L'éditorial
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Vendredi 18 Octobre 2019
Journal Electronique

Le temps du consensus 

L’idée d’un consensus, tributaire de concessions réciproques, fait son chemin. Au-delà des divergences, la société civile se veut un instrument idoine de convergence de «toutes les initiatives, sans exception», pour dégager rapidement une «solution consensuelle» pour sortir de la crise politique. Elle entend ainsi œuvrer au rapprochement des points de vue de tous les acteurs, en réussissant le tour de force de rassembler autour de la même table les représentants des deux pôles de l’opposition aux feuilles de route diamétralement opposées. A la première rencontre de concertation des Dynamiques civiles, regroupant des partis politiques et des personnalités nationales, la prise de conscience de l’urgence d’un dialogue et de l’unification de tous les efforts est de plus en plus nette. Elle est dictée par «l’impératif d’aller de l’avant pour le règlement de la crise que traverse le pays», a souligné le président du Syndicat national des praticiens de la santé publique et coordinateur national de la Confédération des syndicats autonomes, Lyès Merabet, appelant les étudiants et les jeunes à structurer le hirak pour rejoindre le dialogue. Cette dynamique accompagne la démarche consensuelle de l’Instance de médiation allant à la rencontre des jeunes du hirak, des syndicalistes, des représentants de la société civile, des compétences, des personnalités nationales et des partis politiques. Des chefs de file de l’opposition ont exprimé leur conviction que seul le dialogue, en tant que vertu civilisationnelle, et une présidentielle dans les meilleurs délais constituent une issue à moindre coût à la crise aux conséquences économiques et sociales douloureuses, nonobstant la nécessité de favoriser le retour à un climat apaisé. Le processus de dialogue s’intensifie et s’enrichit donc de feuilles de route multiples, appelées à constituer le socle de la «solution consensuelle» pour une refondation démocratique de l’Algérie nouvelle.
Horizons

Ce dialogue qui dérange

Le processus de dialogue, aux assises de plus en plus fortes, vient à déranger les reliques de la bande mafieuse et les infiltrés du hirak hantés par la perte d’un instrument de pression et d’un fonds de commerce inespéré. Il dérange effectivement les reliques d’une minorité, installée dans une logique aventurière de nihilisme sans limite, et des militants de la 25e heure du hirakisme qu’ils ont rejoints en coordonnateur de la campagne électorale d’un candidat à la présidentielle avortée du 18 avril 2019. Cette caste d’infiltrés, reconvertie en porte-voix du hirak domestiqué, souffre objectivement de la perte de crédibilité qui frappe tout aussi bien les apôtres du vide institutionnel et constitutionnel usant de diktat et préférant les dividendes de la cooptation aux vertus du libre choix du peuple de son destin à travers les urnes du changement démocratique. Le diktat a également sévi à l’encontre d’un membre du panel accusé de «trahison» et forcé à la démission et contre toutes les voix contraires. La culture de l’anathème et de l’excommunication a particulièrement ciblé le président de l’instance de médiation et de dialogue, victime d’une campagne odieuse qui n’a pas épargné sa vie privée. Le dialogue inclusif et sans exclusion se poursuit inexorablement pour promouvoir un débat démocratique associant la classe politique, l’intelligentsia et la société civile. Les rencontres entre l’instance de médiation et des militants du hirak de différentes wilayas, des représentants d’un syndicat d’étudiants, des personnalités nationales et des leaders politiques confortent cette démarche consensuelle. Des leaders de l’opposition que l’on peut soupçonner d’opportunisme pour avoir dit haut et fort leur refus du 5e mandat, à l’image du président de Talaie El Hourriyet et de Jil El Djadid, ont plaidé l’urgence d’un dialogue consensuel «porteur de solutions» et de l’élection présidentielle considérée comme «la voie la plus réaliste, la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse».

