Des économistes alertent: redresser la barre pour éviter le FMI
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Vendredi 19 Avril 2019
Journal Electronique

Elle n’est certes pas en situation de récession mais l’économie nationale patine. Dans un contexte de crise politique,  le rythme de croissance ralentit.  Certains experts en économies tirent, pour la énième fois,  la sonnette d’alarme  et dressent pour le futur des scénarios  catastrophiques.   Leurs arguments? Des réserves  de change tombées sous la barre de 80 milliards de dollars  et un déficit du Trésor public  qui affiche, selon la loi de finances 2019, un seuil de plus de 2.200 milliards de dinars.

«Les indicateurs  économiques ont de quoi donner des sueurs froides aux prochains dirigeants du pays», estime   l’expert financier Kamel Rezig.  Selon lui, avec une production en baisse de 40% depuis le lancement du mouvement populaire et une diminution des exportations, la crise financière s’aggravera et se traduira par le gel de projets et donc moins de création d’emplois. «Jusqu’à quand peut-on éviter l’endettement extérieur ?»,  s’interroge l’expert pour qui le pays, avec son matelas de devises, ne peut  maintenir le cap que trois ans maximum. «Nous serons dans l’obligation de demander la charité», assène-t-il.  «Le recours au FMI est inéluctable si les réformes économiques ne sont pas mises en branle dans les brefs délais», renchérit-il. Kamel Rezig soutient qu’il n’est pas évident que «le FMI accepte d’apporter un soutien à l’Algérie à cause de la régression drastique de l’économie nationale et de l’instabilité politique, deux éléments  défavorables qui  fragilisent la position de l’Algérie en termes de négociations. Recourir au FMI constitue-t-il un risque? «Bien évidemment», répond-il.  Et pour cause, si l’Algérie ne possède pas de garanties pour rembourser un éventuel emprunt au FMI, ce bailleur de fonds peut aller loin dans ses exigences et conditions. En somme, l’Algérie est loin de jouer sur du velours. Tirant les enseignements de l’expérience  des années 1990 où le FMI avait exigé  la restructuration des entreprises publiques  qui a conduit à la fermeture de nombre d’entre elles et le  licenciement de dizaines de milliers de travailleurs, l’économiste est formel . «Recourir, une fois encore, à cette institution conduira à une «nouvelle catastrophe, notamment sur le plan social avec la fin notamment des subventions que ressentira douloureusement le simple citoyen», soutient-il.  Peut-on éviter ce scénario en optant pour la planche à billets? L’expert fera remarquer qu’avec l’équivalent en dinars de 50 milliards de dollars imprimés   au 31 décembre 2018, la situation financière ne s’est pas redressée, et ce,  pour la simple raison qu’une partie minime seulement a été consacrée à l’investissement. «La sortie de crise ne peut se faire sans la réforme structurelle de l’économie», plaide-t-il.  Il est impératif, a-t-il insisté,  de booster la production   et de trouver une solution à la crise politique pour minimiser les dégâts. Pour illustrer ses propos, il citera les pertes du Métro d’Alger. Selon lui,  l’entreprise a enregistré des pertes de plus d’un milliard de dinars durant les six vendredis de contestation.  

Le spécialiste en questions économiques et stratégiques, Abderrahmane Mebtoul, évoque, de son côté, l’aspect sécuritaire qui sera mis par le FMI sur la table des négociations.  L’expert souligne  que le  FMI exigera, non seulement, des ajustements  socioéconomiques mais également sécuritaires, comme faire baisser le budget de l’Armée. Il plaidera aussi vivement pour redresser la barre à travers des investissements réels, la lutte contre la corruption et la bureaucratie.  

Pour  l’expert en finances et enseignant à l’Université d’Alger III, Mohamed Boukhari, le risque de recourir au FMI  peut être mesuré en fonction du montant  des financements  demandé.  «Le FMI imposera des ajustements structurels   en guise de garanties et cette politique peut être douloureuse  pour l’économie et la société»,  lance-t-il.   Boukhari restera toutefois optimiste : «L’Algérie n’est pas encore dans cette situation désespérée. Il suffit juste d’œuvrer pour améliorer de manière performante l’économie nationale», conclut-il.

Wassila Ould Hamouda

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L'agenda

 Forum de la mémoire
Le forum d’El Moudjahid et l’association Machaâl Echahid organisent, le 17 avril à 10h, une rencontre-débat sur le rôle des sportifs algériens durant la lutte de Libération, commémorant un double anniversaire, celui de la mort du chahid Souidani Boudjemaâ et celui de la  création de l’équipe de football du FLN.

HCLA
Le Haut-Conseil de la langue arabe organise le 18 avril à 9h30, à l’hôtel d’El Biar, Ben Aknoun, la cérémonie de mise en place de la commission algérienne du dictionnaire historique.

Musée national du moudjahid    

Le Musée national du moudjahid organise,  le 17 avril à 10h, la 205e rencontre au lycée des frères Draoui de Boumerdès, autour de l’enseignement pendant la guerre de Libération nationale.

 

 Sicom-2019
Le 28e Salon international de l’informatique, de la bureautique et de la communication aura lieu,  le 13 avril à 13h30, au Palais des expositions de la Safex (Pins Maritimes, Alger).

 

 

ONCI
A l’occasion de la Journée nationale du savoir Youm El Ilm, l’Office national de la culture et de l’information offre un programme varié au niveau de ses espaces.

Protection civile
Dans le cadre du développement et de la modernisation du secteur de la Protection civile, particulièrement dans le domaine des ressources humaines, la Direction générale organise, le 18 avril, dans la wilaya de Jijel, un cycle de formation sur les techniques de plongée subaquatique au profit de 24 officiers formateurs.
 USTO
Un workshop international dédié à la cryptologie et ses applications est prévu les 22 et 23 avril à l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran, à l’initiative de son laboratiore de codage et de la sécurité de l’information.

Musée de l’enluminure
Une exposition collective composée d’une vingtaine d’œuvres, intitulée «Charme et gaîté de la miniature algérienne», se tient jusqu’au 18 avril au Musée national de l’enluminure, de la miniature et de la calligraphie à La Casbah d’Alger.

Galerie Espaco
L’artiste peintre Denis Martinez présentera, jusqu’au 4 mai, sa nouvelle exposition de peinture intitulée «Bahaz Khouya Gnaoui Blidi Hkayet aâchra» (histoire d’une complicité), à la galerie Espaco.

 

 

TNA
La scène du Théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi  accueillera, le mercredi 21 novembre à 18h,  une représentation de «Macbett», la pièce originale d’Eugène Ionesco, adaptée par le metteur en scène algérien Ahmed Khoudi.

 Institut français d’Oran
L’Institut français d’Oran organise, tous les samedis jusqu’au 27 juillet prochain, de 14h à 16h, des ateliers de slam.

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