L'éditorial
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Mardi 22 Octobre 2019
Journal Electronique

Laisser s’exprimer la voie des urnes

A mesure que se rapproche l’échéance du 12 décembre, chacun y va de sa petite conception sur les voies et moyens de sortir le pays des méandres des risques de l’inconstitutionnalité. C’est de bonne guerre pour un pays où la population a toujours réclamé son droit à la parole et à la participation à la décision dans les affaires de la cité. Au-delà des divergences idéologiques et politiques, somme toute naturelles et vitales dans un exercice politique démocratique, le propos est de se concentrer sur l’utilisation de l’urne comme mode d’expression de choix politique sur une personnalité, un programme politique susceptible de mettre le pays à l’abri et de permettre le parachèvement des aspirations et revendications portées par la majorité des citoyens. L’usage de la rue pour exprimer des revendications légitimes dans le calme et la sérénité est un acte hautement significatif, une leçon de civisme et de maturité des citoyens algériens bien appréciée par l’opinion internationale, mais également par les institutions et les pouvoirs publics nationaux. L’institution militaire à leur tête qui a juré de protéger et d’accompagner ce mouvement populaire jusqu’à la réalisation de toutes ses revendications. Organiser une élection présidentielle comme voie de sortie de crise serait-il synonyme d’une quelconque remise en cause de ces revendications ? Le débat sur les échéances de cette présidentielle ainsi que sur les modalités de son organisation et de son déroulement ne doit pas occulter les enjeux essentiels de ce rendez-vous important. Maintenant que les institutions de l’Etat ont passé le témoin à une instance indépendante, que l’institution militaire réitère sa position équidistante de tous les candidats, l’élection présidentielle du 12 décembre prochain doit offrir cette chance aux Algériens d’amorcer un nouveau départ. Le nombre important de postulants à la candidature ainsi que les appels à certaines personnalités nationales pour s’impliquer sont autant d’indices créditant l’idée que c’est une chance à ne pas rater.
 Horizons

Le choix incontournable des urnes

Une poignée d’aventuriers, mus par la volonté de semer le chaos, veut empêcher le déroulement du processus électoral. Ce déni démocratique et légal, jamais vécu dans le monde entier, révèle le visage réel des alliés de la bande démasquée dont ils sont indéniablement les relais de la conjuration désormais inscrite dans l’agenda des puissances étrangères prônant ouvertement l’ingérence. Pour ubuesque qu’il soit, le scénario du pire traduit le refus de la volonté populaire et la persistance de la logique d’obstruction clairement affichée depuis le déclenchement de la crise. Il est peut-être perçu, à juste titre d’ailleurs, comme une forme de désobéissance qui n’a trouvé aucun écho dans la société. Les tenants du nihilisme tentent ainsi de faire barrage à l’Autorité nationale indépendante des élections, conçue pour garantir la neutralité de l’administration et la transparence du scrutin. En ce sens, les présidents d’APC ne disposent d’aucune prérogative réglementaire dans le déroulement du processus électoral. L’administration est également tenue de se mettre au service de l’autorité indépendante. Dans une instruction adressée aux membres du gouvernement, au commandement de la Gendarmerie nationale, au directeur général de la Sûreté nationale, aux walis et walis délégués et aux présidents d’APC, le Premier ministre, Noureddine Bedoui, a appelé à répondre «d’une manière diligente à toutes les sollicitations émanant de l’Anie», de mettre à sa disposition «l’ensemble des moyens humains et matériels» et de fournir «toute information ou documentation» nécessaires à l’accomplissement de sa mission, tout en mettant en garde contre l’utilisation des biens et moyens de l’Etat par quelque parti ou candidat. Un plan de sécurisation des sièges de l’Anie et de ses démembrements locaux ainsi que des centres et des bureaux de vote a été prescrit pour permettre le déroulement du processus électoral dans des conditions de «transparence, de crédibilité et de régularité». Toutes les assurances ont été données par le haut commandement de l’Armée nationale populaire pour permettre l’exercice du droit électoral légal du citoyen dans un climat de sérénité et dans des conditions sécuritaires idoines.
 Horizons

