L'éditorial
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Vendredi 07 Août 2020
Journal Electronique

Une Constitution consensuelle et pérenne

Le chantier de la révision de la Constitution entame un virage décisif pour l’avènement du «nouvel Etat». L’exigence d’un changement radical, revendiqué par le hirak, impose la constitutionnalisation du mouvement citoyen porteur de valeurs civilisationnelles et citoyennes internationalement consacrées en modèle intangible. Dans cette dynamique de renouveau, toute modification constitutionnelle du statut de tamazigh, consacrée langue nationale, est également exclue pour consolider les fondements unitaires et démocratiques de l’Etat national. Le processus de refonte avance méthodiquement, à la faveur du dialogue national qui n’a pour seule limite que les questions fondamentales à l’unité nationale et à l’identité non négociables. Un nouveau pas a été effectué, lundi, avec la présentation d’un exposé par la délégation du comité d’experts, présidée par le professeur Ahmed Laraba, qui a été reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Malgré la pandémie, des avancées réelles ont été enregistrées non seulement dans le renforcement du dialogue national, impliquant les personnalités nationales et académiques, les partis politiques, les organisations sociales et professionnelles, le Conseil des droits de l’homme et les représentants de la société civile participant avec près de 2.500 propositions d’enrichissement de la mouture de l’avant-projet. La démarche participative est un immense acquis pour la consécration d’une «Constitution constitutionnelle» qui tire des enseignements des expériences passées et jette les fondements de la nouvelle République. «Tout un chacun est le bienvenu», dira le président de la République, pour contribuer à la naissance d’une nouvelle Algérie porteuse d’un changement du mode de gouvernance inscrit dans les 6 chapitres inhérents aux droits et aux libertés, à la séparation des pouvoirs, au pouvoir judiciaire conforté par la non-participation du ministre de la Justice et du procureur général au Conseil suprême de la magistrature, à la Cour constitutionnelle en remplacement du Conseil constitutionnel, à la transparence et la lutte contre la corruption et, enfin, à l’Autorité nationale indépendante des élections. Tout n’est pas parfait, mais pour la première fois, les bases d’une Constitution «consensuelle et pérenne» sont jetées. 

Horizons

La bataille de l’après-pandémie

Les retombées de la crise sanitaire sur l’économie nationale et les perspectives de sa relance occupent le devant de la scène. Ces questions majeures ont été examinées hier par le Conseil des ministres, sous la présidence du chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, qui a instruit le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, de préparer un rapport détaillé sur les répercussions de la pandémie sur l’économie nationale. La commission de sauvegarde, instituée à cet effet le 22 juillet, a été chargée de procéder à une évaluation réaliste et de formuler des propositions concrètes. Dans un esprit de concertation, la démarche vise surtout à préserver l’outil de production et les postes d’emploi pour appréhender, dans des conditions adéquates, la bataille de l’après-pandémie. Au cours de cette réunion du Conseil des ministres, la question désormais incontournable du devoir de protection du corps médical et du personnel de la santé, indissociable du droit à la santé des citoyens, occupe une place importante pour mettre fin au cycle d’agressions physiques et morales. Un durcissement des sanctions pénales a été préconisé par le président de la République pour combattre avec l’efficacité voulue des pratiques politiquement condamnables et moralement réprouvables. La nouvelle Algérie entend amortir le choc sanitaire pour remettre en route la locomotive économique. Elle en a les moyens financiers, humains et matériels. La disponibilité des sources de financement du plan de relance (65 milliards de dollars en réserves de change, 35 milliards de recettes pétrolières et 25 milliards de dollars en valeur ajoutée issus de l’agriculture), la recherche de niches autres que les recettes pétrolières, la volonté de réduire dès cette année de 20% la dépendance aux hydrocarbures et la récupération des fonds gelés, notamment chez les Douanes, autorisent tous les espoirs d’un changement radical de l’économie nationale. Celle-ci est fondée sur l’optimisation des potentialités minières et énergétiques, le développement de l’agriculture saharienne et le renforcement des petites et moyennes entreprises, des start-up et des micro-entreprises. La nouvelle économie compétitive appelle une réforme en profondeur du système fiscal, basé sur le sens de l’équité et destiné à favoriser la diversification des sources financières. Elle nécessite aussi une refonte de la Sonatrach qui se prépare à un «audit profond» organisationnel et à la mise en place des textes d’application de la nouvelle loi sur les hydrocarbures «prêts et effectifs» à partir de septembre. Cette nouvelle approche traduit le visage de l’Algérie sereine et ambitieuse.
Horizons

