L'éditorial
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Mercredi 23 Octobre 2019
Journal Electronique

Rationalisation et politique sociale 

L’avant-projet de loi de finances (PLF) consacre une nouvelle approche novatrice qui privilégie la rationalisation, l’esprit d’ouverture et une gestion rigoureuse des ressources pour rompre avec l’ère de la corruption généralisée et de la prédation criminelle de l’ancien régime. Elle est dictée par la nécessité de faire face à l’instabilité du marché pétrolier et le tarissement des réserves de change estimés à 72 milliards de dollars. Et même si la courbe de la croissance reste appréciable, à la faveur d’un taux d’inflation maîtrisé, le gouvernement entend parvenir à un équilibre budgétaire appelant à une rationalisation des importations des biens et services, et l’élargissement de la fiscalité aux niches attenant aux biens immobiliers et mobiliers. Le projet de loi de finances 2020 innove également en matière de recherche des sources de financement de «projets économiques structurels rentables». Si le financement conventionnel a été réaffirmé, le recours au financement étranger de «manière sélective» se légitime par la volonté de «drainer des capitaux étrangers au profit de l’économie nationale, de créer de la richesse et des emplois et la promotion des activités économiques dans plusieurs secteurs qui pâtissent de contraintes et d’entraves qui inhibent l’acte d’investir, par la mise en place de tous les mécanismes pratiques à même d’améliorer le climat des affaires et de réunir toutes les conditions incitatives». Dans la même logique, le verrou de la règle 51-49%, considéré tel un frein à l’investissement étranger, a sauté. La levée de cette restriction, applicable aux secteurs non stratégiques, vise à renforcer «l’attractivité de l’économie nationale» et à améliorer le climat des affaires. Il s’agit d’une mesure phare du PLF marquée par la mobilisation de toutes les ressources pour assurer la relance économique et préserver les acquis. La politique sociale est effectivement au cœur du processus de redressement qui accorde la part belle au chapitre des transferts sociaux (1.763 milliards de dinars contre 1.760 en 2018) représentant 21% du budget de l’Etat. Cette enveloppe conséquente est destinée au soutien des ménages, des retraites, du secteur de la santé et de l’habitat. La catégorie des handicapés, profitant d’une revalorisation de 150% de leur pension, tout comme le sont les jeunes startupers et les porteurs de projets exonérés d’impôts et disposant de mesures incitatives. En dépit d’une conjoncture difficile, l’Etat social est fortement présent pour satisfaire les attentes des citoyens aspirant à une vie digne et décente.
Horizons

Perspectives démocratiques 

L’adoption par les deux chambres parlementaires des textes de loi organiques relatifs à l’autorité nationale indépendante en charge des élections et au régime électoral clôt symboliquement l’ère des Présidents désignés, des quotas politiques, des urnes bourrées et des élections truquées. Simultanément, s’ouvrent des perspectives démocratiques longtemps rêvées par les citoyens et les militants sincères. C’est un premier aboutissement de la pugnacité du mouvement citoyen du 22 février, pacifiquement nourri par le souffle énergisant de millions d’Algériens, sous l’ombrelle protectrice d’une institution militaire viscéralement républicaine. C’est aussi le résultat d’une démarche politique saine, le dialogue inclusif, qui souligne le degré de maturité atteint par la société, même si les personnalités qui l’ont conduit n’ont pas fait l’unanimité, que leur chemin a été semé d’embûches et que leur rapport final n’a pu satisfaire certains courants, qui préféraient que l’Algérie emprunte les voies d’une transition plutôt que celle d’une élection pour détricoter l’ancien système de gouvernance et instaurer une démocratie réelle. Traiter en ennemi l’un ou l’autre, c’est perpétuer l’esprit de ce système que chacun veut définitivement abolir. Ces rivalités se nourrissent en effet de la méfiance et des craintes qui ont depuis toujours empreint le climat politique. L’adoption des lois sus-indiquées et la mise en place effective d’une autorité indépendante, qui a toujours été une revendication première de l’opposition, peuvent contribuer à la dissipation de ces inquiétudes, à renouer le lien de la confiance entre les différentes forces du champ politique national. L’instauration prochaine de cette autorité indépendante, dépositaire de toutes les prérogatives confiées auparavant à l’administration en matière de gestion du processus électoral, est un pas en effet important si ses membres et son fonctionnement sont au-dessus de tout soupçon pour dépasser la crise actuelle. Pour l’heure, déjà, l’adoption de ces textes de loi balise la voie à la convocation du corps électoral dans les prochains jours, tel que souhaité par l’institution militaire dans l’optique de la tenue d’une élection présidentielle avant la fin de l’année.
 Horizons