La bataille démocratique 

Le défi de la présidentielle sera bel et bien remporté. Il sera relevé dignement, pacifiquement et démocratiquement par le peuple algérien aux traditions de lutte et de résistance historiquement établies par la Révolution de Novembre et le combat républicain contre l’agression terroriste qui a permis la pérennisation de l’Etat-nation, aujourd’hui menacé par les agissements d’un régime coupable de dilapidation des richesses nationales et d’une gouvernance clanique et despotique. La bataille patriotique et démocratique de la présidentielle s’inscrit dans le sursaut populaire du 22 février, revendiquant un changement radical du système en faillite accélérée. Elle consacre une rupture fondamentale avec l’ère des présidents désignés, la logique des quotas octroyés à une classe politique disqualifiée par le hirak et la fraude électorale, au mépris du suffrage universel. «Seul le peuple plébiscitera le prochain Président à travers les urnes», a affirmé le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, à Oran, assurant que l’Armée nationale populaire ne soutient aucun candidat. Une neutralité à même de garantir le libre choix du peuple consacré par la mise en place d’une Autorité indépendante d’organisation des élections et l’engagement de l’ANP à accompagner et sécuriser le processus électoral. L’enjeu est décisif. Il s’agit d’abord d’une affaire interne qui ne concerne que les Algériens, appelés à faire front aux velléités des parties étrangères, à leurs sous-traitants et leurs relais ligués pour «entraver cette fête électorale prometteuse et cruciale». La provocation outrancière de l’eurodéputée belge, présidente de la sous-commission des droits de l’homme au Parlement, sourde à la répression des Gilets jaunes et du mouvement du Rif, est la manifestation d’une ingérence flagrante significative de la volonté d’imposer des «diktats étrangers» en soutien au diktat de la minorité. Certes, l’Union européenne a clairement affirmé son attachement à «une issue démocratique et pacifique dans un esprit de dialogue», mais le devoir de vigilance est de mise. «J’ai souligné à maintes reprises qu’il y a des parties étrangères hostiles qui complotent contre l’Algérie et qui tentent de s’immiscer dans ses affaires internes avec une complicité flagrante de la bande, à l’intérieur, que nous mettons en garde de jouer avec le feu», a souligné le chef d’état-major de l’ANP, précisant disposer de «données qui confirment l’implication de ces traîtres».
 Horizons

L’échéance de tous les espoirs

L’Algérie se dirige résolument vers l’organisation d’une élection présidentielle le 12 décembre prochain, prélude au dépassement de l’impasse politique née des turpitudes de l’ancien régime, renversé par le tsunami du mouvement du 22 février avec l’appui d’une institution militaire qui s’est engagée à l’accompagner pour extirper à la racine les ramifications de la «bande». Elle a d’abord réussi à franchir le préalable de la mise en place d’une autorité indépendante chargée de d’organiser le processus électoral, incontournable pour garantir sa transparence, une revendication exigée par les formations politiques et l’ensemble des Algériens pour accorder la légitimité nécessaire au Président élu de présider aux destinées du pays. Elle s’attelle présentement à mener à son terme l’opération de révision exceptionnelle des listes électorales, fichier sur lequel pesaient de fortes présomptions de corruption, tandis que les candidats à la magistrature suprême se pressent sur le perron de l’institution présidée par Mohamed Charfi pour retirer les formulaires et se lancer aussitôt dans la chasse aux signatures exigées pour la validation de leurs dossiers de candidature. L’institution militaire, par la voix du général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, a averti qu’elle n’adoubait personne et annonçait dans la foulée que des instructions ont été données à tous les services de sécurité pour assurer un climat serein le jour du vote et permettre ainsi aux citoyens d’exprimer leurs intentions sans contraintes. Faisant écho à cet engagement, le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a exprimé la détermination et l’engagement des institutions de l’Etat à protéger le scrutin présidentiel et garantir sa transparence et sa régularité, au regard de l’importance que revêt cette échéance pour l’avenir du pays. Saluant tous ceux qui «ont saisi l’importance de la prochaine élection dans la préservation du pays des méandres de la dispersion et de la fausse appréciation», il a déclaré que la prochaine élection constitue le prolongement de la démarche du hirak populaire et s’inscrit dans le cadre des «droits élémentaires» des citoyens.
 Horizons

