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Au moins 213 personnes ont été tuées depuis le lancement, le 4 avril dernier, l'agression menée par les troupes de Khalifa Haftar contre Tripoli pour s'emparer de la capitale libyenne, selon un nouveau bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon ce nouveau bilan communiqué vendredi par la mission de l'OMS en Libye sur sa page facebook, ces combats ont également fait 1009 blessés. L'organisation a ajouté que ses équipes poursuivent leur action visant à aider les staffs médicaux dans les hôpitaux locaux.

Depuis le 4 avril, les troupes conduites par Haftar ont lancé une agression contre la capitale libyenne, siège du gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale. Depuis plusieurs jours, ces troupes piétinent au sud de la capitale, les lignes de front se situant entre 12 et 50 km de Tripoli. Dans ce sens, l'OMS a appelé les différentes factions à protéger les civils et les équipes médicales opérant sur le terrain.

Pour sa part, le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi avoir évacué 163 réfugiés victimes de l'escalade des combats en Libye vers le Niger voisin, soulignant que plus de 3.000 autres restaient pris au piège dans des centres de détention. Cette évacuation est la première de Libye depuis le lancement par le maréchal Khalifa Haftar d'une offensive sur Tripoli il y a deux semaines, selon le HCR. "Vu la situation en Libye, les évacuations humanitaires représentent une forme de secours vital pour les réfugiés détenus dont les vies sont menacées", a déclaré le chef du HCR, Filippo Grandi, dans un communiqué. Les réfugiés vivant dans des centres de détention en Libye sont principalement originaires de Libye, Erythrée, Mali, Somalie, Nigeria et du Soudan. Des dizaines de femmes et enfants se trouvaient parmi les 163 personnes évacuées sur le Niger où le vol organisé par le HCR a atterri vendredi matin. Au total, 539 réfugiés ont été évacués de différents centres de détention situés près des zones de combats. Dans ce sens, il a appelé d'autres pays à faire de même, relevant que le "le Niger ne peut pas faire cela tout seul".

"Il faut un partage de responsabilité et que d'autres pays se présentent pour tendre la main et aider à sortir les réfugiés vulnérables pour les mettre en sécurité", a-t-il insisté. Le HCR a lancé la semaine dernière un appel urgent pour la "libération immédiate" et l'évacuation des réfugiés et migrants détenus et "pris entre deux feux" en Libye, demandant la création de "couloirs humanitaires" pour les faire sortir du pays.