L'éditorial
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Mercredi 16 Octobre 2019
Journal Electronique

Perspectives démocratiques 

L’adoption par les deux chambres parlementaires des textes de loi organiques relatifs à l’autorité nationale indépendante en charge des élections et au régime électoral clôt symboliquement l’ère des Présidents désignés, des quotas politiques, des urnes bourrées et des élections truquées. Simultanément, s’ouvrent des perspectives démocratiques longtemps rêvées par les citoyens et les militants sincères. C’est un premier aboutissement de la pugnacité du mouvement citoyen du 22 février, pacifiquement nourri par le souffle énergisant de millions d’Algériens, sous l’ombrelle protectrice d’une institution militaire viscéralement républicaine. C’est aussi le résultat d’une démarche politique saine, le dialogue inclusif, qui souligne le degré de maturité atteint par la société, même si les personnalités qui l’ont conduit n’ont pas fait l’unanimité, que leur chemin a été semé d’embûches et que leur rapport final n’a pu satisfaire certains courants, qui préféraient que l’Algérie emprunte les voies d’une transition plutôt que celle d’une élection pour détricoter l’ancien système de gouvernance et instaurer une démocratie réelle. Traiter en ennemi l’un ou l’autre, c’est perpétuer l’esprit de ce système que chacun veut définitivement abolir. Ces rivalités se nourrissent en effet de la méfiance et des craintes qui ont depuis toujours empreint le climat politique. L’adoption des lois sus-indiquées et la mise en place effective d’une autorité indépendante, qui a toujours été une revendication première de l’opposition, peuvent contribuer à la dissipation de ces inquiétudes, à renouer le lien de la confiance entre les différentes forces du champ politique national. L’instauration prochaine de cette autorité indépendante, dépositaire de toutes les prérogatives confiées auparavant à l’administration en matière de gestion du processus électoral, est un pas en effet important si ses membres et son fonctionnement sont au-dessus de tout soupçon pour dépasser la crise actuelle. Pour l’heure, déjà, l’adoption de ces textes de loi balise la voie à la convocation du corps électoral dans les prochains jours, tel que souhaité par l’institution militaire dans l’optique de la tenue d’une élection présidentielle avant la fin de l’année.
 Horizons

Cap sur la démocratie réelle 

Le processus constitutionnel aborde la dernière ligne droite. A l’approche d’un scrutin transparent, régulier et crédible, la démarche légale et consensuelle, pleinement consacrée par un dialogue inclusif associant l’Instance de médiation avec la majorité des partis politiques, de la société civile, des militants du hirak et des personnalités influentes, se dote d’une architecture qui entend combattre le pessimisme et barrer la route aux aventuriers surfant sur la déferlante du hirak et, tel que le relève El-Djeïch dans son dernier éditorial, «faisant valoir la nécessité d’une période de transition afin d’entraîner le pays dans le piège du vide constitutionnel dans une tentative d’abuser et de tromper l’opinion publique interne et étrangère, en véhiculant des idées douteuses et empoisonnées». La campagne de dévoiement tirant à boulets rouges sur l’Instance de médiation, aux magistrats et même leurs alliés accusés de trahison s’intensifie au fur et à mesure que le rendez-vous électoral s’approche. Il s’agit, dira le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, d’une «horde égarée qui veut imposer une vision altérée à la majorité du peuple algérien, en employant ses relais médiatiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et en mobilisant des porte-voix à travers les réseaux sociaux». Le temps de la démystification est venu pour lever le voile sur les conspirateurs de tout acabit, heureusement décapités et néanmoins présents dans des survivances partisanes si coutumiers de l’ère de la cooptation illégitime aux antipodes du verdict des urnes. L’ère des diktats, des tripatouillages des urnes et de la fabrication des présidents est révolue. L’urgence est donc dans le déroulement de l’élection présidentielle dans les «délais impartis» pour conduire l’Algérie «à bon port» et, bien évidemment, mettre en échec «les agendas suspicieux qui tentent d’entraver ce processus prometteur». La fin annoncée de cette horde, se réclamant de la démocratie réside fondamentalement dans cette nouvelle ère de démocratie réelle que l’ANP, déterminée à faire face à tous les périls, est décidée à accompagner pour «permettre au peuple algérien de relever tous les enjeux actuels et futurs». Que le peuple
algérien soit entièrement confiant que son armée tiendra parole quelles que soient les circonstances et continuera à l’accompagner à travers tout le territoire national, et tout
au long de cette phase sensible jusqu’à permettre la tenue de l’élection présidentielle dans la sécurité, la paix et la sérénité».
 Horizons

