L'éditorial
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Vendredi 22 Novembre 2019
Journal Electronique

Responsabilité

Demain, avec le début officiel de la campagne électorale, la solution de sortie de crise par la voie constitutionnelle négocie un tournant important avant le scrutin du 12 décembre qui va dessiner le proche avenir du pays. Les cinq candidats, dont les dossiers ont été successivement validés par l’Autorité nationale indépendante des élections et le Conseil constitutionnel, entreront en lice pour conquérir un électorat qu’ils doivent convaincre doublement. Ils auront d’abord, en effet, à sensibiliser les citoyens à l’importance de ce rendez-vous électoral pour sortir le pays de l’impasse politique dans laquelle il est embourbé, et, ensuite, amener la majorité d’entre eux à se rendre aux urnes le jour du scrutin. Vaincre le phénomène abstentionniste qui caractérise les scrutins en Algérie et même ailleurs est le défi primordial à relever. Chacun d’eux aura aussi à déployer tout son arsenal de séduction pour amener les Algériens à adhérer à son programme politique et voter en sa faveur. Les cinq prétendants à la magistrature suprême du pays ont déjà commencé, pour certains, à rendre publiques les grandes lignes de leurs programmes électoraux, tout en appelant les électeurs à participer massivement au rendez-vous du 12 décembre. Des électeurs qui ont, pour bon nombre, exprimé leur adhésion à la prochaine échéance en organisant des marches de soutien à travers plusieurs villes du pays. Dès demain, les postulants à la magistrature suprême auront toute latitude de s’adresser au plus grand nombre à travers les médias, publics et privés, qui sont astreints par la loi à leur ouvrir équitablement tribune. Le tirage au sort du programme d’intervention de ces candidats dans les médias audiovisuels s’est déroulé jeudi en présence des cinq candidats et sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections, dont le président a assuré que tous les moyens techniques et humains sont mobilisés pour le bon déroulement de la campagne électorale, s’engageant à accomplir son rôle légal et de contrôle dans le cadre des missions qui lui sont confiées. De son côté, l’Arav a appelé les médias audiovisuels et électroniques à informer les citoyens avec «responsabilité» et à faciliter l’accès des candidats à l’opinion publique nationale, en Algérie et à l’étranger, en toute objectivité, transparence et équité. Chacun des cinq candidats en lice aura jusqu’au 8 décembre prochain pour faire pencher la balance de son côté.
 Horizons

Justice et égalité 

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. C’est le cas de le dire pour ce qui concerne le dossier sensible de l’emploi qui suscite l’intérêt grandissant du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, appelant à la régularisation impérative et définitive des contrats de pré-emploi qui touchent une partie importante de la jeunesse. Une vision globale, adaptée aux réalités du marché, fonde la nécessité de conforter les passerelles entre l’administration et l’entreprise au profit de cette catégorie de la société. Cette priorité dicte une prise en charge rigoureuse des jeunes bénéficiaires au menu de la réunion interministérielle, présidée par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, effectuant une radioscopie complète pour la mise en œuvre d’un plan d’action qui objective les critères et un échéancier bien défini pour permettre, dès novembre 2019, le lancement du processus notamment dans les secteurs porteurs de l’éducation nationale, de la santé, des collectivités locales et de la jeunesse et des sports. Ce n’est que justice pour les jeunes travailleurs, souffrant de précarité et désormais réhabilités à la place qui sied à leur contribution efficace à l’enracinement de la mission de service public. En vertu de l’Etat de droit qui consacre l’égalité citoyenne et la solidarité nationale, cette intégration méritée s’interprète comme une juste réparation d’une situation inconcevable. Dans le Sud, cet engagement de l’Etat prévaut pour combattre le chômage et lever les entraves en matière d’emploi. Dans une dizaine de jours, un plan détaillé sera élaboré, selon le ministre du Travail, Tidjani Hassan Haddam, porteur d’une «réflexion profonde», avec tous les secteurs concernés autour de la «refondation du système de formation professionnelle au niveau des wilayas du Sud pour une réelle adaptation des qualifications des demandeurs d’emploi aux offres de travail exprimées par les entreprises». Mais, assurément, la priorité de l’emploi au Sud, qui revient de droit à la main-d’œuvre locale et des jeunes diplômés, est l’affaire de tous. Elle exige une implication conséquente et coordonnée de tous les acteurs au niveau local.
Horizons

