Vieilles de 16 siècles, les "pyramides" de Tiaret gardent de nombreux mystères
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Lundi 17 Juin 2019
Journal Electronique

Vieilles pour certaines de plus de 16 siècles, les djeddars de Frenda, 13 "pyramides" érigées sur deux collines voisines dans le nord de l'Algérie, gardent de nombreux secrets pour les chercheurs. Seules certitudes: ces 13 édifices de pierre à base carrée et élévation pyramidale à degrés, uniques en Algérie et au Maghreb, étaient des monuments funéraires et ont été construits entre le 4e et le 7e siècle près de Tiaret (250 km au sud-ouest d'Alger).

Les avis divergent en revanche sur ceux qui y furent inhumés - probablement des dignitaires. A l'époque, des rois berbères régnaient dans la région sur de petites principautés dont l'histoire est mal connue et dont il reste peu de traces.

Les 13 pyramides ont été construites sur trois siècles à une époque de profonds bouleversements dans le nord de l'Algérie, qui était alors la Numidie romaine : déclin de l'Empire romain d'Occident, invasions vandales puis byzantines et début de la conquête arabe.

Ces djeddars monumentaux - jusqu'à 18 mètres de hauteur et une base variant entre 11,5 m et 46 m de côté - sont érigés sur deux collines distantes de 6 km près de Frenda, les trois plus anciens sur le djebel ("mont") Lakhdar et les dix autres sur le djebel Araoui.

                                                   Monuments funéraires

Tous renferment une ou plusieurs pièces (jusqu'à 20 pour le plus grand) reliées par un système de galeries, dont des chambres funéraires, laissant penser à des sépultures collectives. Certaines pièces sont dotées de banquettes, de possibles lieux de culte funéraire, selon certains chercheurs.

Les linteaux de pierre des portes intérieures sont sculptés de motifs traditionnels des édifices chrétiens (rosaces, chevrons...) mais aussi de scènes de chasse ou de figures animales. Mais les inscriptions - probablement latines - sont en trop mauvais état pour être interprétées; certains chercheurs y ont vu des lettres grecques, ce que d'autres contestent.

"La particularité des djeddars est avant tout la date de leur construction", qui en fait les derniers monuments funéraires érigés en Algérie avant l'arrivée de l'islam et la fin de ce type de construction, relève Rachid Mahouz, archéologue algérien qui travaille depuis cinq ans à une thèse de doctorat consacrée à ces pyramides.

Leur construction est postérieure de plusieurs siècles à celle des autres imposants monuments funéraires pré-islamiques recensés dans le nord de l'Algérie : le Medracen, mausolée numide (3e siècle av. JC), le tombeau de Massinissa, premier roi de la Numidie unifiée (2e siècle av. JC) et le Mausolée royal maurétanien (dit "tombeau de la Chrétienne", 1er siècle av. JC).

Certains chercheurs voient dans tous ces monuments des évolutions des tumulus - simples amas de pierre au-dessus d'une tombe - puis des bazinas, constructions funéraires de pierres sèches communes au Maghreb et au Sahara, vieilles de plusieurs milliers d'années.

La plus ancienne description écrite connue des djeddars est celle de l'historien Ibn Rakik, au 11e siècle, rapportée au 14e par Ibn Khaldoun. Mais durant des siècles, ces monuments situés dans une région peu peuplée n'ont intéressé personne et ont été livrés à l'usure du temps et aux pillards.

                                                               Regain d'intérêt

Ce n'est qu'au 19e siècle, avec les premières fouilles archéologiques modernes en Algérie qui accompagnent la colonisation française entamée en 1830, que les djeddars suscitent l'intérêt de fonctionnaires et militaires français. Ils en explorent neuf à partir de 1865.

Il faut ensuite attendre les travaux de l'archéologue algérienne Fatima Kadra - décédée en 2012: elle étudia en profondeur à la fin des années 60 les trois djeddars les plus anciens et les seuls fouillés depuis l'indépendance de l'Algérie, permettant ainsi d'améliorer considérablement leur connaissance.

Le pillage et la détérioration des djeddars au fil du temps compliquent la tâche des chercheurs. Certains, effondrés, n'ont jamais été fouillés, faute de pouvoir accéder à l'intérieur, et pourraient encore renfermer des restes, estime l'archéologue Rachid Mahouz.

"Les archives françaises sur les djeddars ne sont pas disponibles et les objets et ossements trouvés dans certains à l'époque coloniale ont été emportés en France", regrette-t-il.

Enfant de la région, il déplore le manque de recherches consacrées à ces "merveilles".

Les djeddars figurent au patrimoine national depuis 1969. Les autorités et archéologues souhaitent les faire inscrire sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, ce qui permettrait de mieux les préserver et les étudier. Le Centre national pour la recherche préhistorique, anthropologique et historique (CNRPAH) prépare depuis plus d'un an le dossier à soumettre à l'Unesco, une procédure complexe. Il doit être "déposé durant le premier trimestre de l'année 2020", a indiqué le ministère algérien de la Culture.