L’Opep est sur la bonne voie

L’ Opep, qui fête ses 60 ans, se porte mieux. A l’heure du repli sur soi et du protectionnisme ombrageux des chantres du libéralisme en crise, le modèle de multilatéralisme dont elle est l’un des membres les plus fidèles atteste de la solidité des mécanismes de gestion et de coopération à toute épreuve. L’Opep unie et solidaire a résisté aux effets de la pandémie qui a terrassé les économies les plus fortes. Elle a fait preuve d’un esprit d’engagement sans faille dans le règlement de la crise internationale. «Nous disposons des outils pour répondre à l’urgence», a souligné le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Sanusi Barkindo, dans la dernier bulletin mensuel de l’Organisation pétrolière. Les acquis historiques des accords d’Alger de 2016 et d’avril 2020 sont confortés par la démarche consensuelle qui a caractérisé la 179e conférence ministérielle tenue sous la présidence algérienne en juin dernier. Sous le sceau de la normalisation, le retour en force des 23 membres de l’Opep+ signataires de la «Déclaration de coopération» a donné des résultats tangibles dans la voie de la stabilisation du marché international profitable aux producteurs et aux consommateurs. La grande famille de l’Opep est sur «la bonne voie», assure le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, lors de la 20e réunion du comité ministériel mixte tenue le 22 juillet. L’optimisme renaît à la faveur de l’esprit d’engagement sans faille marqué par un «excellent taux de conformité des producteurs», atteignant 107%, et la mise en place d’un système de compensation pour les pays qui n’ont pas pu atteindre ce taux en mai et juin. Toutes les conditions d’une reprise salutaire pour tous sont là : une belle discipline collective qui ne désespère par de rallier d’autres producteurs, le recul à son plus bas niveau des stocks américains, les réductions volontaires de certains pays membres et les mesures d’urgence de réduction drastique de la production à court et moyen terme. L’Opep revient de loin et peut appréhender, dans de meilleures dispositions, les incertitudes d’une deuxième vague de la pandémie. Elle dispose d’un programme rigoureux de suivi des conditions du marché, des niveaux de production et d’évaluation de la conformité. «Nous avons un cadre de travail solide et nous le mettons en œuvre étape par étape», a estimé l’Opep qui a désormais son destin entre ses mains.

Horizons

La Libye  à l’épreuve d’une somalisation

La Libye doit nécessairement et impérativement apprendre de l’expérience syrienne qui, au sortir de son cauchemar, a puisé dans ses ressources pour tourner la page de la déstabilisation et du chaos programmé. Sur le chemin de la stabilité et de la paix, la Syrie a résolument mis le cap sur la voie des urnes pour régler définitivement la crise provoquée par l’intervention militaire occidentale et les puissances régionales en guerre de leadership. L’échec de la solution militaire, et l’issue syrienne est là pour le prouver, dicte l’urgence d’un retour à la table des négociations pour les belligérants libyens, interpellés en premier chef par le devenir de leur pays, hanté par le spectre de la syrisation et, au pire, par la somalisation en marche. Dans cette guerre par procuration, tous les ingrédients sont réunis pour une escalade aux retombées désastreuses pour les pays de la région et de l’Europe voisine, confrontée au flux migratoire et à la montée de la menace terroriste à ses frontières. Le face-à-face tragique entre les deux belligérants, décidés à franchir le Rubicon de Syrte, la présence des mercenaires et des troupes étrangères, les appels à l’intervention militaire, l’engagement armé des tribus jusque-là tenues à l’écart du conflit fratricide, l’afflux et le trafic d’armes suscitent les pires inquiétudes attestées par la violation des décisions du Conseil de sécurité, notamment pour ce qui concerne le maintien de l’embargo sur les armes et le sabordage du compromis de Berlin. «Les chars et les canons ne peuvent pas être une solution à la crise libyenne», a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, en visite en Russie, appelant à la cessation des hostilités et au retour à la table des négociations. Cette position est partagée par son homologue Sergei Lavrov qui a mis en exergue, lors de la conférence de presse conjointe, le «rôle primordial» de l’Algérie dans la recherche d’une solution politique dans l’intérêt exclusif du peuple libyen. A équidistance des belligérants et de toutes les parties étrangères, forte de la confiance de toutes les tribus et de tous les responsables libyens, elle s’attelle a renouer les fils du dialogue interlibyen. Prête à organiser le dialogue interlibyen, l’Algérie, dont le rôle «axial» est reconnu par tous, multiplie les concertations avec les pays voisins et d’autres pays comme la Russie, la France et la Turquie pour mettre fin à cette impasse dangereuse et forger un consensus sur la nécessité d’une solution politique.
 Horizons

