L'éditorial
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Samedi 30 Mai 2020
Journal Electronique

Un accord bienvenu

L’accord intervenu entre les producteurs de pétrole pour une réduction de la production de 10 millions de barils par jour a, sans conteste, redonné l’espoir d’une stabilisation du marché et d’une remontée qui éloignerait les cours de la catastrophe à laquelle les destinait la démentielle empoignade entre l’Arabie saoudite et la Russie. Ces derniers ne sont revenus à la raison qu’avec l’intervention menaçante d’un Président américain qui ne pouvait assister en spectateur au laminage de l’industrie du schiste, qui a réussi à sortir son pays de la dépendance au pétrole importé. Cette crise a ainsi débouché sur un énorme paradoxe qui voit les USA, après avoir longtemps combattu le pouvoir du cartel des pays producteurs de pétrole, s’aligner sur la position des «faucons» de l’Opep et défendre la politique des prix qu’ils ont toujours préconisée. C’est dire à quel point le monde des hydrocarbures a changé. Si la catastrophe semble être provisoirement évitée, les choses sont encore loin d’être rentrées dans l’ordre pour les experts. Les stocks sont si énormes que les capacités planétaires sont en passe d’être saturées et la crise sanitaire qui balaie les cinq continents projette de sombres perspectives sur la croissance économique mondiale. Pour l’Algérie, qui dépend entièrement des revenus tirés des hydrocarbures, le répit que vient lui accorder cet armistice est toujours bon à prendre pour ce qu’il l’éloigne d’une situation aisément qualifiable d’inextricable et aux conséquences, a minima, financièrement désastreuses. C’est toutefois dans les plus graves crises que les plus grandes leçons peuvent être tirées. Il est clair aujourd’hui que l’Algérie ne peut plus s’appuyer sur une Opep affaiblie, ni sur une production gazière s’amoindrissant et fortement concurrencée sur ses marchés traditionnels pour assurer ses équilibres et financer sa croissance économique. La fenêtre d’action est trop étroite sur ce plan et il ne reste d’alternative pour l’exécutif gouvernemental que de faire sien le slogan «Algeria first» et de faire en sorte de produire et consommer local autant que faire se peut et s’engager résolument dans la voie stratégique de l’exportation pour créer des sources alternatives de devises fortes. Sortir de l’import-import est impératif et, pour cela, libérer les énergies créatrices des Algériens l’est tout autant.
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Le message de l’espoir

Le scénario du pire tant redouté n’aura pas lieu. A la faveur des efforts soutenus de l’Algérie, assurant la présidence de la conférence de l’Opep, le retour au consensus autorise pour le redressement des cours pétroliers et la stabilité du marché lourdement affecté par la chute drastique des prix au plus bas depuis 18 ans, dans une conjoncture marquée par le «double choc» du ralentissement de l’économie mondiale et de la pandémie de coronavirus. «Notre réunion d’aujourd’hui envoie un message clair au marché mondial. Nous prenons cette situation au sérieux et allons de l’avant de manière proactive et responsable pour trouver des solutions constructives, efficaces et crédibles pour rééquilibrer le marché mondial du pétrole», a souligné le président de la conférence, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab. Tous les espoirs sont permis pour réunir de nouveau l’Opep et les autres producteurs mondiaux autour des «décisions importantes» prises lors de la conférence de la dernière chance sur la réduction de 10 millions de barils par jour (MBJ), en mai et en juin, qui sera ramenée à 8 MBJ, le 2e semestre, et 6 MBJ, à partir de janvier 2021. Cette «véritable opportunité», porteuse des valeurs de solidarité et de cohésion, participe activement au raffermissement du climat d’apaisement qui conforte l’effort collectif de réduction de la production «nécessaire et indispensable» pour absorber le surplus des stocks pétroliers et enrayer la chute vertigineuse des prix. L’esprit de coopération de la Russie et de l’Arabie saoudite, enterrant la hache de guerre et contribuant à une réduction de 2,5 MBJ chacune, est la bonne direction pour tous les acteurs interpellés par l’urgence d’un accord au profit des producteurs et des consommateurs. Cet acquis inestimable est au cœur de la réunion du G20 appelé, pour ce qui concerne les autres producteurs, à soutenir l’accord de l’Opep+ qui sera défendu par deux de ses membres, en l’occurrence l’Arabie saoudite et le Mexique. La démarche consensuelle, privilégiée par l’Algérie à la manœuvre aujourd’hui comme il y a 3 ans, a toutes les chances de porter ses fruits pour relever solidairement le défi de la crise économique et sanitaire mondiale.
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Le compromis de toutes les attentes

