L'éditorial
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Jeudi 20 Février 2020
Journal Electronique

Prudence et responsabilité 

Qui veut dévier les manifestations de la voie pacifique et, plus fondamentalement, de son cours civilisé qui a ébloui le monde ? La violence a resurgi dans toute sa laideur, faisant craindre le risque de dérapage fatal pour un mouvement réputé pour le civisme, la maturité et le sens de responsabilité dont il a fait preuve. Même si la 8e édition ne s’est pas départie, globalement, de son calme légendaire, la violence a resurgi dans toute sa laideur, portant gravement atteinte au mot d’ordre «Silmiya, silmiya» scandé par des manifestants qui ont fait barrage aux «délinquants infiltrés» et coupables de destruction et d’attaques contre les forces de l’ordre. Le bilan est lourd : 83 policiers blessés et 180 personnes interpellées. Il est toutefois remarquable de relever que dans l’écrasante majorité des wilayas (42 sur les 48 wilayas que compte le pays), la sérénité a largement prévalu pour renouer avec les scènes de fraternisation entre les manifestants et la police, et la symbiose inscrite sur le marbre de la profession de foi proclamant l’union sacrée «Djeïch, chaâb khaoua khaoua». Rien ne semble jusque-là perturber la dynamique de changement démocratique. Mais prudence quand même. Prudence et responsabilité pour conjurer le scénario du pire de triste mémoire. Des signes inquiétants participent, en effet, à la dénaturation d’un mouvement hanté par les vieux démons de la fitna annonciateurs du retour de l’extrémisme religieux qui a failli provoquer l’effondrement de l’Etat national. Des «projets criminels d’envergure» ont été planifiés par des résidus du terrorisme, identifiés par la Direction générale de la Sûreté nationale annonçant l’arrestation d’un groupe «fortement pourvu en armes». Tapis dans l’ombre de la déferlante humaine, les faiseurs de chaos s’activent à semer le désordre, du reste fatal, dans le mouvement qui a fait du refus de l’ingérence extérieure et son attachement à l’unité nationale son principal credo. Après la mise en garde émise par le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, chef d’état-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense nationale, évoquant la volonté de «certaines parties étrangères» connues pour leurs «antécédents historiques» et attachés à leur stratégie de déstabilisation, la présence d’ONG «prises en flagrant délit» et l’arrestation d’étrangers «en possession d’équipements sensibles, de substances psychotropes à effet hallucinogène» et la prolifération des fake-news portant atteinte aux institutions attestent des desseins macabres qui pèsent sur la transition placée sous le sceau de la transparence et de l’intégrité.
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Volonté politique

Avec la convocation du corps électoral, l’invitation des postulants à la candidature à l’élection présidentielle à procéder au retrait des formulaires de souscription individuelle ainsi que l’annonce de la révision exceptionnelle des listes électorales, prévue du 16 au 23 avril prochain, le processus devant aboutir à élire le premier magistrat du pays est lancé. Le défi majeur que s’est lancé le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, est donc de réunir l’ensemble des conditions pour éviter à l’Algérie de basculer dans une période de transition qui peut s’inscrire dans la durée et, partant, déboucher sur une instabilité et un vide institutionnel. Il ressort ainsi que la volonté affichée par Abdelkader Bensalah, et ce, dès son discours prononcé à la nation après son intronisation à la tête de l’Etat, en application de l’article 102 de la Constitution, se concentre essentiellement sur la préparation de la future élection présidentielle qu’il promet d’être à la hauteur des aspirations populaires, affirmant qu’il veillera aussi à ce que ses préparations et le déroulement de son organisation obéissent strictement au strict cadre de la transparence. En guise de gage, il a lancé un appel à la classe politique et aux différentes forces citoyennes pour qu’elles s’impliquent dans ce processus. L’urgence est de donner la parole au peuple qui, par les urnes, devrait dire son mot en confiant les clés de la Présidence à son représentant légitime, au terme des trois mois que doit durer la mission de l’actuel chef de l’Etat. Les marches imposantes qui se sont déroulées hier à travers toutes les régions du pays, et dans la capitale notamment, pour le huitième vendredi de suite, où des millions de citoyens ont réitéré leur détermination à demeurer mobilisés pacifiquement jusqu’au départ des symboles du système vont-elles changer la donne ?
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Ensemble pour l’Algérie de demain

