taux élevé, comme l’a souligné le président de la République lors de son intervention avec les médias nationaux. L’Etat a les moyens de ses ambitions, sans recourir ni à l’endettement extérieur ni à la planche à billets. Les ressources minières et nationales inexploitées, le développement des énergies solaire et éolienne, la maîtrise des technologies nouvelles et la valorisation de l’agriculture saharienne constituent un atout non négligeable dans un marché attractif. Dans cette dynamique, le choix stratégique du numérique est favorisé pour jeter les bases d’une gestion cohérente et transparente des activités économiques. Il s’agit d’un bond dans la bonne direction, estime le président Tebboune, qui a appelé à sa généralisation pour combattre la bureaucratie tentaculaire et instaurer la transparence dans la gestion.
Horizons

Les faussaires de la liberté d’expression

Le combat contre les forces de l’ombre, peuplant le monde de la communication et de l’information, est vital pour déloger les faussaires de la liberté d’expression. Sous le couvert des valeurs démocratiques et humanitaires, la campagne de déstabilisation permanente est lancée contre l’Etat national débarrassé de la barbarie coloniale et victorieux de l’épreuve terroriste révélatrice de la manipulation des tenants de l’ingérence ouvertement proclamée et érigée en ligne de conduite stratégique. Il faut le dire de la façon la plus claire pour jeter la lumière, toute la lumière, sur le néocolonialisme à visage démocratique représentatif d’une élite politique et médiatique maladivement nostalgique de l’Eden perdu. Le cas symptomatique de Reporters sans frontières du non moins personnage caverneux, fils et petit-fils de colons officiant désormais en maire de l’extrême droite dans la commune de Béziers, illustre non seulement la haine des revanchards historiques, mais également le degré de collusion des responsables d’une certaine presse dite indépendante tenue en laisse par les visas de la conjuration. Faut-il rappeler l’épisode honteux du tapis rouge déployé à ce triste sire par les patrons de 5 journaux privés, au moment fort du combat républicain contre le terrorisme voué aux gémonies par RSF et compagnie ? Il n’est donc pas étonnant que cet instrument d’influence français, au service d’officines occultes et de la promotion du projet chaotique du fameux «printemps arabe», s’invente une nouvelle mission sous le label de la défense du «journalisme indépendant» pour couvrir les forfaits de son correspondant local arrêté pour des raisons autres que professionnelles. Il est temps de libérer la communication des pressions tutélaires de certaines chancelleries opérant à bourse déliée. L’assainissement est de rigueur. «Les financements étrangers de la presse nationale sont strictement interdits quelle que soient leur nature et leur provenance», a martelé le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, rappelant la nécessité de justifier les fonds investis et le caractère exclusivement national du capital social.
Le dossier est sur la table. Tout aussi important et décisif est le combat contre l’«épidémie des fausses nouvelles», interface du monde interlope des fake news. Une législation «sans zone d’ombre, criminalisant la diffusion et la propagation des fausses nouvelles».
Horizons

Les urgences de la nouvelle République

L’équation est délicate. Dans cette conjoncture impactée par la crise sanitaire et économique, l’Algérie s’emploie avec le maximum de chances de réussite de concilier les impératifs sanitaires avec les exigences de la relance économique. Dans une démarche pragmatique, adaptée aux réalités nationales, la stratégie d’endiguement a permis une décrue perceptible dans l’allégement du confinement. Il est donc hors de question de remettre en cause les progrès enregistrés, grâce aux sacrifices du corps médical et à l’élan de solidarité nationale, a affirmé le président de la République lors de la rencontre avec des médias nationaux, plaçant la vie des citoyens au-dessus de toute considération. Il a menacé les récalcitrants de procéder à la fermeture des commerces récemment autorisés à rouvrir, en réitérant l’engagement de soutenir les commerçants, les industriels, les artisans et les journaliers impactés par la crise. La vie continue pour les milliers de lycéens et d’écoliers rassurés sur le maintien du bac et débarrassés du spectre de l’année blanche. Bien que freinée dans son envol, la nouvelle République s’engage à relancer au plus vite les chantiers des réformes politiques et de la croissance. Considéré comme un pilier de la refonte de l’Etat, le projet de révision constitutionnelle sera remis à la classe politique, aux médias et à la société civile, dès la semaine prochaine, pour «éviter de perdre du temps». En même temps, a indiqué le président de la République, la révision de la loi électorale connaît un état d’avancement appréciable. Dans cette dynamique de changement, le rôle fondamental de la société civile, reconnue comme un acteur d’utilité publique et soutenue financièrement par l’Etat, et la défense de la liberté d’expression dans le respect de la loi et des principes universels de déontologie sont des exigences de la nouvelle République attachée aux vertus du dialogue national matérialisé par la participation, pour la première fois, des responsables de la presse privée à la rencontre avec le chef de l’Etat. Il n’y a donc pas lieu de perdre inutilement du temps pour assurer le redémarrage de la machine économique. L’Algérie a les moyens humains, matériels et financiers pour renouer, dans 2 ans, avec un taux élevé de croissance, soutient le Président, sans recourir ni à l’endettement extérieur ni au financement non conventionnel. Les énormes potentialités minières non exploitées et les promesses de l’agriculture notamment saharienne autorisent tous les espoirs.
Horizons

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Sciences et Technologies

    • Google ouvre son application de conférences vidéo au grand public

      Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite de la plateforme de conférences vidéo, Google Meet, destinée au grand public.

      L'application va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une "identité Google", que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

      Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations qui utilisent G-Suite, la gamme de logiciels de Google (avec les emails, le calendrier, le partage de documents, etc).

L'agenda

APN
L’Assemblée populaire nationale (APN) entamera, le  26 mai , les séances consacrées au débat du projet de loi de finances complémentaire.

 

Assurance et finance islamique 

Sous le patronage du Haut-Conseil islamique, la 2e édition du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.

 

Salon Impex2020
Le Salon Import-export inter-africain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Djazagro
Le Salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins Maritimes d’Alger.

Culture
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. La date limite de dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prorogée.

Algérie Télécom
Algérie Télécom a lancé le 27 mars dernier le service de demande de lignes téléphoniques et celui de la signalisation des dérangements via son site web www.algérietelecom.dz .Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre via le courrier électronique les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements sur le site web sans déplacement.

 

 

 

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

Football

Sports Divers

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