Cap sur la démocratie réelle 

Le processus constitutionnel aborde la dernière ligne droite. A l’approche d’un scrutin transparent, régulier et crédible, la démarche légale et consensuelle, pleinement consacrée par un dialogue inclusif associant l’Instance de médiation avec la majorité des partis politiques, de la société civile, des militants du hirak et des personnalités influentes, se dote d’une architecture qui entend combattre le pessimisme et barrer la route aux aventuriers surfant sur la déferlante du hirak et, tel que le relève El-Djeïch dans son dernier éditorial, «faisant valoir la nécessité d’une période de transition afin d’entraîner le pays dans le piège du vide constitutionnel dans une tentative d’abuser et de tromper l’opinion publique interne et étrangère, en véhiculant des idées douteuses et empoisonnées». La campagne de dévoiement tirant à boulets rouges sur l’Instance de médiation, aux magistrats et même leurs alliés accusés de trahison s’intensifie au fur et à mesure que le rendez-vous électoral s’approche. Il s’agit, dira le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, d’une «horde égarée qui veut imposer une vision altérée à la majorité du peuple algérien, en employant ses relais médiatiques à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et en mobilisant des porte-voix à travers les réseaux sociaux». Le temps de la démystification est venu pour lever le voile sur les conspirateurs de tout acabit, heureusement décapités et néanmoins présents dans des survivances partisanes si coutumiers de l’ère de la cooptation illégitime aux antipodes du verdict des urnes. L’ère des diktats, des tripatouillages des urnes et de la fabrication des présidents est révolue. L’urgence est donc dans le déroulement de l’élection présidentielle dans les «délais impartis» pour conduire l’Algérie «à bon port» et, bien évidemment, mettre en échec «les agendas suspicieux qui tentent d’entraver ce processus prometteur». La fin annoncée de cette horde, se réclamant de la démocratie réside fondamentalement dans cette nouvelle ère de démocratie réelle que l’ANP, déterminée à faire face à tous les périls, est décidée à accompagner pour «permettre au peuple algérien de relever tous les enjeux actuels et futurs». Que le peuple
algérien soit entièrement confiant que son armée tiendra parole quelles que soient les circonstances et continuera à l’accompagner à travers tout le territoire national, et tout
au long de cette phase sensible jusqu’à permettre la tenue de l’élection présidentielle dans la sécurité, la paix et la sérénité».
 Horizons

