Pour en finir avec les morsures de serpents: plus d'antivenins
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Vendredi 28 Février 2020
Journal Electronique

Pour soigner les victimes de serpents venimeux, l'Afrique a besoin d'antivenins efficaces, d'un coût abordable et en quantités suffisantes, ce qui n'est actuellement pas le cas, au grand dam des spécialistes et organisations œuvrant en première ligne contre les effets ravageurs de ces morsures. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décidé de prendre le problème à bras-le-corps et vient de publier une feuille de route globale pour diminuer de moitié à l'horizon 2030 le nombre annuel de décès (entre 81.000 et 138.000 actuellement) et de personnes souffrant de séquelles permanentes (400.000) provoquées par les morsures de serpents. Aux côtés de la formation des personnels de santé et de la sensibilisation des populations à risque, l'OMS met un accent tout particulier sur les antivenins, pierre angulaire du traitement des victimes. La méthode, mise au point à la fin du 19e siècle, n'a guère évolué depuis 50 ans: il s'agit d'extraire du venin du serpent dont on veut protéger la population, et de l'injecter par doses progressives à un animal de bonne taille, souvent un cheval, pendant plus d'une année. L'animal développe des anticorps, lesquels sont ensuite collectés dans le sang de l'animal et purifiés. L'antivenin est conditionné dans une ampoule en verre et prêt à être utilisé, en intraveineuse.

                                                             "Aucune donnée clinique"

Le secteur des antivenins pour l'Afrique a été complètement bousculé lorsque le laboratoire français Sanofi a arrêté la production en 2014 de son antivenin polyvalent "FAV-Afrique", essentiellement pour des raisons de rentabilité. Les dernières doses ont été utilisées en 2016. Différents acteurs africains ou indiens se sont alors engouffrés dans la brèche, en proposant des antivenins à l'efficacité plus ou moins avérée. L'ONG australienne Global Snakebite Intiative, spécialiste de la question des morsures de serpents, dénonce "l'introduction opportuniste de contrefaçons de mauvaise qualité ou d'antivenins inappropriés", avec souvent "des effets désastreux", et des prix en hausse pour compenser la baisse des ventes.

Et quand la qualité des produits n'est pas remise en cause, c'est leur disponibilité qui fait défaut. Ainsi, une étude de 2018 menée par l'École de médecine tropicale de Liverpool soulignait qu'un antivenin sud-africain polyvalent avait prouvé son efficacité mais qu'il était très difficile de s'en procurer en dehors de l'Afrique australe.

"Le marché reste volatile", confirme M. Potet: "Ce sont de petits producteurs et le marché des antivenins africains est assez limité. En général, ils (les fabricants) attendent d'avoir une commande de plusieurs personnes en même temps qui justifie le lancement d'une production (...) Il faut donc vraiment anticiper la demande."

                                                   Efficacité et innocuité

"Nous n'avons pas assez d'antivenins à l'heure actuelle. Nous perdons chaque année 1.000 personnes au Kenya à cause des morsures de serpents", peste Royjan Taylor, directeur du laboratoire Bio-Ken à Watamu, sur la côte kényane, qui récolte et vend du venin pour la fabrication d'antivenin. Tous les acteurs de la filière attendent avec impatience d'ici quelques mois les conclusions des travaux de l'OMS, qui a lancé une vaste étude des antivenins disponibles en Afrique, pour déterminer notamment leur efficacité et leur innocuité. L'OMS ambitionne également de restructurer le marché en s'assurant de la disponibilité de 500.000 traitements anti-venimeux par an d'ici 2024 en Afrique sub-saharienne, puis de 3 millions de traitements dans le monde d'ici 2030.

L'organisation espère "revigorer les investissements dans la production d'antivenins et établir un environnement qui attire de nouveaux fabricants, stimule la recherche et encourage l'innovation".

"Les gouvernements et organisations internationales doivent vraiment prendre ce problème à bras-le-corps, tout simplement parce que c'est la bonne chose à faire", plaide Royjan Taylor.

Il espère "voir d'ici 5 à 10 ans, même 15, un antivenin produit pour chaque région du globe concernée et qui serait disponible gratuitement pour les habitants."

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      L’Algérienne Sylia Khecheni a remporté le Grand Prix des Olympiades de l’innovation au Moyen-Orient ainsi que la médaille d’or avec les compliments du jury de cet évènement scientifique qui s’est tenu au Koweït. Pour célébrer cette distinction, une cérémonie a été organisée, ce dimanche( 23-02-2020) , en son honneur au siège du ministère de la Poste et des Télécommunications, en présence des ministres de la Poste et des Télécommunications, et de la Jeunesse et des Sports, respectivement Brahim Boumzar et Sid-Ali Khaldi.

L'agenda

 

Ministère des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères, M.Sabri Boukadoum, rencontrera le 29 février  mars  à 14h15, au siège du MAE, M. Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe.

Ministère des Moudjahidine

Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Tayeb Zitouni, effectuera, le 2 mars prochain, une visite de travail dans la wilaya d’Oum El Bouaghi pour la commémoration du 63e anniversaire de la mort de Mohamed Larbi Ben M’hidi.

Opéra d’Alger

Sous le patronage du ministère de la Culture et dans le cadre de son programme d’activités culturelles, l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaih présente, aujourd’hui à 19h30,
A. Dvorak : Symphonie n°8, animée par l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger sous la direction musicale du maestro Amine Kouidri.

UGCAA

L’Union générale des commerçants et artisans algériens organise, le 29 février à 10 h, au siège du secrétariat national sis à
Khraïcia, les travaux de la 3a session ordinaire du conseil national de l’Union.

Salon d’arts plastiques

La 1re édition du Salon collectif d’arts plastiques, intitulé «Le signe entre le geste et le symbole», aura lieu,  le 29 février  à14h30, au centre culturel Mustapha-Kateb, sis à la place Maurice Audin.

Salon de la logistique

Le 4e Symposium international sur la trans-logistique, le transit et l’entreposage des marchandises se tiendra, le 29 février à Alger, sous le thème «La logistique à l’ère du digital».

Musée national du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organise, le 2 mars prochain à 10h, au studio du musée, la 445e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate, pour l’enregistrement de leurs témoignages sur le rôle de la femme pendant la guerre de Libération.

RND
Le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique, Azzedine Mihoubi, présidera, le 29 février à 9h, à la salle des fêtes Zahra sise à la zone industrielle de Ouled Yaïch, les travaux du congrès régional des wilayas du centre.

Exposition d’Arts plastiques
L’exposition d’arts plastiques d’Amel Kamila Hamidou et Samira Merabet, organisée au centre des arts de l’Office Riadh El Feth, Alger, prendra fin aujourd’hui.

 

 

 

Football

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