Au sortir d’une longue léthargie, l’Opep+, par ailleurs confortée par la large adhésion d’autres acteurs influents sur la scène pétrolière, est enfin décidée d’agir et de revenir à ses fondamentaux pour sortir du «double choc» de la pandémie et de la baisse drastique des prix qui ont gravement et durement impacté l’économie mondiale. Bien loin des tensions entretenues par des divergences anachroniques, la raison et le sens des responsabilités ont donc prévalu. A la veille de la conférence extraordinaire, présidée par l’Algérie, le retour à la stabilité est assurément à la portée de la démarche consensuelle ancrée dans l’«accord historique» d’Alger de septembre 2016 arraché dans des conditions tout aussi contraignantes. L’Algérie a appelé à saisir cette opportunité pour resserrer les rangs et renforcer la cohésion de la famille des producteurs invités à décider d’une réduction «globale, massive et immédiate». Pour ce faire, elle est mobilisée comme toujours pour favoriser le rapprochement des vues pour œuvrer à la stabilisation du marché dans l’intérêt bien compris des producteurs et des consommateurs, interpellés par la baisse drastique des prix pétroliers et la saturation à terme des stocks, comme l’a opportunément souligné le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab. Les signes avant-coureurs plaident pour la nécessité d’un compromis revendiqué par la Russie «prête à coopérer», l’Arabie saoudite appelant à une rencontre d’urgence et le soutien des producteurs hors Opep. Le consensus se forge autour de la réduction de 10 millions de barils par jour, voire plus. Le scénario réaliste, jugé «excellent» pour la relance de l’industrie pétrolière, constitue une base de départ non négligeable pour sortir de l’impasse et remettre sur les rails une organisation menacée dans ses fondements unitaires et son fonctionnement régulier. La seule alternative réside dans le renforcement de la coordination, la coopération et l’unité pour rééquilibrer le marché et permettre le redressement attendu des cours pétroliers.
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Rappel à l’ordre

C’est à un rappel à l’ordre que le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, vient de procéder à travers une instruction à l’adresse des walis et des structures en charge de faire respecter les règles de confinement. C’est un fait que celui-ci n’est pas observé par tous. Certains l’ignorent totalement quand d’autres l’enfreignent allègrement, par inconscience ou fanfaronnade, ce qui réduit considérablement l’efficacité de cette mesure dont l’objectif est de casser la chaîne de transmission du Covid-19 et empêcher ainsi qu’une vague déferlante submerge un système de santé dont chacun connaît toutes les insuffisances et dysfonctionnements qui, en temps normal déjà, entravaient son action. Au demeurant, même les systèmes de santé les plus performants à travers le monde ont été mis sérieusement à mal par l’ampleur que l’infection avait prise avant la proclamation de l’état d’urgence sanitaire. Les autorités de certains pays, où le confinement se relâche également, ne cessent d’appeler d’ailleurs la population à se ressaisir pour empêcher que se forme une seconde vague de contamination qui aurait des conséquences désastreuses. Si certains transgressent le confinement en sortant et en se regroupant, d’autres Algériens font du zèle dans le confinement de sorte que, malgré l’autorisation d’activer qui leur est dévolue, certains commerçants ont complètement baissé le rideau, désertant le marché et abandonnant les consommateurs au triste sort du retour chez soi le couffin vide. Une indisponibilité artificiellement créée des produits de consommation courante favorise inévitablement les comportements allant à l’encontre du respect des mesures barrières. Tous les responsables concernés sont ainsi appelés à plus de discipline, quitte à appliquer la loi dans toute sa rigueur, c’est-à-dire infliger froidement les sanctions pénales prévues dans ce cadre. Les réfractaires encourent des amendes, mais également des peines d’emprisonnement et la mise en fourrière des véhicules des récalcitrants. Le mieux serait, bien sûr, de ne pas arriver à ce genre d’extrêmes, mais il est vain de compter uniquement sur le sens civique que, d’évidence, certains n’ont pas.
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L’effort national à l’épreuve de la pandémie