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Mesures concrètes

En attendant l’issue à la crise que connaît le pays, le gouvernement en place doit, de par les missions constitutionnelles qui lui sont dévolues, poursuivre la gestion des affaires du pays dans un contexte socioéconomique marqué, d’une part, par une crise financière nécessitant la prise de décisions adéquates et des solutions concrètes aux fins de maintenir les équilibres macroéconomiques, et, de l’autre, préparer l’environnement idoine pour la réussite de la rentrée sociale, scolaire et universitaire. Mercredi dernier, le Conseil de gouvernement a passé en revue ces dossiers importants et en est sorti avec une feuille de route sur la base de l’évaluation de l’état d’avancement des préparatifs de la rentrée sociale et des mécanismes préconisés pour endiguer le déficit de la balance des paiements, dans la perspective d’optimiser au maximum le recours aux réserves de change. Il y a été notamment relevé la consolidation de la carte nationale pédagogique avec la réception et la mise en service de dizaines d’établissements, tous paliers confondus. Ainsi, 656 nouvelles structures dans le secteur de l’éducation seront opérationnelles dès la rentrée, soit 426 écoles primaires, 137 collèges et 93 lycées, avec en perspective la réception de 161 établissements avant le terme de cette année. Idem pour les secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle qui verront leurs bases infrastructurelles renforcées. L’impact de ces programmes, qualifiés d’exceptionnels, est significatif à plus d’un titre, dès lors qu’en plus de la nature de leur répartition sous-tendant la réduction des déséquilibres constatés sur la carte pédagogique, leur entrée en service permettra de diminuer la surcharge des classes dont souffrent certaines régions du pays. Sur le plan économique, le gouvernement a fait de la rationalisation des dépenses une priorité. Une urgence face à laquelle un ensemble de leviers et de mesures a été mis en place pour réduire le déficit de la balance des paiements et partant préserver les réserves de change. L’heure est, en effet, à l’action et les décisions prises lors de la réunion du gouvernement ne tolèrent aucune tergiversation, surtout lorsqu’il s’agit de booster l’élan visant à éviter au pays les contrecoups de la crise financière. Privilégier et renforcer l’outil national chargé de l’acheminement des importations de produits à large consommation et l’accroissement des capacités nationales de stockage, notamment des céréales, constituent, entre autres, les mesures concrètes prises à même de réduire significativement les coûts des importations. La rentrée sociale et la santé financière du pays sont deux défis que le gouvernement de Bedoui prend à bras-le-corps. Elles sont même une mission prioritaire.


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La parole aux jeunes

Des jeunes du hirak de diverses wilayas du pays, reçus par l’instance de médiation, s’engagent résolument dans la voie du dialogue ouvert à toutes les composantes de la société, aux personnalités nationales et à la classe politique. La démarche consensuelle se renforce et tire sa légitimité d’une représentation plurielle qui lève le voile sur le hirak privé délibérément de toute représentativité pour servir l’agenda d’une minorité tutélaire rêvant du chaos institutionnel. Les sans-voix de l’Algérie profonde retrouvent les vertus d’une expression libre de toutes les chapelles disqualifiées, faut-il le rappeler, par les animateurs du hirak transpartisan dégageant, à Oran, un responsable d’un parti de l’opposition prenant la tête de la marche pacifique. Un sort réservé déjà à tous les responsables de parti en quête de crédibilité ou, tout au moins, de redéploiement. La parole est donc aux hirakistes de la base en alternative au démantèlement du régime finissant et à la faillite des partis, toutes tendances confondues, impuissants à empêcher la dérive dictatoriale et prédatrice. Cette ouverture à «toutes les franges de la société», proclamée par le coordonnateur de l’instance de médiation, Karim Younès, consacre la réalité du terrain qui réhabilite le droit à la parole confisquée, politiquement et idéologiquement, du hirak et des larges couches de la société longtemps marginalisées. C’est pourquoi le déploiement de l’instance de médiation dans toutes les wilayas traduit cette volonté de donner une chance à tous les acteurs appelés à exprimer leurs visions du changement en faveur de la nouvelle Algérie en construction. Des rencontres ont, à cet effet, eu lieu avec les dirigeants du Front El-Moustakbal et de Talaie El Hourriyet qui ont soutenu l’urgence d’un dialogue sans exclusive pour la tenue d’une présidentielle tributaire de mesures d’apaisement. Cette démarche a été également défendue par le conseil du cheikh Ba Abderrahmane El-Kourthi, représentant la haute-instance des notables de la vallée du M’zab, acquis au «processus de dialogue tel qu’un cadre civilisationnel pour sortir de la crise». La démarche consensuelle prend de l’épaisseur.
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Le devoir de fidélité 

La commémoration du double anniversaire du déclenchement de l’insurrection du 20 août 1955 et, un an plus tard, de la mise en place d’une plateforme de lutte au congrès de la Soummam rappelle le lourd héritage de l’Algérie combattante forte de la détermination inébranlable d’un peuple uni d’arracher des griffes du système colonial, l’un des pires jamais vu dans l’histoire de toute l’humanité : le droit à une existence souveraine. Plus de 63 ans après le virage de la Révolution en marche, le devoir de mémoire, travesti par les négationnistes et les nostalgiques d’une ère à jamais révolue, dicte le sursaut démocratique de la nouvelle Algérie dont le rayonnement civilisationnel est puissamment porté par l’humus révolutionnaire de l’une des plus grandes révolutions dans le monde. Tout comme hier, la génération du hirak populaire, en digne héritière de la génération des libérateurs, se revendique des nobles idéaux de liberté, de justice et de dignité. Face aux nouveaux défis, le «devoir de fidélité» impose la nécessite de préserver les fondements unitaires de l’Etat-nation gravement menacé par les turpitudes d’un régime clanique et prédateur. «Ma conviction est que l’Algérie forte et inexpugnable pour laquelle se sont sacrifiés les chouhada et tant vénérée par ses enfants exige, plus que jamais en cette conjoncture particulière, une hiérarchisation des priorités afin d’éviter des conséquences incertaines, quand bien même leurs prémices sont perceptibles», a affirmé le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, dans un message adressé à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du Moudjahid. Le «devoir de fidélité» s’accompagne du devoir de dialogue inclusif et sans exclusion jugé incontournable pour «la réalisation du plus large consensus national possible permettant au peuple algérien d’exercer sa souveraineté à travers une élection présidentielle crédible et incontestable». L’appel solennel du chef de l’Etat «à toutes les bonnes volonté», légitimé par une adhésion populaire et un soutien croissant des acteurs politiques, se renforce par la démarche consensuelle entreprise par l’instance de médiation souveraine et indépendante et le conseil consultatif des sages et des personnalités nationales mobilisés pour promouvoir un débat démocratique porteur d’espoir de dénouement heureux de la crise. «Je suis profondément convaincu que les développements positifs et encourageants que connaît la scène nationale sont la preuve de la capacité de notre grand peuple, qui a réalisé des miracles, à s’inspirer de son génie collectif pour surmonter la conjoncture actuelle et construire un avenir meilleur et prometteur pour nos citoyens et générations futures», a souligné le chef d’Etat. L’avenir de l’Algérie en dépend.
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Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 Ministère de l’Agriculture