Les urnes de la stabilité

Le processus constitutionnel est en marche. L’adoption par le Conseil des ministres, présidé par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, et l’examen par l’Assemblée populaire nationale des deux propositions-clés présentées par l’Instance nationale de dialogue et de médiation, appelant à une réforme «partielle» de la loi électorale et la mise en place d’une instance indépendante de préparation et de surveillance de l’élection présidentielle, indiquent que le plus court chemin pour sortir de la crise passe par les urnes qui restent le moyen le plus sûr pour arbitrer les divergences politiques. Et pour mieux attester la voie aventureuse de ceux qui se refusent à toute consultation populaire, le caractère foncièrement antidémocratique d’une transition pleine d’incertitudes et porteuse de risque d’effondrement de l’Etat-nation rythme une campagne insidieuse d’excommunication, d’anathème et de diktat. A l’ombre d’un hirak victime d’un déficit de structuration, les adeptes du processus transitionnel s’activent à bloquer les perspectives de règlement pacifique et démocratique de la crise pour pérenniser les vieilles pratiques de la cooptation imposée par le déficit de représentativité et un poids électoral limité. A contrario, à la faveur d’un dialogue inclusif mené depuis plus d’un mois par l’Instance de médiation, le consensus se forge parmi la classe politique et les personnalités nationales acquises à la tenue d’une présidentielle au plus vite. Cette dynamique, dira le chef de l’Etat, répond à «une demande récurrente de la classe politique concernant la mise en place de nouvelles règles à même de garantir la transparence des élections et de consacrer le processus démocratique afin de permettre au peuple de se prononcer en toute liberté et souveraineté lors de la prochaine consultation électorale pour élire le président de la République et barrer la route à l’aventurisme et à ses augures». Dans le prolongement des acquis, annonciateurs de la fin du régime prédateur, et de la poursuite de la lutte contre la corruption, la voie idoine de la présidentielle s’inscrit dans une démarche globale et mûrement réfléchie. «Les faits ont prouvé que la vision judicieuse et l’évaluation objective et rationnelle des causes de la crise que vit notre pays constituent cette raison pondérée grâce à laquelle les choses ont trouvé leur équilibre et à travers laquelle le processus constitutionnel à suivre est devenu plus visible, en dépit des circonstances difficiles qu’a traversées notre pays», a souligné le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, dans son intervention en Conseil des ministres. Arrivé à maturité, le processus constitutionnel véhicule l’espoir d’un retour à la stabilité institutionnelle fortement attendue.
 Horizons

La présidentielle en point de mire 

Près d’un mois et demi après sa création, l’Instance nationale de dialogue et de médiation se déclare en «fin de mission», au bout d’intenses efforts destinés à remettre sur les rails un processus de dialogue inclusif jugé «globalement positif». In fine, la démarche entend favoriser la convergence de visions, certes divergentes et antagoniques dans certains cas, néanmoins mues par la recherche des voies et moyens de sortir de la crise aux retombées socioéconomiques dangereuses pour l’avenir et la stabilité de la nouvelle Algérie en refondation démocratique. Les acquis du dialogue ont ainsi permis de recenser les propositions des représentants de 23 partis politiques, de 5.600 membres de la société civile, des militants du hirak et des personnalités nationales influentes. Cette base de consultations constitue l’alpha et l’oméga du rapport final, enrichi par les différentes plateformes existantes, qui a été remis hier au chef de l’Etat. Elle est appelée à se développer pour matérialiser les recommandations émises dans le rapport. A l’issue de l’audience accordée aux membres de l’Instance nationale de dialogue et de médiation, conduite par son coordonnateur Karim Younès, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessite de poursuivre les efforts et les consultations pour «former et installer une autorité indépendante chargée des élections». Dans la perspective de l’élection présidentielle, prévue à la fin de l’année en cours, cette exigence représente la voie idoine pour garantir un scrutin libre, crédible, transparent, loin de toute forme d’ingérence de quelque nature que ce soit. Composée de magistrats, d’avocats, de syndicalistes et d’universitaires, elle dispose d’une autonomie financière et d’une personnalité morale dans l’exercice des missions d’organisation et de surveillance du processus électoral, à commencer par l’établissement des cartes des électeurs jusqu’à la proclamation des résultats définitifs. L’autre recommandation porte sur la révision «partielle» de la loi électorale qui propose l’abandon de la clause des 600 parrainages d’élus et la détention d’un diplôme universitaire «pour éviter les derniers scénarios des candidatures non sérieuses», tel que le précise le coordonnateur de l’Instance.
 Horizons

