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Cette  rencontre  vient en prélude à la journée internationale sur la greffe hépatique pédiatrique qui se tiendra en septembre 2019. Cette manifestation scientifique verra la participation de l’hôpital Saint-Luc de Bruxelles, partenaire étranger, dans le transfert des enfants atteints d’insuffisance hépatique. C’est ce qu’a annoncé Jeudi 18 Avril, le ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale lors d’une journée consacrée à la greffe hépatique pédiatrique au centre familial de Ben Aknoun (Alger).

Selon Hassane Tidjani-Haddam, « cette réunion, qui réunit les cadres de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) et de l’Agence nationale de la greffe (ANG), vise à concrétiser les efforts consentis et mettre en avant les résultats réalisés dans la prise en charge des enfants atteints d’insuffisance hépatique par le ministère de la Santé et celui du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale ». Les professionnels de la santé, les pouvoirs publics et la population se doivent d’adhérer afin d’identifier les besoins et coordonner une prise en charge adaptée pour bâtir une solidarité autour d’un geste vital. « La rencontre vise à trouver les mécanisme et moyens d’assurer la totalité des greffes hépatiques pédiatriques en Algérie. A cet effet, il sera question dans une deuxième étape de transfert de technologie et de rationaliser les dépenses en devise dues au transfert des enfants  », a-t-il affirmé.

Pour sa part, le ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, Mohammed Miraoui, a souligné « la nécessité de réduire les transferts vers l’étranger des malades ». En dépit de l’existence de personnels compétents dans la greffe hépatique pédiatrique, la technologie utilisée est très sophistiquée et les centres ne la possèdent pas. « Afin d’y remédier, une collaboration est en cours avec l’hôpital Saint-Luc de Bruxelles pour le transfert et la mise en place de plateaux techniques pour arriver dans quelques années à effectuer ce genre de greffe totalement en Algérie », a expliqué Miraoui, notant que « durant cette période, la formation des équipes médicales pour la prise en charge du malade dans les différentes étapes de soins ».

La rencontre vise à faire un état des lieux sur la greffe hépatique pédiatrique et l’évaluation des résultats réalisés pour arriver à l’objectif qui consiste à prendre en charge les enfants localement. « La mise en place d’un partenariat tripartite entre la Cnas, les unités de références et les cliniques universitaires de Saint-Luc permet de favoriser le transfert de technologie et du savoir-faire en Algérie », soutient le ministre de la santé.

Dans cette optique, le ministre du travail a indiqué que durant les dix dernières années, le nombre de transferts à l’étranger d’enfants atteints d’insuffisance hépatique a été réduit de 90%.

« La stratégie mise en place dans ce domaine n’est pas seulement pour réduire la facture, mais pour permettre aux Algériens de se soigner dans leur pays et par des compétences nationales. Entre 2015 et 2018, 29 enfants ont été transférés à l’étranger et entre 2016 et 2018, il a été effectué 506 transferts pour diverses maladies », a indiqué Tidjani Haddam.

Karima Dehiles