Vieilles de 16 siècles, les "pyramides" de Tiaret gardent de nombreux mystères
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Mercredi 21 Août 2019
Journal Electronique

Vieilles pour certaines de plus de 16 siècles, les djeddars de Frenda, 13 "pyramides" érigées sur deux collines voisines dans le nord de l'Algérie, gardent de nombreux secrets pour les chercheurs. Seules certitudes: ces 13 édifices de pierre à base carrée et élévation pyramidale à degrés, uniques en Algérie et au Maghreb, étaient des monuments funéraires et ont été construits entre le 4e et le 7e siècle près de Tiaret (250 km au sud-ouest d'Alger).

Les avis divergent en revanche sur ceux qui y furent inhumés - probablement des dignitaires. A l'époque, des rois berbères régnaient dans la région sur de petites principautés dont l'histoire est mal connue et dont il reste peu de traces.

Les 13 pyramides ont été construites sur trois siècles à une époque de profonds bouleversements dans le nord de l'Algérie, qui était alors la Numidie romaine : déclin de l'Empire romain d'Occident, invasions vandales puis byzantines et début de la conquête arabe.

Ces djeddars monumentaux - jusqu'à 18 mètres de hauteur et une base variant entre 11,5 m et 46 m de côté - sont érigés sur deux collines distantes de 6 km près de Frenda, les trois plus anciens sur le djebel ("mont") Lakhdar et les dix autres sur le djebel Araoui.

                                                   Monuments funéraires

Tous renferment une ou plusieurs pièces (jusqu'à 20 pour le plus grand) reliées par un système de galeries, dont des chambres funéraires, laissant penser à des sépultures collectives. Certaines pièces sont dotées de banquettes, de possibles lieux de culte funéraire, selon certains chercheurs.

Les linteaux de pierre des portes intérieures sont sculptés de motifs traditionnels des édifices chrétiens (rosaces, chevrons...) mais aussi de scènes de chasse ou de figures animales. Mais les inscriptions - probablement latines - sont en trop mauvais état pour être interprétées; certains chercheurs y ont vu des lettres grecques, ce que d'autres contestent.

"La particularité des djeddars est avant tout la date de leur construction", qui en fait les derniers monuments funéraires érigés en Algérie avant l'arrivée de l'islam et la fin de ce type de construction, relève Rachid Mahouz, archéologue algérien qui travaille depuis cinq ans à une thèse de doctorat consacrée à ces pyramides.

Leur construction est postérieure de plusieurs siècles à celle des autres imposants monuments funéraires pré-islamiques recensés dans le nord de l'Algérie : le Medracen, mausolée numide (3e siècle av. JC), le tombeau de Massinissa, premier roi de la Numidie unifiée (2e siècle av. JC) et le Mausolée royal maurétanien (dit "tombeau de la Chrétienne", 1er siècle av. JC).

Certains chercheurs voient dans tous ces monuments des évolutions des tumulus - simples amas de pierre au-dessus d'une tombe - puis des bazinas, constructions funéraires de pierres sèches communes au Maghreb et au Sahara, vieilles de plusieurs milliers d'années.

La plus ancienne description écrite connue des djeddars est celle de l'historien Ibn Rakik, au 11e siècle, rapportée au 14e par Ibn Khaldoun. Mais durant des siècles, ces monuments situés dans une région peu peuplée n'ont intéressé personne et ont été livrés à l'usure du temps et aux pillards.

                                                               Regain d'intérêt

Ce n'est qu'au 19e siècle, avec les premières fouilles archéologiques modernes en Algérie qui accompagnent la colonisation française entamée en 1830, que les djeddars suscitent l'intérêt de fonctionnaires et militaires français. Ils en explorent neuf à partir de 1865.

Il faut ensuite attendre les travaux de l'archéologue algérienne Fatima Kadra - décédée en 2012: elle étudia en profondeur à la fin des années 60 les trois djeddars les plus anciens et les seuls fouillés depuis l'indépendance de l'Algérie, permettant ainsi d'améliorer considérablement leur connaissance.

Le pillage et la détérioration des djeddars au fil du temps compliquent la tâche des chercheurs. Certains, effondrés, n'ont jamais été fouillés, faute de pouvoir accéder à l'intérieur, et pourraient encore renfermer des restes, estime l'archéologue Rachid Mahouz.

"Les archives françaises sur les djeddars ne sont pas disponibles et les objets et ossements trouvés dans certains à l'époque coloniale ont été emportés en France", regrette-t-il.

Enfant de la région, il déplore le manque de recherches consacrées à ces "merveilles".

Les djeddars figurent au patrimoine national depuis 1969. Les autorités et archéologues souhaitent les faire inscrire sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, ce qui permettrait de mieux les préserver et les étudier. Le Centre national pour la recherche préhistorique, anthropologique et historique (CNRPAH) prépare depuis plus d'un an le dossier à soumettre à l'Unesco, une procédure complexe. Il doit être "déposé durant le premier trimestre de l'année 2020", a indiqué le ministère algérien de la Culture.

En attendant, recherches et efforts de conservation se poursuivent. A Frenda, une vingtaine d'étudiants en archéologie et leurs professeurs s'affairent autour d'un des plus anciens djeddars. Ils relèvent et répertorient les dégradations, nettoient, à la brosse et à l'eau, les symboles gravés sur certaines pierres ensuite mesurées. Une opération minutieuse qui peut prendre deux heures pour chaque inscription.

Pour Mustapha Dorbane, professeur à l'Institut d'archéologie d'Alger, il est important de préserver ce patrimoine, "un legs ancestral d'une valeur inestimable".

