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Le Conseil national des journalistes algériens a inauguré, jeudi denier dans la localité de Ouled Boughanem, à l’est de Mostaganem, son université d’été, une première dans l’histoire des médias algériens. Organisé sous le thème de « face aux défis de la nouvelle conjoncture », la cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par son président, Riad Boukhadcha.

Présent lors de l’ouverture des travaux, Belkacem Toumi, directeur de la radio locale de Mostaganem, a souligné, dans une allocution, lue au nom de Hassan Rabehi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, dans laquelle le ministre salue l’initiative du CNJA (Conseil national des journalistes algériens) en affirmant que sont département ne lésinera pas sur les moyens pour accompagner le CNJA dans ses efforts visant l’émergence du secteur et la promotion d’une presse professionnelle, à tous les niveaux et dans cadre professionnel qui respecte l’éthique journalistique.

 

« Le ministère de la Communication est disposé à vous accompagner dans vos démarches et votre quête dans le cadre de la mise en place des moyens nécessaires qui vous permettront d’exercer, dans les meilleures conditions possibles, votre métier de journaliste et ce, en tenant compte des exigences et de la conjoncture actuelle », a affirmé le ministre. Dans le même contexte, il ajoutera que « les pouvoirs publics travaillent pour la consécration du principe ayant trait au respect de la liberté de la presse, un droit consacrée par la constitution, pour servir les intérêts suprêmes de notre pays ». Et de rassurer le syndicat que « nous allons continuer à travailler ensemble pour une promotion continuelle de la corporation».

 

Riad Boukhadcha, a mis l’accent, lui, sur la nécessité de saisir l’occasion pour discuter de tous les problèmes dont fait face le secteur. Il soulignera que le dialogue qui doit être engagé au sein même des rédactions. « Un jalon qui nous permettra non seulement de nous organiser, mais aussi de défendre les intérêts de la corporation dans un cadre légal » explique-t-il. Et d’annoncer : « nous devons participer à l’élaboration des lois devant régir le métier, étant donné que nous sommes des professionnels et une force de proposition ». En guise de conclusion, il rappellera que l’Algérie vit une dynamique citoyenne sans précédent, et, en tant que journalistes, « nous devons l’accompagner jusqu’à satisfaction des revendications du peuple, à savoir l’instauration d’un état de droit et l’avènement de la deuxième république ».

 

A noter que les travaux de ce rendez-vous syndical s’étaleront jusqu’au 25 du mois en cours. Plusieurs ateliers se tiendront, pour débattre des problèmes du secteur et proposer des initiatives à même de faire avancer la corporation. Il est notamment question de la délivrance de la carte de presse, l’installation de l’autorité de régulation de la presse écrite et du Conseil national de déontologie et d’éthique. A souligner que c’est la première fois en effet que les journalistes Algériens exerçants dans les services publics et privés se rencontrent pour discuter sans ambages de la situation du métier qui, à l’instar des autres secteurs, est livré à une anarchie sans précédent.

S A.