L'éditorial
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Vendredi 20 Septembre 2019
Journal Electronique

Primauté de la voie constitutionnelle 

Il faudra en convenir. Patience et sagesse constituent la clé de la sortie de crise et de la refondation de l’Algérie nouvelle en rupture totale avec la bande démantelée, coupable de dérives dictatoriales et mafieuses, néanmoins contrariée par des survivances étroitement liées à la logique prédatrice et aux pratiques antidémocratiques de cooptation clairement exprimées par la hantise de l’urne et le choix de la transition négociée. Aux antipodes de l’intérêt suprême de la nation, les agissements tout aussi criminels de cette minorité, enrobée d’appellations pompeuses et usant de diktat, entendent imposer un agenda qui ignore la voie constitutionnelle et instrumentalise la nébuleuse du hirak. L’autre face de la conjuration, adossée aux «têtes de la discorde» démasquées, sévit par la surenchère, l’anathème et la chasse aux voix discordantes qui n’épargne ni les membres de l’Instance de médiation ni le futur Président élu. A Oran, où il a effectué une visite d’inspection, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a sévèrement mis en garde les «parties qui commencent à être démasquées» qui seront dévoilées «en temps opportun». Ce sont ceux-là qui s’agitent pour contrarier le processus de dialogue et lancer une transition périlleuse qui satisfait «leurs intérêts étroits et ceux de leurs maîtres». La sortie du chef d’état-major de l’ANP valide «la primauté de la légitimité constitutionnelle», qui favorise la tenue d’une élection présidentielle transparente dans les plus brefs délais, et l’installation, en toute urgence, de l’instance nationale indépendante pour la préparation «dans les semaines à venir», l’organisation et la surveillance des élections. Le temps est compté. «Cette phase cruciale que l’Algérie traverse requiert de la sagesse, de la patience et de la clairvoyance, une phase dans laquelle l’Armée nationale populaire a fait le serment d’accompagner le peuple, les institutions de l’Etat et le processus de dialogue, selon une approche bien étudiée, confirmant à chaque fois ses positions immuables envers la nation et le peuple, et mettant en garde contre toute atteinte aux intérêts suprêmes de la nation qui ne peuvent en aucun cas faire l’objet de surenchère», a affirmé Gaïd-Salah. Voici venir le temps d’un «dialogue rationnel, sincère et sérieux» de plus en plus soutenu par la majorité du peuple algérien, de la classe politique et de la société civile. L’esprit d’engagement patriotique reste à souligner, car, en cette conjoncture difficile que traverse l’Algérie immunisée par des épreuves historiques, l’histoire retiendra les efforts colossaux des personnalités engagées dans l’instance de médiation.
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Le temps du consensus 

L’idée d’un consensus, tributaire de concessions réciproques, fait son chemin. Au-delà des divergences, la société civile se veut un instrument idoine de convergence de «toutes les initiatives, sans exception», pour dégager rapidement une «solution consensuelle» pour sortir de la crise politique. Elle entend ainsi œuvrer au rapprochement des points de vue de tous les acteurs, en réussissant le tour de force de rassembler autour de la même table les représentants des deux pôles de l’opposition aux feuilles de route diamétralement opposées. A la première rencontre de concertation des Dynamiques civiles, regroupant des partis politiques et des personnalités nationales, la prise de conscience de l’urgence d’un dialogue et de l’unification de tous les efforts est de plus en plus nette. Elle est dictée par «l’impératif d’aller de l’avant pour le règlement de la crise que traverse le pays», a souligné le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique et coordinateur national de la Confédération des syndicats autonomes, Lyès Merabet, appelant les étudiants et les jeunes à structurer le hirak pour rejoindre le dialogue. Cette dynamique accompagne la démarche consensuelle de l’Instance de médiation allant à la rencontre des jeunes du hirak, des syndicalistes, des représentants de la société civile, des compétences, des personnalités nationales et des partis politiques. Des chefs de file de l’opposition ont exprimé leur conviction que seul le dialogue, en tant que vertu civilisationnelle, et une présidentielle dans les meilleurs délais constituent une issue à moindre coût à la crise aux conséquences économiques et sociales douloureuses, nonobstant la nécessité de favoriser le retour à un climat apaisé. Le processus de dialogue s’intensifie et s’enrichit donc de feuilles de route multiples, appelées à constituer le socle de la «solution consensuelle» pour une refondation démocratique de l’Algérie nouvelle.
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Ce dialogue qui dérange