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    • Conférence sur Zighoud Youcef au Musée du Moudjahid : Le « sauveur» de la révolution

      Les événements du 20 août 1955 auraient «sauvé» la révolution, selon Mohamed Guechoud . Lors d’une rencontre, Mardi, au musée du Moudjahid, ce membre de l’ALN a rappelé qu’à cette période la révolution passait par une phase difficile, suite à la mort et l’arrestation d’un bon nombre de leaders du FLN, dont des membres du groupe des 22. «C’est ce qui a compromis la stratégie de lutte suivie jusque là. La France coloniale avait mobilisé toutes ses forces dans la région des Aurès, pensant que c’était le fief de la révolution», a-t-il expliqué. « Très vite, elle a mis la région sous- embargo, rendant difficile la communication entre les chefs de la révolution et l’acheminement du ravitaillement», a-t-il renchéri.

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, présidera, le  1 er  Août  à 11h, un déjeuner en l’honneur des pèlerins pris en charge par la présidence la République, choisis parmi les familles les plus démunies issues de différents wilayas du pays.

Ministère de la Santé
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, sera au Caire, les 01 et 02 Août , pour participer aux travaux de la 3e session du Comité technique spécialisé sur la santé, la population et le contrôle de la drogue.

Ministères de l’Agriculture et des Ressources en eau
Les ministres de l’Agriculture et des Ressources en eau coprésideront, le 1er Août à 9h, à la wilaya de Mascara, une rencontre intersectorielle de la mise en œuvre du programme d’extension des superficies irriguées.

Ministère de l’Enseignement supérieur
Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid, présidera, le 1er Août   à 9h, à la salle de conférences du ministère, les travaux de la conférence nationale des universités.

 

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 1 er  Août  à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 384e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

Etablissement arts et culture

L’Etablissement arts et culture de la wilaya d’Alger organise, jusqu’au 31 juillet à la galerie d’arts Aïcha-Haddad, une exposition collective avec les artistes Akila Saïm, Hani Benkaci, Abdeslam Cherfaoui et Nassima Abdoun.

 

Ministère de la Formation professionnelle 

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise une campagne d’information et de sensibilisation pour les inscriptions de septembre 2019 et informe :
         - Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 septembre sur le site web  et au niveau de tous les établissements de formation professionnelle.
         - Les journées de sélection et d’orientation : les 22, 23 et 24 septembre.
         - La proclamation des résultats :  le 26 septembre.
         - Rentrée officielle : le 29 septembre.

 

 Oref

L’Office Riadh El Feth organise, jusqu’au 31 juillet de 10h à 20h30 au cercle Frantz-Fanon, une exposition collective d’arts plastiques et de photographies d’art intitulée «Vue sur mer». 

Galerie Ezzou’Art

La galerie Ezzou’art abritera jusqu’au 31 juillet un vernissage de l’exposition «Voyage à travers l’art», de l’artiste peintre Aïcha Khodja Semar.

Office Riadh El Feth

L’Office Riadh El Feth organise jusqu’au 31 juillet au cercle Frantz-Fanon de 10h à 20h30, une exposition collective d’arts plastiques et photographies d’art intitulée «Vue sur mer.»

 

Algérie-Etats-Unis : 2e édition de l’université d’été de la Fondation AAF-CEST du 28 juillet au 3 août à Batna

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organisera, du 28 juillet au 3 août, à l’Université Mustapha-Ben Boulaïd de Batna, la 2e édition de l’université d’été de la Fondation algéro-américaine pour la culture, l’éducation, la science et la technologie (AAF-CEST), et ce, avec le concours du ministère des Affaires étrangères et de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Alger.

    

ONCI
L’Office national de la culture et de l’information lance son programme «l’été en musique» et organise du 1er au 5 août au Casif de Sidi-Fredj (Alger) :
-Cinéma en plein air dimanche et mardi.
-Spectacle varié au profit des enfants chaque mercredi.
Soirée artistique à 22h
Le 1er août : Cheb Houssem, Nadia Guerfi, Abdou Skikdi.
Le 2 août : Bilel Sghir, Mohamed Djefel, Nacir Naciro.

Salon des études à l’étranger
Le Salon des études à l’étranger organisé par Kaplan International se tiendra le 3 août de 9h à 19h à l’hôtel Holiday Inn de Chéraga, à Alger.

 

Musée du moudjahid
Le Musée national du moudjahid organisera, le 1er août à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 384e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

TNA
Le Théâtre national algérien abrite, jusqu’au 3 août, la 9e édition du Théâtre du Sud.

Université Oran 1
L’Université Oran 1 Ahmed-Ben Bella et la Chambre de commerce et d’industrie d’Oran, à travers sa commission tourisme, organiseront, du 15 au 17 décembre à Oran, un colloque international sur les technologies de l’information au service du tourisme innovant de la ville d’Oran.

 

Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem- Bessaieh accueillera, les 14, 15 et 16 août prochains, le «Dzaïr Show». Plusieurs invités seront de la partie, dont Djam, Wary Nichen, Kader Bueno, Réda Seddiki, Malaika Belliard et Oumar Diaw. L’événement sera animé DJ R-One.

APC de Sidi M’Hamed
La commune de Sidi M’hamed organise, du 3 au 8 août, la semaine culturelle de Timentit Adrar à partir de 16h au parc de la Liberté.

 

SNTF : Nouveaux horaires sur la ligne Alger-Constantine
De nouveaux horaires seront mis en place à partir du 1er août sur la liaison de grande ligne Alger- Constantine, a indiqué hier la Société nationale des transports ferroviaires  (SNTF) dans un communiqué.
Concernant la ligne Alger-Constantine, le départ de la gare d’Alger est prévu à 7h25, tandis que l’arrivée est programmée à 14h49 en gare de Constantine. Quant à la ligne  Constantine-Alger, le départ a lieu à 6h40 et l’arrivée à Alger est prévue à 13h25

 

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