La main tendue du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, lance une transition marquée par la volonté de construire ensemble l’Algérie du futur  porteuse d’espoir de changement démocratique revendiqué par le peuple. «C’est une main sincère et loyale que je tends à tout un chacun pour surmonter les divergences, et nous investir dans une action collective et historique à la hauteur des défis de l’étape, reposant sur des valeurs de solidarité, de cohésion et d’abnégation», a-t-il déclaré dans un discours à la nation. Investi de cette mission constitutionnelle et ponctuelle, le chef de l’Etat s’est engagé à poser les fondements de cette Algérie nouvelle pour accompagner l’élan national de renouveau caractérisé par «le visage réel et prometteur de l’Algérie, un visage plein d’assurance, porteur d’espoir et tendant vers le meilleur». Dans la perspective de la présidentielle, organisée dans 90 jours au maximum, le basculement dans une ère démocratique repose sur le choix libre et souverain du peuple et la préparation des conditions, «toutes les conditions», d’un scrutin régulier et transparent. Toutes les assurances destinées à garantir le respect de la souveraineté populaire fondent l’appel à tous les Algériens, «citoyens, classe politique et institutions de l’Etat», de participer à la crédibilité de l’urne et, conséquemment, une invitation adressée à la classe politique et civile de mettre en place une «institution nationale collégiale, souveraine dans ses décisions». C’est en ce sens que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a jugé, à juste titre, irraisonnée la conduite de la transition en dehors des institutions nationales, tout en mettant en garde contre l’ingérence de «certaines parties étrangères», visant à imposer des personnes indûment qualifiées de représentants du peuple et à semer la discorde. Dans une allocution prononcée au siège du commandement de la 2e Région militaire, à Oran, il a réitéré la volonté de l’armée de veiller au «strict respect des règles de transparence et d’intégrité, et des lois de la République» pour mener à bien la transition dans un climat de sérénité et conforter la relation de confiance entre le peuple et son armée dont elle se déclare le principal garant de son droit légitime de «jouir d’une totale quiétude pour le présent et le futur de son pays». Une symbiose inaltérable qui a résisté à toutes les épreuves.
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Le devoir constitutionnel

L’option de la légalité a finalement prévalu pour mettre sur orbite le processus constitutionnel. Conformément aux dispositions de l’article 102 de la Constitution, le nouveau chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, investi majoritairement par 453 députés sur les 477 présents des deux chambres du Parlement (606 membres) une semaine après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, est légalement qualifié pour conduire la transition pour concrétiser «tous les objectifs ambitieux du peuple algérien» acquis à l’application des articles 7, 8 et 102. Il se déclare convaincu de la «grande responsabilité que lui impose la Constitution», tout en appelant au «sens de la responsabilité des Algériens» qui a fasciné le monde, séduit par la dynamique citoyenne pacifique. «Le devoir national m’impose d’assumer cette lourde responsabilité de conduire une transition pour permettre au peuple algérien d’exercer sa souveraineté en choisissant son Président», a assuré le nouveau chef de l’Etat. En ligne de mire, l’élection présidentielle pour sortir de la crise et préparer l’avènement de la 2e République de toutes les attentes. Il n’y a pas d’autre issue que la voie légale immuable pour donner tout son sens au fonctionnement des institutions nationales et garantir la pérennité de l’Etat national menacé de dérives chaotiques. Une certaine opposition, minée par des dissensions internes et peu respectueuses du reste du principe d’alternance intra-muros, s’engage dans la logique aventureuse du vide institutionnel, lorsque le choix démocratique impose le verdict des urnes pour exprimer le choix populaire souverain et attester de la représentativité politique. Dans 90 jours, le nouveau chef de l’Etat, qui n’est pas éligible, aura, de ce fait, la  lourde charge d’accompagner le processus électoral dans des conditions de régularité et de crédibilité garanties par la mise en place d’une commission indépendante de surveillance des élections et la révision de la loi électorale. «Nous sommes face à un devoir national collectif qui implique expressément de tout un chacun d’œuvrer à garantir les circonstances  idoines pour entourer la courte prochaine période de toutes les conditions permettant d’accélérer l’amorce d’une nouvelle étape dans la vie de la nation, une étape où le peuple algérien sera maître de son destin à travers le choix démocratique et libre de ses dirigeants», a affirmé le chef de l’Etat intérimaire. Au bout de cette transition à courte durée, il appartient au peuple d’exercer dans toute sa plénitude son choix souverain.
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Vigilance, vigilance

