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La réinsertion socio-économique des détenus à travers un programme de formation aux métiers verts, constitue la pierre angulaire de la stratégie développée par le secteur de l’environnement et la Direction des établissements pénitentiaires soldée par la signature d’une Convention le 20 décembre 2014. Dans cette perspective, 2708 détenus issus de 36 établissements installés dans 13 wilayas, ont suivi ce programme dont la cérémonie de clôture s’est déroulée jeudi dernier au sein de l’établissement de Koléa (Tipaza).

Ont pris part au coté de la ministre de l’Environnement et des énergies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, le Directeur général de l'Administration pénitentiaire et de réinsertion, Mokhtar Felioune et le wali de Tipaza Mohamed Bouchema. Afin d’assurer la pérennité de cette action, 1529 encadreurs ont été formés. L’objectif étant de faire suivre le programme de formation et de sensibilisation environnementale au profit des autres détenus.

Lors de son intervention, la ministre a mis en relief l’intérêt de cette formation qui renforce les efforts de la Direction dans le cadre de l’application de la loi 04-05 « va aider à l’insertion socio-économique des détenus en leur accordant un métier tout en contribuant à la gestion des déchets ». Comme il permettra « d’améliorer l’environnement interne des établissements » a-t-elle soutenue. C’est également « une alternative thérapeutique psychologique pour les pensionnaires » estime Zerouati.

Pour sa part, Felioune a salué cette action « fruit de l’accord entre les deux parties ». L’incitant à vouloir « élargir aux autres établissements pénitentiaires ». Il soutiendra par ailleurs, que « la Direction a assuré tous les moyens pour la réussite de cette action ».

Dans une présentation, le Directeur de l’établissement pénitentiaire de Koléa, Ahmed Chaouchi, a relevé les moyens mis à la disposition des pensionnaires pour leur assurer une bonne prise en charge médicale, psychologique et également la formation fin de leur assurer une réinsertion sociale et leur éviter la récidive. Sur le plan sanitaire, le bloc médicale constitué de 96 lits, assure une surveillance médicale H 24. Pour cela « 8 médecins généralistes, 5 dentistes, 10 psychologues et 2 paramédicaux sont à la disposition des pensionnaires » explique Chaouchi. L’établissement répondant aux normes internationales a ouvert une bibliothèque dotée de 15 960 livres dont 8160 manuels scolaires et 15 ateliers pour y apprendre la coutures, la coiffures, la menuiserie et la fabrication des chaussures. Les pensionnaires « perçoivent entre 20, 40 et 60 % du SMIG        pour leur produit » précise Chaouchi.

Par ailleurs, un programme de désintoxication est soumis aux détenus. Durant 32 séances réparties sur quatre mois, le détenu sous l’emprise de la drogue ou de l’alcool peut mettre fin à cette dépendance. Cet établissement a enregistré 97 candidats au BAC dont 9 filles et 124 au BEM dont 12 filles.

                                                                                            

 Souhila H.