Les urnes de la stabilité

Le processus constitutionnel est en marche. L’adoption par le Conseil des ministres, présidé par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, et l’examen par l’Assemblée populaire nationale des deux propositions-clés présentées par l’Instance nationale de dialogue et de médiation, appelant à une réforme «partielle» de la loi électorale et la mise en place d’une instance indépendante de préparation et de surveillance de l’élection présidentielle, indiquent que le plus court chemin pour sortir de la crise passe par les urnes qui restent le moyen le plus sûr pour arbitrer les divergences politiques. Et pour mieux attester la voie aventureuse de ceux qui se refusent à toute consultation populaire, le caractère foncièrement antidémocratique d’une transition pleine d’incertitudes et porteuse de risque d’effondrement de l’Etat-nation rythme une campagne insidieuse d’excommunication, d’anathème et de diktat. A l’ombre d’un hirak victime d’un déficit de structuration, les adeptes du processus transitionnel s’activent à bloquer les perspectives de règlement pacifique et démocratique de la crise pour pérenniser les vieilles pratiques de la cooptation imposée par le déficit de représentativité et un poids électoral limité. A contrario, à la faveur d’un dialogue inclusif mené depuis plus d’un mois par l’Instance de médiation, le consensus se forge parmi la classe politique et les personnalités nationales acquises à la tenue d’une présidentielle au plus vite. Cette dynamique, dira le chef de l’Etat, répond à «une demande récurrente de la classe politique concernant la mise en place de nouvelles règles à même de garantir la transparence des élections et de consacrer le processus démocratique afin de permettre au peuple de se prononcer en toute liberté et souveraineté lors de la prochaine consultation électorale pour élire le président de la République et barrer la route à l’aventurisme et à ses augures». Dans le prolongement des acquis, annonciateurs de la fin du régime prédateur, et de la poursuite de la lutte contre la corruption, la voie idoine de la présidentielle s’inscrit dans une démarche globale et mûrement réfléchie. «Les faits ont prouvé que la vision judicieuse et l’évaluation objective et rationnelle des causes de la crise que vit notre pays constituent cette raison pondérée grâce à laquelle les choses ont trouvé leur équilibre et à travers laquelle le processus constitutionnel à suivre est devenu plus visible, en dépit des circonstances difficiles qu’a traversées notre pays», a souligné le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, dans son intervention en Conseil des ministres. Arrivé à maturité, le processus constitutionnel véhicule l’espoir d’un retour à la stabilité institutionnelle fortement attendue.
 Horizons

La présidentielle en point de mire 

Près d’un mois et demi après sa création, l’Instance nationale de dialogue et de médiation se déclare en «fin de mission», au bout d’intenses efforts destinés à remettre sur les rails un processus de dialogue inclusif jugé «globalement positif». In fine, la démarche entend favoriser la convergence de visions, certes divergentes et antagoniques dans certains cas, néanmoins mues par la recherche des voies et moyens de sortir de la crise aux retombées socioéconomiques dangereuses pour l’avenir et la stabilité de la nouvelle Algérie en refondation démocratique. Les acquis du dialogue ont ainsi permis de recenser les propositions des représentants de 23 partis politiques, de 5.600 membres de la société civile, des militants du hirak et des personnalités nationales influentes. Cette base de consultations constitue l’alpha et l’oméga du rapport final, enrichi par les différentes plateformes existantes, qui a été remis hier au chef de l’Etat. Elle est appelée à se développer pour matérialiser les recommandations émises dans le rapport. A l’issue de l’audience accordée aux membres de l’Instance nationale de dialogue et de médiation, conduite par son coordonnateur Karim Younès, le chef de l’Etat a mis l’accent sur la nécessite de poursuivre les efforts et les consultations pour «former et installer une autorité indépendante chargée des élections». Dans la perspective de l’élection présidentielle, prévue à la fin de l’année en cours, cette exigence représente la voie idoine pour garantir un scrutin libre, crédible, transparent, loin de toute forme d’ingérence de quelque nature que ce soit. Composée de magistrats, d’avocats, de syndicalistes et d’universitaires, elle dispose d’une autonomie financière et d’une personnalité morale dans l’exercice des missions d’organisation et de surveillance du processus électoral, à commencer par l’établissement des cartes des électeurs jusqu’à la proclamation des résultats définitifs. L’autre recommandation porte sur la révision «partielle» de la loi électorale qui propose l’abandon de la clause des 600 parrainages d’élus et la détention d’un diplôme universitaire «pour éviter les derniers scénarios des candidatures non sérieuses», tel que le précise le coordonnateur de l’Instance.
 Horizons

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 Ministère de la Santé 
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, présidera, le 23 octobre  à 8h, à l’hôtel El Aurassi (Alger), la 5e rencontre annuelle du Réseau national des registres du cancer.