Le processus de dialogue, aux assises de plus en plus fortes, vient à déranger les reliques de la bande mafieuse et les infiltrés du hirak hantés par la perte d’un instrument de pression et d’un fonds de commerce inespéré. Il dérange effectivement les reliques d’une minorité, installée dans une logique aventurière de nihilisme sans limite, et des militants de la 25e heure du hirakisme qu’ils ont rejoints en coordonnateur de la campagne électorale d’un candidat à la présidentielle avortée du 18 avril 2019. Cette caste d’infiltrés, reconvertie en porte-voix du hirak domestiqué, souffre objectivement de la perte de crédibilité qui frappe tout aussi bien les apôtres du vide institutionnel et constitutionnel usant de diktat et préférant les dividendes de la cooptation aux vertus du libre choix du peuple de son destin à travers les urnes du changement démocratique. Le diktat a également sévi à l’encontre d’un membre du panel accusé de «trahison» et forcé à la démission et contre toutes les voix contraires. La culture de l’anathème et de l’excommunication a particulièrement ciblé le président de l’instance de médiation et de dialogue, victime d’une campagne odieuse qui n’a pas épargné sa vie privée. Le dialogue inclusif et sans exclusion se poursuit inexorablement pour promouvoir un débat démocratique associant la classe politique, l’intelligentsia et la société civile. Les rencontres entre l’instance de médiation et des militants du hirak de différentes wilayas, des représentants d’un syndicat d’étudiants, des personnalités nationales et des leaders politiques confortent cette démarche consensuelle. Des leaders de l’opposition que l’on peut soupçonner d’opportunisme pour avoir dit haut et fort leur refus du 5e mandat, à l’image du président de Talaie El Hourriyet et de Jil El Djadid, ont plaidé l’urgence d’un dialogue consensuel «porteur de solutions» et de l’élection présidentielle considérée comme «la voie la plus réaliste, la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse».

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Mesures concrètes

En attendant l’issue à la crise que connaît le pays, le gouvernement en place doit, de par les missions constitutionnelles qui lui sont dévolues, poursuivre la gestion des affaires du pays dans un contexte socioéconomique marqué, d’une part, par une crise financière nécessitant la prise de décisions adéquates et des solutions concrètes aux fins de maintenir les équilibres macroéconomiques, et, de l’autre, préparer l’environnement idoine pour la réussite de la rentrée sociale, scolaire et universitaire. Mercredi dernier, le Conseil de gouvernement a passé en revue ces dossiers importants et en est sorti avec une feuille de route sur la base de l’évaluation de l’état d’avancement des préparatifs de la rentrée sociale et des mécanismes préconisés pour endiguer le déficit de la balance des paiements, dans la perspective d’optimiser au maximum le recours aux réserves de change. Il y a été notamment relevé la consolidation de la carte nationale pédagogique avec la réception et la mise en service de dizaines d’établissements, tous paliers confondus. Ainsi, 656 nouvelles structures dans le secteur de l’éducation seront opérationnelles dès la rentrée, soit 426 écoles primaires, 137 collèges et 93 lycées, avec en perspective la réception de 161 établissements avant le terme de cette année. Idem pour les secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle qui verront leurs bases infrastructurelles renforcées. L’impact de ces programmes, qualifiés d’exceptionnels, est significatif à plus d’un titre, dès lors qu’en plus de la nature de leur répartition sous-tendant la réduction des déséquilibres constatés sur la carte pédagogique, leur entrée en service permettra de diminuer la surcharge des classes dont souffrent certaines régions du pays. Sur le plan économique, le gouvernement a fait de la rationalisation des dépenses une priorité. Une urgence face à laquelle un ensemble de leviers et de mesures a été mis en place pour réduire le déficit de la balance des paiements et partant préserver les réserves de change. L’heure est, en effet, à l’action et les décisions prises lors de la réunion du gouvernement ne tolèrent aucune tergiversation, surtout lorsqu’il s’agit de booster l’élan visant à éviter au pays les contrecoups de la crise financière. Privilégier et renforcer l’outil national chargé de l’acheminement des importations de produits à large consommation et l’accroissement des capacités nationales de stockage, notamment des céréales, constituent, entre autres, les mesures concrètes prises à même de réduire significativement les coûts des importations. La rentrée sociale et la santé financière du pays sont deux défis que le gouvernement de Bedoui prend à bras-le-corps. Elles sont même une mission prioritaire.