un enjeu majeur 

A un mois, jour pour jour, de la présidentielle de tous les enjeux, les candidats en course se préparent à partir en campagne pour la conquête de l’électorat en baromètre incontournable de leur représentativité et de la réussite du processus électoral. Si toutes les conditions de crédibilité et de sécurité des urnes sont réunies, le principal défi réside, cependant, dans cette capacité de mobilisation de la population dont les manifestations de soutien aux élections laissent espérer un engouement à la hauteur des attentes pour un changement en profondeur. La bataille électorale sera celle des programmes objectivement affinés dans les sorties sur le terrain et globalement ancrés dans les certitudes partagées par tous les candidats, s’agissant notamment de la viabilité de la solution constitutionnelle, la lutte contre la corruption, la refondation de l’Etat et l’urgence d’un changement par la voie pacifique. Mais elle se renforce aussi par le choix des alliances, dictée par le souci de procéder à un élargissement de la base électorale. Ce qui, indéniablement, renseigne sur l’implication active des autres formations politiques acquises au scrutin du 12 décembre. En rupture avec une gouvernance défaillante et avec l’ère de la légitimité révolutionnaire, la légitimité constitutionnelle est par excellence l’acte de naissance de la nouvelle Algérie qui sortira des urnes de la transparence et appelée à répondre aux urgences économiques et sociales. La consolidation de l’édifice institutionnel, garant du retour à la stabilité, favorise la relance d’une économie confrontée à des «contraintes drastiques». Le constat, dressé par l’Union nationale des entrepreneurs publics, révèle des «situations extrêmement difficiles à gérer qui hypothèquent la vie même de nombreuses entreprises». L’organisation patronale estime que «cette situation de stagnation économique, si elle venait à se poursuivre, risque d’avoir pour conséquences, notamment la déliquescence du tissu industriel national et l’aggravation du chômage qui touche de nombreux citoyens, en particulier les jeunes». A l’heure du choix de son destin, l’Algérie au-dessus de toutes les considérations n’a besoin ni de tergiversations ni de faux fuyants.
 Horizons

La fin de l’impunité

Ce n’est qu’un juste retour à la normalité et à la fonctionnalité institutionnelle. Le cri de cœur lancé par le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, traduit l’intime conviction d’un homme de justice qui a subi les foudres de la justice pervertie et aux ordres des corrompus. La fuite de l’ancien ministre de l’Energie à l’origine du démantèlement des services de sécurité et, plus fondamentalement, des restrictions et du retrait des compétences à la police judiciaire, prouve, au besoin, le coup de Jarnac porté par les tenants d’un régime autocratique et prédateur dont on mesure aujourd’hui l’étendue du pillage en règle des ressources nationales. Assurément, il s’agit d’un véritable crime commis contre la pérennité de l’Etat, sacrifiée sur l’autel des intérêts sordides de la bande prédatrice qui n’a pas hésité à détruire toute une institution participant activement à la défense de la République et à s’attaquer sans vergogne aux fondements de l’Etat nation «juste pour sauver une personne», a relevé le ministre de la Justice, sonnant l’urgence de la réhabilitation de la police judiciaire, débarrassée de toutes les entraves dans l’accomplissement de ses missions. A cet effet, en concertation avec le ministère de la Défense, le ministère de la Justice a apporté un amendement au code de procédure pénale qui bannit l’empêchement des officiers de la sécurité de l’armée d’enquêter sur les affaires de corruption, sous le fallacieux prétexte de la «plainte préalable des organes sociaux de l’entreprise économique», destinée, en fait, à protéger la faune des prédateurs. Cette manière de faire est considérée, à bon escient, comme «une véritable entrave juridique» dans la lutte contre le crime économique qui connaît actuellement un développement sans précédent, revendiqué par le peuple et salué comme il se doit par la classe politique. La fin de l’impunité et le combat contre la corruption tentaculaire, en socle de l’Etat de droit, consacrent les bases fondamentales de la nouvelle Algérie attachée à défendre les principes d’égalité citoyenne et de justice sociale.
 Horizons

Le renouveau au bout de l’urne

La nouvelle Algérie, estampillée au hirak des espoirs du changement radical, s’enracine dans le scrutin de la rupture avec la mal gouvernance génératrice d’injustice et de la dilapidation à grande échelle des ressources nationales. Le point nodal du passage à la nouvelle ère démocratique s’articule autour de l’Autorité nationale indépendante des élections, garante de la transparence, de l’impartialité et de la crédibilité du processus électoral aux conditions de réussite optimales. La fin de l’omnipotence d’une administration aux ordres, de la tutelle politique et de la fraude, rendue impossible à la faveur du nouveau «système informatique» et de l’assainissement du fichier électoral, conforte les chances d’une présidentielle «régulière et démocratique» et du choix souverain et libre du peuple aux antipodes de la marque de fabrique des présidents désignés par les laboratoires du viol des urnes. L’engagement de l’Armée nationale populaire aux côtés du peuple et déterminée à protéger son choix inaliénable se manifeste dans la volonté de sécurisation des urnes pour permettre une compétition ouverte entre les 5 candidatures validées par le Conseil constitutionnel. A l’orée de la campagne électorale qui sera officiellement lancée le 17 novembre, les prémices d’un débat démocratique accompagnent le sursaut populaire et la mobilisation citoyenne dans l’Algérie profonde acquise à la présidentielle du 12 décembre, bien loin du diktat d’une minorité aux desseins maléfiques. La fête démocratique porte l’engagement des 5 candidats de favoriser une alternance dans un climat de sérénité et de quiétude, bannir toute forme de violence, protéger les acquis du hirak et amorcer le renouveau aux couleurs des idéaux de Novembre. Ce dénominateur commun des candidats, placés sur un pied d’égalité, concrétise l’urgence d’une charte d’éthique, proposée pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie par l’Anie aux candidats et aux médias pour impulser une campagne propre, intègre et équitable. Attendue avant le déroulement de la campagne électorale, cette charte est la locomotive d’un débat contradictoire débarrassé des pratiques de l’anathème et centré sur les véritables préoccupations des citoyens aspirant légitimement à une vie meilleure.
 Horizons