 

Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, organisera une conférence, le 24 octobre  à 9h30, au Centre national d’études et de recherche sur le mouvement national et la Révolution du 1er Novembre 1954.

Ministère du Commerce
L’Algérie participera à une exposition spécifique du 6 au 12 novembre à Niamey (Niger). A cet effet, une caravane des produits algériens prendra la route aujourd’hui à 9h30 depuis la Safex (Pins maritimes, Alger).

 

Opéra d’Alger 

L’Opéra d’Alger lancera un nouvel espace baptisé «Café de l’Opéra» qui sera inauguré par l’écrivain et romancier Waciny Laâredj le 26 octobre à 17h.

 

ANVEREDET

Le Polytechnic Innovation Center PIC de l’Ecole nationale polytechnique (ENP) d’Alger, en collaboration avec l’Anverdet, organisera, du 21 au 24 octobre à l’ENP d’Alger, un atelier sur la négociation des contrats de licences de brevets académiques assuré dans le cadre du programme Team du CLDS-USA pour les laboratoires de recherche universitaire.

 

Opéra d’Alger 

L’Opéra d’Alger lancera un nouvel espace baptisé «Café de l’Opéra». Pour l’inauguration, l’écrivain et romancier Wacini Laâredj animera, le 26 octobre à 17h à cette occasion, une conférence sous le thème  «L’Opéra et la musique dans ses œuvres, entre nécessité et besoin».

 

Boutique La Miellée
La boutique «La Miellée» de Dély Ibrahim organisera, le 26 octobre prochain, à partir de 10h, une journée de dégustation de miel. 14 variétés seront proposées au public.

Institut Cervantès
L’Institut Cervantès d’Alger accueillera, le 28 octobre prochain, à 19h, un concert de musique andalouse de Lamia Aït-Amara.

Conseil de la concurrence

Le Conseil de la concurrence organise, avec l’appui de la CNUCED, le 28 octobre à l’hôtel Sofitel (Alger), à 8h30, une journée d’étude sur «la problématique de la concurrence dans le contexte de l’économie numérique».

 Polytechnic Innovation Center 

Le Polytechnic Innovation Center, en collaboration avec l’Anvredet, organise, jusqu’au 24 octobre à l’ENP d’Alger, un atelier sur la négociation des contrats de licences de brevets académique.

Musée du Moudjahid
Dans le cadre de l’émission «Rendez-vous avec l’histoire», le Musée national du moudjahid organise, le 23 octobre  à 10h, au lycée Ibn Ness à Sidi M’hamed (Alger), la 221e rencontre dans le cadre de la célébration du 65e anniversaire de la réunion du groupe des six chefs historiques.

Forum d’Echaâb
Le forum d’Echaâb recevra,  le 23 octobre à 11h, Saïd Ayachi, président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, et Boudjemaâ Souilah, pour débattre de la cause sahraouie.

Agence nationale de sang
L’Agence nationale de sang célèbrera,  le 23 octobre à 8h30, à l’hôtel El Aurassi (Alger), la Journée nationale des donneurs de sang.

DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale diffusée sur les ondes de la Radio Chaîne I à 16h sera consacrée le 23 octobre  aux questions des auditeurs sur «la distance de sécurité entre deux véhicules».

Direction de la pêche d’Alger
La Direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya d’Alger, en collaboration avec le club de plongée sous-marine El Mordjane, organisera, le 26 octobre à 8h30, au port de pêche et de plaisance d’El Djamila (Alger), une journée de nettoyage des fonds marines des plages et du port.

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à répondre en masse à l’appel du cœur.

 

Football

Sports Divers

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