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La parole aux jeunes

Des jeunes du hirak de diverses wilayas du pays, reçus par l’instance de médiation, s’engagent résolument dans la voie du dialogue ouvert à toutes les composantes de la société, aux personnalités nationales et à la classe politique. La démarche consensuelle se renforce et tire sa légitimité d’une représentation plurielle qui lève le voile sur le hirak privé délibérément de toute représentativité pour servir l’agenda d’une minorité tutélaire rêvant du chaos institutionnel. Les sans-voix de l’Algérie profonde retrouvent les vertus d’une expression libre de toutes les chapelles disqualifiées, faut-il le rappeler, par les animateurs du hirak transpartisan dégageant, à Oran, un responsable d’un parti de l’opposition prenant la tête de la marche pacifique. Un sort réservé déjà à tous les responsables de parti en quête de crédibilité ou, tout au moins, de redéploiement. La parole est donc aux hirakistes de la base en alternative au démantèlement du régime finissant et à la faillite des partis, toutes tendances confondues, impuissants à empêcher la dérive dictatoriale et prédatrice. Cette ouverture à «toutes les franges de la société», proclamée par le coordonnateur de l’instance de médiation, Karim Younès, consacre la réalité du terrain qui réhabilite le droit à la parole confisquée, politiquement et idéologiquement, du hirak et des larges couches de la société longtemps marginalisées. C’est pourquoi le déploiement de l’instance de médiation dans toutes les wilayas traduit cette volonté de donner une chance à tous les acteurs appelés à exprimer leurs visions du changement en faveur de la nouvelle Algérie en construction. Des rencontres ont, à cet effet, eu lieu avec les dirigeants du Front El-Moustakbal et de Talaie El Hourriyet qui ont soutenu l’urgence d’un dialogue sans exclusive pour la tenue d’une présidentielle tributaire de mesures d’apaisement. Cette démarche a été également défendue par le conseil du cheikh Ba Abderrahmane El-Kourthi, représentant la haute-instance des notables de la vallée du M’zab, acquis au «processus de dialogue tel qu’un cadre civilisationnel pour sortir de la crise». La démarche consensuelle prend de l’épaisseur.
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Culture

Histoire

    • Histoire et patrimoine:Belkacem Babaci tire sa révérence

      Le moudjahid et historien, Belkacem Babaci est décédé, mardi à Alger, à l'âge de 80 ans. Né en 1939 à Alger, le défunt a rejoint les rangs du Front de Libération nationale (FLN) alors qu'il avait 20 ans avant d'occuper après l'indépendance, plusieurs postes dans des institutions étatiques. Feu Belkacem Babaci a occupé, durant plusieurs années, le poste du président de la "Fondation Casbah" créée en 1991, dans le but de protéger et préserver cette ancienne médina classée en 1992, patrimoine de l'humanité de l'Unesco.

Sciences et Technologies

L'agenda

  

Ministère des Moudjahidine
Sous le patronage du ministre des Moudjahidine, le ministère organise,  le 19 septembre  à 9h30 au CNERH 1er-Novembre 1954, une conférence à l’occasion du 61e anniversaire de la création du Gouvernement provisoire de la République algérienne, le 19 septembre 1958.

Ministère des Affaires étrangères
Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, rencontrera,  le 19 septembre , à 8h15, au siège du MAE, son homologue togolais, Robert Dussey.

Ministère de l’Education
Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, effectuera  le 19 septembre une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Blida.

Ministère du Tourisme
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, présidera,  le 19 septembre à 8h30 à l’hôtel Mazafran (Alger), la rencontre sur la préparation de la saison saharienne 2019-2020.

Ministère de la Santé

Sous le parrainage du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, l’Agence nationale des greffes organisera, le 21 septembre à 8h à l’Institut national de santé publique, une journée d’étude dédiée à l’évaluation annuelle des activités des greffes.

 

CADC
Le Centre algérien de développement du cinéma organisera le 21 septembre, à 10h, à la salle Ibn Zeydoun (Alger), l’avant-première du film « Papicha» de Mounia Meddour.

 

Musée du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organisera les 16 et 19 septembre respectivement la 397e et la 398e rencontre à 10h et simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

  

HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organisera, les 28 et 30 septembre à Tébessa, un colloque international sur «la résistance des femmes en Afrique du Nord de la période antique jusqu’au XIXe siècle».

 

 Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé, à faire don de sang.

 

Expo-finances
La 9e édition du Salon des banques, assurances et produits financiers se tiendra du 19 au 28 décembre au Palais des expositions (Alger).

 

 

Salon international de l’art culinaire
Le 3e Salon international de l’art culinaire, sous le thème «cuisine et santé», se déroulera, du 16 au 20 octobre à la Safex (pavillon S), Alger.

 

Centre de transfert et de certification des compétences

Le Centre de transfert et de certification des compétences organisera, les 29 et 30 septembre à 9h à l’hôtel Mercure d’Alger, un séminaire sur les indemnités de départ à la retraite, impôts différés et liasse fiscale de l’exercice 2019.

 

Association Grain de paix
L’association «Grain de paix» organise, du 16 au 21 septembre en son siège à Oran, une session de formation intitulée «Agir contre la violence et promouvoir la culture de paix».

 

Délégation de l'Union européenne en Algérie
La Délégation de l'Union européenne en Algérie, en collaboration avec les Etats membres de l'UE représentés en Algérie, le Ministère de l'Environnement et des Energies Renouvelables, organise le samedi 21 septembre à partir de 10h30 au niveau de la plage Khelloufi I (Zeralda) une journée de sensibilisation à la lutte contre la pollution marine.

 

ONCI et l’association Sirius
L’Office national de la culture et de l’information et l’association Sirius d’astronomie organisent du 3 au 5 octobre à la maison de la culture Malek-Haddad de Constantine, le 17e Festival national d’astronomie populaire.

 

Football

Sports Divers

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