La riposte s’organise rapidement et efficacement. Face à la pandémie qui avance à un rythme alarmant, comme l’a indiqué le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, l’urgence de la mobilisation de tous les moyens humains, matériels et financiers ne fait aucun doute sur la volonté de l’Etat de tout mettre en œuvre, et les capacités existent, pour sortir de la crise sanitaire d’une rare intensité. «L’Algérie va se débarrasser de cette pandémie tôt ou tard», a lancé le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, supervisant l’opération de livraison de la première commande des moyens de protection arrivée de Chine à bord de
2 avions-cargos de l’Armée nationale populaire. Elle porte sur un lot de 8,5 millions de masques chirurgicaux de type plis et 100.000 masques FFP2. D’autres commandes vont bientôt arriver pour renforcer le dispositif de prévention et de protection qui s’inscrit dans la démarche prônée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, révélant, lors de la rencontre avec les responsables des médias nationaux, le programme d’importation de 100 millions de masques et de 30.000 kits de dépistage. Dans l’effort de guerre contre la pandémie, marqué du sceau indélébile de la traditionnelle solidarité algéro-chinoise transcendant les rivalités occidentales d’une rare férocité, l’Etat se donne les moyens de lutte appropriés avec la certitude de s’en sortir avec le «minimum de préjudice». Le recours au traitement à la chloroquine, prescrit à 600 patients sous haute surveillance médicale, soulève une lueur d’espoir attestée par les résultats satisfaisants enregistrés dans plusieurs pays. Il y a à espérer davantage de l’élan de mobilisation de toutes les composantes de la société et de la chaîne de production nationale aux potentialités insoupçonnées. De Saidal à l’Enie (Entreprise nationale de l’industrie électronique), en passant par les centres de formation et les centres de recherche, les initiatives se multiplient pour atténuer la tension sur les hôpitaux et satisfaire les besoins du corps médical présent admirablement en première ligne du combat contre l’ennemi invisible. Le lancement par l’Enie de la production d’insufflateurs et de respirateurs, en remplacement de l’intervention manuelle d’assistance médicale, est réellement encourageant dans la consolidation de l’effort national et l’élan de solidarité érigé en rempart contre une pandémie dévastatrice.
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Sciences et Technologies

    • Google ouvre son application de conférences vidéo au grand public

      Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite de la plateforme de conférences vidéo, Google Meet, destinée au grand public.

      L'application va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une "identité Google", que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

      Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations qui utilisent G-Suite, la gamme de logiciels de Google (avec les emails, le calendrier, le partage de documents, etc).

L'agenda

FLN
Le comité central du FLN organise, le 30 mai , au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal à Alger, une session pour élire un nouveau secrétaire général.

 

Assurance et finance islamique 

Sous le patronage du Haut-Conseil islamique, la 2e édition du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.

 

Salon Impex2020
Le Salon Import-export inter-africain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Djazagro
Le Salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins Maritimes d’Alger.

Culture
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. La date limite de dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prorogée.

Algérie Télécom
Algérie Télécom a lancé le 27 mars dernier le service de demande de lignes téléphoniques et celui de la signalisation des dérangements via son site web www.algérietelecom.dz .Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre via le courrier électronique les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements sur le site web sans déplacement.

 

 

 

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

Football

Sports Divers

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