Tous médecins !

La campagne nationale de soutien aux médecins bat son plein pour rendre justice au corps médical victime de l’insouciance, de l’incivisme et du comportement criminel de certains individus. Derrière ce phénomène étranger aux valeurs nationales de solidarité, d’entraide et de fraternité, érigées en modèle de citoyenneté dans le hirak, la guerre de l’ombre mobilise les faiseurs de chaos et de la fitna, douloureusement vécue par le peuple algérien pendant la décennie sanglante. Après avoir perdu la bataille de la légitimité constitutionnelle, les tenants de l’extrémisme religieux et identitaire partent à l’assaut contre le secteur névralgique de la santé publique défendue, de jour comme de nuit, par les blouses blanches. Sous le mot d’ordre évocateur «Tous avec les médecins», initiant la campagne nationale de soutien lancée par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, la consolidation du front interne contribue au renforcement des capacités immunitaires de la nouvelle Algérie dignement représentée par le corps médical en première ligne dans le combat décisif contre la pandémie. Les dignes héritiers de l’Algérie combattante, victorieuse de la barbarie coloniale et terroriste, méritent tout le respect pour les sacrifices et le courage exemplaire dont ils ont fait preuve durant cette dure épreuve, malgré les attaques incessantes et les pressions de toutes sortes. Ils ont tout donné pour offrir une prise en charge efficace aux patients, sans être payés en retour d’une reconnaissance à hauteur des sacrifices et des efforts colossaux consentis sans interruption depuis de longs mois d’abnégation et de dévouement sans pareil. Ils ont donné tout ce qu’ils ont de plus sacré et de plus cher : leur vie personnelle et la vie en famille sacrifiées pour l’accomplissement de la noble mission de sauvegarde de la santé publique. Ils sont au front en victimes de l’indignité des agresseurs impénitents, passibles de lourdes peines, et de la pandémie. Près de 44 décès, alors que 2.300 contaminés ont été enregistrés dans le corps médical, selon le ministère de la Santé. C’est le cas du Pr Si Ahmed El Mehdi, du Dr Boudissa Wafa et de l’ambulancier Tahli Djamel, décorés à titre posthume de l’ordre d’El Achir en hommage aux sacrifices consentis. Il est donc temps pour que la société se mobilise davantage pour protéger les médecins, les infirmiers et infirmières et le personnel de l’administration garants, en ultime rempart, du droit à la vie et à la santé pour tous.
 Horizons

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Santé

Environnement

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Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 AFIC 2020

Le Forum africain sur l’investissement et le commerce AFIC 2020 aura lieu les 10 et 11 octobre à l’hôtel Sheraton d’Alger, sous le thème «Transformation énergétique, l’économie alternative».

 

Exposition  virtuelle

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Algérie Télécom

Algérie Télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algerietelecom.dz
Les nouveaux demandeurs de ligne pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation, et les abonnés professionnels pourront signaler le dérangement de leur ligne directement sur le site web sans déplacement.

Direction de la culture de Tizi Ouzou
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou fait part du report du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours du Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. Le délai de dépôt des candidatures à ces deux manifestations est donc prorogé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang.

Fédération algérienne de voile 
Le premier stage des sélections algériennes de voile se déroulera la mi-août à l’Ecole nationale des sports nautiques et subaquatiques d’Alger-Plage (Est).

Football

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