L’heure du choix 

Le processus de dialogue fait son chemin. En fin de parcours, assez élogieux comme le soutient le président de la commission politique, Ammar Belhimer, le bilan de l’Instance nationale de dialogue et de médiation traduit une percée remarquable dans la quête d’un règlement rapide de la crise. Des représentants de 23 partis politiques, de syndicats autonomes, de la société civile, des militants du hirak, des personnalités et des universitaires ont été consultés dans un débat ouvert à toutes les initiatives et propositions enrichissantes. Ce sont, précisera le coordinateur Karim Younès, plus de 6.000 citoyens et des responsables politiques à la représentativité bien établie qui ont fait le choix incontournable du dialogue et du passage par les urnes pour traduire dans les faits le libre choix populaire. Si des réserves et des observations ont été soulevées par des partenaires au dialogue, l’émergence d’un pôle majoritaire, acquis à une élection présidentielle le plus rapidement possible, reste indéniable. Car le temps presse pour asseoir les bases de la nouvelle Algérie, concrétiser les idéaux du changement voulu par le peuple et faire face aux défis socioéconomiques impérieux. Aux antipodes des nihilistes et des aventuriers prônant le chaos institutionnel, la démarche consensuelle qui s’impose telle la seule voie de règlement pacifique de la crise reflète le déficit de représentativité d’une minorité en alliance objective avec la bande démantelée, hantée par le verdict implacable des urnes et, en conséquence, attachée à une logique obstructionniste. Lors de sa visite à la 4e Région militaire, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, a vertement dénoncé «l’acharnement sur l’institution militaire» qui «fait partie d’un plan abject dont l’objectif est de bloquer et neutraliser le rôle de l’armée qui a donné un exemple à tous, en termes de dévouement, de loyauté et de protection de la patrie, et a prouvé, sur le terrain, sa capacité à consacrer le lien solide entre le peuple et son armée». Par-delà donc les agissements sans lendemain, l’issue démocratique dans des délais «fixés par la loi», au terme de la convocation du corps électoral prévue pour le 15 septembre, ne saurait attendre plus longtemps. L’Instance de médiation a ainsi annoncé la présentation prochaine d’un document «préliminaire», compatible avec les revendications du hirak, exprimant les recommandations des parties au dialogue et toutes les plateformes des formations politiques et des personnalités nationales.
Horizons

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

APN
La commission des affaires étrangères, de la coopération et de l’émigration de l’APN organise, le 16 octobre  à 8h30, une journée sur le «dévouement des émigrés algériens et leur rôle dans la consolidation de l’unité nationale». 

Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, effectuera le 21 octobre, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Jijel.

Ministère de la Culture

Le 11e Festival culturel international de musique symphonique aura lieu jusqu’ au 17 octobre à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh.

 

Ministère de la Jeunesse et des Sports
Le ministère de la Jeunesse et des Sports organise  les 16 et 17 octobre à 9h30, à l’OCO Mohamed-Boudiaf (Alger), une rencontre nationale sur le rôle des cellules d’écoute et de prévention «santé jeunesse».

Ministère de la Santé

A l’occasion de la Journée nationale de lutte contre la rage, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière organise un workshop sur la rage jusqu’au 17 octobre à l’hôtel Aurassi (Alger).

 

Ministère de l’Environnement
A l’occasion de 58e anniversaire de la Journée nationale de l’émigration, la ministre de l’Environnement Fatma-Zohra Zerouati, procède,  le 16 octobre ,à 14h, à une campagne de reboisement dans la forêt Baroudi de Baïnem (Alger).

 

ANP
La direction régionale de l’information et de la communication de la 1re Région militaire organise jusqu’au 17 octobre au niveau de l’Ecole supérieure de la gendarmerie nationale Chahid Mouaz-Mohamed Zéralda, le championnat national militaire de karaté-do. L’ouverture aura lieu aujourd’hui à 8h.

 

Ambassade d’Italie en Algérie
L’ambassade d’Italie à Alger organise jusqu’ au 18 octobre au palais de la culture Moufdi-Zakaria, l’exposition «Leonardo Opera Omnia» à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Leonardo da Vinci.

 

Wilaya d’Alger
Sous l’égide du wali d’Alger, l’Office national des parcs sportifs et d’attraction organisera, du 17 au 19 octobre à 9h, un concours national hippique de saut d’obstacles au niveau du club hippique du Caroubier (Alger).


Institut Pasteur
L’Institut Pasteur d’Algérie organise jusqu’au 20 octobre au niveau de l’annexe de l’Institut Pasteur à Sidi Fredj (Alger), un «cours international sur la cartographie et la modélisation relative aux maladies à transmission vectorielle» s’inscrivant dans le cadre du projet euro-méditerranéen Medi-Labsecure.

Salon international de l’art culinaire
Le 3e Salon international de l’art culinaire, sous le thème «cuisine et santé», se déroulera jusqu’au 20 octobre à la Safex pavillon S (Alger).

Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger lancera un nouvel espace baptisé «Café de l’Opéra» qui sera inauguré par l’écrivain et romancier Waciny Laâredj le 26 octobre à 17h.

 

UGCAA
L’Union générale des commerçants et artisans algériens, en coordination avec la Fédération nationale des géomètres métreurs et topographes, organisera, le 17 octobre  à 10h30, au siège de l’Union, à Alger, la cérémonie de signature d’un accord avec les représentants du Tribunal international pour le règlement des différends.

DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale diffusée sur les ondes de la Radio Chaîne I à 16h, sera consacrée le 16 octobre à la sensibilisation sur le danger de laisser les enfants seuls dans la voiture.

Forum d’El Moudjahid
Le forum d’El Moudjahid, en coordination avec Machaâl Echahid, organise,  le 16 octobre à 10h, une conférence en hommage aux martyrs du 17 Octobre 1961.

TNA
Le Théâtre national algérien, en collaboration avec l’ambassade suisse à Alger, organise, le 16 octobre  à 18h, un monologue intitulé «Loubna», interprété par Nastasja Tanir.

Football

Sports Divers

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