Une nouvelle étape commence pour conjurer le triste scénario du vide institutionnel, après avoir dévoilé le masque hideux de la manipulation de toutes les incertitudes. Empreintes de messianisme, des voix professent leur vérité, et leur seule vérité, pour imposer le tempo des marches populaires, et une feuille de route qu’ils justifient par  l’absence de toute légitimité et de représentativité. Leur seule doctrine, le nihilisme. Leur seule alternative, une démarche  aventurière et un chaos institutionnel aux conséquences incalculables pour la stabilité du pays. Et, suprême tartufferie, ils activent dans le champ d’expression populaire, en apôtres autoproclamés de l’Etat de droit  et de la défense de la volonté populaire,  pour verrouiller les perspectives de sortie de crise, inscrites dans la solution constitutionnelle, semer le doute et créer ainsi une situation d’impasse «malencontreuse». Il est indéniable que l’Etat national et ses institutions qui transcendent les personnes et les différences d’appréciations somme toute conjoncturelles  constituent une ligne rouge pour une transition consensuelle et apaisée. Aujourd’hui, la réunion parlementaire qui doit valider la démission du président de la République impose de faire preuve d’esprit de dialogue et de responsabilité dont le mouvement citoyen a administré la plus belle leçon de civisme et de tolérance. Plus est, la démarche constitutionnelle (article 102), revendiquée par le peuple et majoritairement par la classe politique, organise le sursaut républicain en totale adéquation avec l’expression de la souveraineté nationale par le peuple (article 7) et son droit absolu de se doter des institutions élues (article 8). Elle se prévaut, en outre, d’une convergence entre le peuple et son armée garante de la stabilité,  la sauvegarde de l’indépendance, la défense de la souveraineté nationale, de l’unité et de l’intégrité territoriale (article 28).
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Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

    • Conférence-débat sur Larbi Tébessi

      Les participants à une conférence historique consacrée à cheikh chahid Larbi Tébessi, tenue lundi dernier à l’université de Tébessa, ont appelé à consacrer davantage d’études et de recherches à cette figure emblématique du réformisme et du nationalisme algérien contemporain. «L’association des oulémas algériens, dirigée par Larbi Tébessi à une époque cruciale de l’histoire nationale, a contribué à la formation de la génération des moudjahidine artisane de la Révolution de Novembre,

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère du Travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Chawki Acheuk Youcef, préside, le 20 février  à 9h, à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, les travaux de la journée d’information sous le thème «Un dialogue social inclusif pour une Algérie nouvelle».

Ministère de la Communication

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, procédera, le 20 février, à l’Ecole supérieure du journalisme et des sciences de l’information d’Alger, au lancement des travaux de la rencontre nationale sur la presse électronique algérienne.

 

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Nassira Benharrats, présidera, en présence de membres du gouvernement et d’acteurs de la société civile, le 20 février à Sidi Abdellah (Alger), une vaste campagne de reboisement.

 

Commune d’Alger-Centre La commune 

d’Alger-Centre célèbre, jeudi 20 février , à 16h, à la cinémathèque d’Alger, la Journée nationale de La Casbah.

  

HCA 

Le Haut-Commissariat à l’amazighité célébrera, les 21 et 22 février, à Ghardaïa, la Journée internationale de la langue maternelle.

MDN
La 1re Région militaire organise, jusqu’au 20 février, à l’Ecole nationale des techniques aéronautiques, le championnat national militaire de boxe.

 HCI

Le Haut-Conseil islamique organise, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben-Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

HCLA
Le Haut-Conseil de la langue arabe organise, les 19 et 20 février, à 9h, à la Bibliothèque El Hamma (Alger), une rencontre nationale sur les écoles coraniques et leur rôle dans le développement de la langue arabe.

 

Opéra d’Alger

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh accueillera,le   jeudi 20 février à 16h, une exposition de l’artiste-peintre Fatma-Zohra Bouaouni, intitulée 
«Inspirations», et à 19h30, un concert des traditions lyriques féminines de la Saoura, intitulé «Lemma de Béchar», animé par Hasna El-Bacharia et Souad Asla.

Chu Mustapha

Le centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha et le laboratoire de microbiologie médical organisent, jeudi 20 février , à 8h30, au CHU Mustapha, la 1re Journée de microbiologie, sous le thème «Coronavirus, gestion et surveillance du risque infectieux».

Commune Raïs Hamidou

La commune de Raïs Hamidou (Alger) organise, le vendredi 21 février , à 9h, devant la maison de jeunes, une exposition de voitures et de motos.

 

Sports Divers

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