Imprimer

Après le semi-échec concédé face au Burundi (1-1) lors de la première rencontre amicale disputée à Doha (Qatar), l’équipe nationale de football s’est ressaisie ce dimanche soir à l’occasion de son second match de préparation en prévision de la phase finale de la coupe d’Afrique des nations qu’abritera l’Egypte du 21 juin au 19 juillet. En effet, devant des gradins du stade Hamad Bin-Jassim à Doha affreusement vides en raison du déroulement de la rencontre à huis clos comme décidé par le sélectionneur algérien, Djamel Belmadi, les Verts ont réalisé une prestation et un résultat rassurants à quelques jours de l’entame de son aventure continentale en terre des Pharaons.

Alignant une composante quelque peu remaniée par rapport au onze ayant disputé le match face au Burundi, le sélectionneur national a titularisé Farès à la place de Bensebaïni au poste de défenseur latéral gauche. Dans l’entrejeu, il a opté pour le trio Bennacer-Abeid-Brahimi au lieu de Guedioura-Feghouli-Brahimi contre les Burundais, donnant ainsi une meilleure assise dans le travail défensif dans ce compartiment. En l’absence de Mahrez dans le onze, Belmasi a jugé utile d’appuyer sa ligne offensive sur la triplette Feghouli-Bounedjah-Belaïli. Les Maliens ont ouvert le score sur penalty (20e) avant de voir les Verts remettre les pendules à l’heure peu avant la pause par l’inévitable Bounedjah (40e).

Au retour de vestiaires, les Aigles du Mali ont repris l’avantage (65e). Belaili a égalisé sur penalty (75e), avant que le nouveau capé Andy Delort inscrive le troisième (81e) synonyme de victoire pour son équipe. A propos de Delort, pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître à l’occasion de sa première apparition chez les Verts. Convoqué en dernière minute pour remplacer Haris Belkebla, exclu de la sélection, le baroudeur de Montpellier cette saison semble avoir pris ses repères en sélection accentuant par la même occasion la concurrence à la pointe de l’attaque. Par sa puissance et sa ruse, Delort donnera un punch supplémentaire à la ligne offensive de la sélection déjà bien armée avec la présence de Mahrez, Feghouli, Brahimi, Bounedjah, Slimani, Belaïli et Ounas. Commentant la prestation de son équipe, Belmadi a affiché sa satisfaction. « On a marqué trois buts et c’est une satisfaction effectivement mais je pense qu’on aurait pu être encore plus performants, avec les deux occasions manquées par Baghdad et la dernière de Mahrez qui auraient pu donner un score encore un peu plus large. Quand on voit que mis à part leurs deux coups de pieds arrêtés les Maliens ont eu peu d’occasions franches, c’est aussi signe que notre défense est solide. Mandi et Benlamri montrent après le match de la Tunisie et du Burundi, qu’ils forment une nouvelle paire complémentaire. Mais on n’oublie pas qu’il y a une certaine concurrence qui peut nous apporter beaucoup derrière avec Mehdi Tahrat et Rafik Halliche. Être solide défensivement sera un bon atout pour la compétition », « Il nous faudra analyser le match face au Mali afin de voir ce qui a été bien réalisé et sur quoi on peut tirer des satisfactions. Et, on ira rectifier les choses qu’on a moins bien réalisé. Déjà on a rectifié le tir par rapport au match du Burundi, notamment dans la réaction à la perte du ballon en y mettant de la bonne agressivité. Ce point très important nous permettra de faire la différence », a-t-il expliqué à l’issue de la rencontre. Le Sénégal et la Tanzanie, adversaires de l’Algérie dans le groupe C en compagnie du Kenya, ont également disputé leur ultime test préparatoire avant le tournoi. Le Sénégal a dominé le Nigeria (1-0) alors que la Tanzanie a fait match nul face au Zimbabwe (1-1). Les Verts rallieront Le Caire aujourd’hui à bord d’un vol spécial pour prendre part à la 32e édition de la CAN. Pour rappel, les coéquipiers de Mbolhi entameront la compétition le 23 juin face au Kenya, avant de défier le Sénégal le 27 juin, puis la Tanzanie le 1e juillet.

Khaled H.