une certitude de plus en plus franche

Le doute qui pesait sur l’organisation d’une élection présidentielle en décembre prochain s’est graduellement dissipé pour laisser place à une certitude de plus en plus franche, qu’expriment non seulement la multitude de postulants à cette joute, parmi lesquels des figures familières de la scène politique nationale, mais également une frange de citoyens de plus en plus large qui, en affluant dans les bureaux d’inscription pour se porter sur les listes électorales, affichent ainsi leur conviction de la nécessité de passer par un scrutin dans les plus brefs délais pour espérer entrevoir une sortie de la crise que traverse l’Algérie. C’est le nouveau développement de la situation que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), en visite à la 2e Région militaire à Oran, a voulu souligner en saluant, dans son allocution prononcée devant les cadres des forces navales, tous les citoyens, notamment les jeunes, qui «sont conscients de l’enjeu de ce rendez-vous électoral et son extrême importance pour l’Algérie et son peuple», estimant que pour le peuple algérien, la tenue de la présidentielle du 12 décembre prochain est une «évidence». S’il est indéniable que depuis la tentative avortée d’organiser un scrutin le 4 juillet passé, une certaine décantation en faveur d’une solution par les élections s’est opérée, il est tout aussi irréfutable que la force du mouvement citoyen n’a pas été prise en défaut après 32 semaines de manifestations pour faire aboutir sa revendication principale, la refonte profonde du système politique national. Aussi, est-il légitime de se poser la question de la capacité des futurs candidats à se faire élire convenablement. Le vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP a indiqué, d’une part, que toutes les conditions sécuritaires seront réunies pour que le citoyen puisse voter dans la sérénité, et surtout, d’autre part, que l’institution militaire ne soutient aucun candidat et que cette idée relève d’une «propagande» dont «le but est de perturber cette importante échéance électorale». «A cet effet, nous affirmons que seul le peuple plébiscitera le prochain Président à travers les urnes et que l’Armée nationale populaire ne soutient personne.» Dans ce cas, les candidats se sentiront bien seuls et certains très malheureux.
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 Ministères du Travail et de la Justice

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam, présidera, en présence du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, le 22 octobre à 9h au centre familial de Ben Aknoun, une journée d’étude nationale sur le contentieux en matière de sécurité sociale.

Ministère de l’Agriculture
Dans le cadre du programme national de reboisement, la Direction générale des Forêts, le complexe d’ingénierie rurale, le Bureau national des études du développement rural et l’Institut national de recherche forestière organiseront, les 21 et 22 octobre, des portes ouvertes au profit des journalistes.

 

Ministère des Moudjahidine
Le ministre des moudjahidine, Tayeb Zitouni, présidera, le 22 octobre, une conférence à l’occasion de la Journée nationale de la presse.

Ministère de la Formation professionnelle
Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Dada Moussa Belkhir, effectuera le 22 octobre, une visite de travail dans la wilaya de Tipasa.

Ministère du Tourisme
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, présidera,  le 22 octobre, à 9h, à l’Ecole nationale supérieure du tourisme, la cérémonie d’ouverture officielle de la nouvelle année scolaire 2019-2020 des établissements de formation relevant du secteur du tourisme.

 

Opéra d’Alger 

L’Opéra d’Alger lancera un nouvel espace baptisé «Café de l’Opéra» qui sera inauguré par l’écrivain et romancier Waciny Laâredj le 26 octobre à 17h.

 

 Office des parcs sportifs
Sous le patronage du wali d’Alger, l’Office national des parcs sportifs et d’attraction organise du 17 au 19 octobre à 9h, un concours national hippique de saut d’obstacles au club hippique du Caroubier (Alger).

Musée national du moudjahid
Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de la presse, le Musée organisera, le 22 octobre à 14h, une conférence historique.

ANVEREDET
Le Polytechnic Innovation Center PIC de l’Ecole nationale polytechnique (ENP) d’Alger, en collaboration avec l’Anverdet, organisera, du 21 au 24 octobre à l’ENP d’Alger, un atelier sur la négociation des contrats de licences de brevets académiques assuré dans le cadre du programme Team du CLDS-USA pour les laboratoires de recherche universitaire.

 

Opéra d’Alger 

L’Opéra d’Alger lancera un nouvel espace baptisé «Café de l’Opéra». Pour l’inauguration, l’écrivain et romancier Wacini Laâredj animera, le 26 octobre à 17h à cette occasion, une conférence sous le thème  «L’Opéra et la musique dans ses œuvres, entre nécessité et besoin».

 

Boutique La Miellée
La boutique «La Miellée» de Dély Ibrahim organisera, le 26 octobre prochain, à partir de 10h, une journée de dégustation de miel. 14 variétés seront proposées au public.

Institut Cervantès
L’Institut Cervantès d’Alger accueillera, le 28 octobre prochain, à 19h, un concert de musique andalouse de Lamia Aït-Amara.

Conseil de la concurrence

Le Conseil de la concurrence organise, avec l’appui de la CNUCED, le 28 octobre à l’hôtel Sofitel (Alger), à 8h30, une journée d’étude sur «la problématique de la concurrence dans le contexte de l’économie numérique».

 

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