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

 Conseil de la nation

Le Conseil de la nation reprendra ses travaux en séance plénière à partir de dimanche prochain par la présentation du projet de loi de finances 2020 (PLF 2020), suivie, le lendemain, du débat du projet de loi, puis de la présentation et du débat du projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative aux lois de finances.

Ministère des Transports
Le 4e Salon international du transport et de la logistique, qu’organise la CACI en partenariat avec la Safex au Palais des expositions (Alger), prendra fin le 21 novembre.

Ministère de la Santé
Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière lancera la campagne de dépistage du diabète et de l’HTA et leurs complications du 21 au 23 novembre à la place de la Liberté, wilaya de Khenchela.

Ministère des Sports
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Raouf Salim Bernaoui, présidera, le 21 novembre, à 18h30, au CCI Abdellatif-Rahal, une cérémonie en l’honneur de l’équipe nationale handisport d’athlétisme.

Ministère de l’Education nationale
Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, prendra part aux travaux de la 40e session de la Conférence générale de l’Unesco, qui aura lieu du 12 au 27 novembre à Paris (France).

 Ministère du Travail 

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam, en présence du ministre de la Santé, Mohamed Miraoui, et de l’Enseignement supérieur, Tayeb Bouzid, présidera le 21 novembre à partir de 9h au siège du ministère, la rencontre d’évaluation des travaux du comité de concertation intersectoriel.

 

Musée du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organisera, le 21 novembre , à 10h, la 416e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

CNAS

La caisse nationale de sécurité sociale, agence d’Alger lance jusqu’au 21 novembre au niveau des universités d’Alger une campagne d’information et de sensibilisation au profit des étudiants.

 

FCE
Le Forum des chefs d’entreprise, en partenariat avec l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène et Massachusetts Institute of Technology, organisera, samedi prochain, à 9h, au village universitaire de l’USTHB, une rencontre sous le thème «La recherche & développement et l’innovation en Algérie».

Don de sang

La fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire don de sang.

Société algérienne de cardiologie
La Société algérienne de cardiologie organisera du 21 au 23 novembre à l’hôtel El Aurassi (Alger), son congrès international qui aura pour thème «les facteurs de risques cardiovasculaires et leurs impacts». 

 

Musée des beaux-arts
A l’initiative de l’ambassade d’Espagne à Alger, de la Royale Académie des beaux-arts de San Fernando et de l’Institut Cervantès d’Alger une exposition «Goya physionomiste», en hommage au peintre et sculpteur espagnol Goya, se tiendra du 21 novembre au 15 décembre prochain au Musée des beaux-arts d’Alger.

 

 Salle Ibn Zeydoun 

A l’occasion de la sortie de son nouvel album «Wlidy», le chanteur Youss donnera, le 21 novembre à la salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth, à Alger, un concert de musique.

 

Park Mall de Sétif
Le groupe Babylone sera en concert le 30 novembre à 14h à la salle The Dôme Park Mall, Sétif. La première partie sera assurée par Dj. Souhil.

Coupole Mohamed-Boudiaf
Le rappeur franco-algérien Anas se produira pour la première fois en Algérie avec un concert prévu le 21 novembre prochain à partir de 18h à la Coupole du complexe Mohamed-Boudiaf d’Alger. La première partie du spectacle sera assurée par Dj Randall et Zedk.

 

Roche Algérie
Le groupe pharmaceutique Roche Algérie organisera, les 22 et 23 novembre, à 14h30, au Sheraton Alger, le Sommet international de l’oncologie et hématologie.

 

Musée des beaux-arts
A l’initiative de l’ambassade d’Espagne à Alger, de la Royale Académie des beaux-arts de San Fernando et de l’Institut Cervantès d’Alger une exposition «Goya physionomiste», en hommage au peintre et sculpteur espagnol Goya, se tiendra du 21 novembre au 15 décembre prochain au Musée des beaux-arts d’Alger.

Institut français d’Alger

Robert Solé, essayiste et journaliste au journal Le Monde, animera, lundi prochain à 18h, à l’Institut français d’Alger, une conférence sous le titre «Ils ont fait l’Egypte moderne»

Football

Sports Divers

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