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Cherif Omari, présidera le 17 octobre  à 8h30 au niveau de la Chambre nationale de l’agriculture (CNA) sis à El-Mouhammadia, les Pins-Maritimes Alger, la cérémonie officielle de célébration de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA).

Ministère de la Solidarité nationale 
La ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme procèdera le 17 octobre à 13h30 à la Salle Ibn Zeydoun sis à Office Riadh El-Feth à la clôture des travaux du salon national de la micro-activité.

Ministère du Tourisme

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelkader Benmessaoud, a rendu le 20 et le 21 octobre une visite de travail et d’inspection dans les wilayas de Aïn Defla et Oran.

 

 

Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, effectuera le 21 octobre, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Jijel.

Ministère de la Culture

Le 11e Festival culturel international de musique symphonique aura lieu jusqu’ au 17 octobre à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh.

 

Ministère de la Jeunesse et des Sports
Le ministère de la Jeunesse et des Sports organise  les 16 et 17 octobre à 9h30, à l’OCO Mohamed-Boudiaf (Alger), une rencontre nationale sur le rôle des cellules d’écoute et de prévention «santé jeunesse».

Ministère de la Santé

A l’occasion de la Journée nationale de lutte contre la rage, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière organise un workshop sur la rage jusqu’au 17 octobre à l’hôtel Aurassi (Alger).

 

ANP
La direction régionale de l’information et de la communication de la 1re Région militaire organise jusqu’au 17 octobre au niveau de l’Ecole supérieure de la gendarmerie nationale Chahid Mouaz-Mohamed Zéralda, le championnat national militaire de karaté-do. L’ouverture aura lieu aujourd’hui à 8h.

 

Ambassade d’Italie en Algérie
L’ambassade d’Italie à Alger organise jusqu’ au 18 octobre au palais de la culture Moufdi-Zakaria, l’exposition «Leonardo Opera Omnia» à l’occasion du 500e anniversaire de la mort de Leonardo da Vinci.

 

Wilaya d’Alger
Sous l’égide du wali d’Alger, l’Office national des parcs sportifs et d’attraction organisera, du 17 au 19 octobre à 9h, un concours national hippique de saut d’obstacles au niveau du club hippique du Caroubier (Alger).


Institut Pasteur
L’Institut Pasteur d’Algérie organise jusqu’au 20 octobre au niveau de l’annexe de l’Institut Pasteur à Sidi Fredj (Alger), un «cours international sur la cartographie et la modélisation relative aux maladies à transmission vectorielle» s’inscrivant dans le cadre du projet euro-méditerranéen Medi-Labsecure.

Salon international de l’art culinaire
Le 3e Salon international de l’art culinaire, sous le thème «cuisine et santé», se déroulera jusqu’au 20 octobre à la Safex pavillon S (Alger).

Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger lancera un nouvel espace baptisé «Café de l’Opéra» qui sera inauguré par l’écrivain et romancier Waciny Laâredj le 26 octobre à 17h.

 

UGCAA
L’Union générale des commerçants et artisans algériens, en coordination avec la Fédération nationale des géomètres métreurs et topographes, organisera, le 17 octobre  à 10h30, au siège de l’Union, à Alger, la cérémonie de signature d’un accord avec les représentants du Tribunal international pour le règlement des différends.

 TNA

Le Théâtre national algérien, en collaboration avec l’ambassade suisse à Alger, organise, le 16 octobre  à 18h, un monologue intitulé «Loubna», interprété par Nastasja Tanir.


Front El Moustakbel
Le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaïd, animera, le 19 octobre, à 10h, à la maison de jeunes Baztami-Redouane de Tindouf, une conférence de presse.

 Office des parcs sportifs
Sous le patronage du wali d’Alger, l’Office national des parcs sportifs et d’attraction organise du 17 au 19 octobre à 9h, un concours national hippique de saut d’obstacles au club hippique du Caroubier (Alger).

 

Football

Sports Divers

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