En attendant, recherches et efforts de conservation se poursuivent. A Frenda, une vingtaine d'étudiants en archéologie et leurs professeurs s'affairent autour d'un des plus anciens djeddars. Ils relèvent et répertorient les dégradations, nettoient, à la brosse et à l'eau, les symboles gravés sur certaines pierres ensuite mesurées. Une opération minutieuse qui peut prendre deux heures pour chaque inscription.

Pour Mustapha Dorbane, professeur à l'Institut d'archéologie d'Alger, il est important de préserver ce patrimoine, "un legs ancestral d'une valeur inestimable".

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    • Réinsertion des détenus:L’environnement, voie salutairev

      La réinsertion socio-économique des détenus à travers un programme de formation aux métiers verts, constitue la pierre angulaire de la stratégie développée par le secteur de l’environnement et la Direction des établissements pénitentiaires soldée par la signature d’une Convention le 20 décembre 2014. Dans cette perspective, 2708 détenus issus de 36 établissements installés dans 13 wilayas, ont suivi ce programme dont la cérémonie de clôture s’est déroulée jeudi dernier au sein de l’établissement de Koléa (Tipaza). Ont pris part au coté de la ministre de l’Environnement et des énergies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, le Directeur général de l'Administration pénitentiaire et de réinsertion, Mokhtar Felioune et le wali de Tipaza Mohamed Bouchema. Afin d’assurer la pérennité de cette action, 1529 encadreurs ont été formés. L’objectif étant de faire suivre le programme de formation et de sensibilisation environnementale au profit des autres détenus.

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 Conseil de la nation
Le Conseil de la nation poursuivra ses travaux, le 17 juin, en sessions plénières pour débattre de la loi sur la prévention et à la lutte contre la corruption.

Ministère de la Santé
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, présidera le 17 juin au CIC Abdellatif-Rahal (Alger), à 8h30,  la célébration du 50e anniversaire de l’institution de la vaccination obligatoire.

Ministère de la Solidarité nationale
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, présidera, le 16 juin  à 9h30, au CNFPS de Birkhadem (Alger), la célébration de la Journée de l’enfant africain et visitera le Centre psychopédagogique pour enfants handicapes mentaux de Bologhine (Alger).

Ministère des Ressources en eau
Le ministre des Ressources en eau, Ali Hamame, effectuera  le 15  juin à 8h30, en compagnie du wali d’Alger, une visite d’inspection des différents projets du secteur dans la wilaya.

Conseil de la concurrence
Le Conseil de la concurrence et le programme d’appui à la mise en œuvre de l’accord d’association Algérie-Union européenne P3A, organiseront le 17 juin, à 8h30, à l’hôtel Sofitel (Alger), «la conférence de restitution de l’action ponctuelle mise en œuvre du programme de conformité aux règles de la concurrence».

Ministères de la Communication et de l’Environnement

Dans le cadre de la convention entre les ministères de la Communication et de l’Environnement et des Energies renouvelables, une première session de formation dans le domaine de l’environnement au profit des journalistes débutera le 15 juin, à 9h, à la Maison de l’environnement de Boumerdès.

Journée internationale du donneur de sang
Le Croissant-Rouge algérien, en collaboration avec l’Agence nationale du sang, l’Office de Riadh El Feth ainsi que l’Association scientifique des étudiants en pharmacie d’Alger et le Club des activités polyvalentes, organise le 15 juin  à 10h, une journée de collecte de sang et de sensibilisation sur l’importance du geste.

MDN
La direction régionale de l’information et de la communication du ministère de la Défense nationale organisera le 17 juin à 8h au Centre de recherche et de développement de la force aérienne à Dar El Beida (Alger) une visite guidée au profit des médias nationaux. Et le 19 juin à 14h30, le 10e regroupement militaire national d’athlétisme au Centre de regroupement et de préparation des équipes sportives de Ben Aknoun (Alger).


Musée du moudjahid    
Le Musée national du moudjahid organisera le 18 juin, à 9h30, une conférence à l’occasion du 63e anniversaire de la mort du chahid Ahmed Zahana dit «Ali la Pointe».

HCLA
Dans le cadre de la Journée internationale de la diversification culturelle pour le dialogue et le développement, le Haut-Conseil de la langue arabe organisera le 17 juin, à 9h, à la bibliothèque nationale d’El Hamma, une rencontre nationale.

Librairie Chihab et AASPPA
La Librairie Chihab internationale, en partenariat avec l’Association algérienne pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine archéologique, organisera,  le 16 juin, à 17h, une rencontre débat avec Nadir Benmatti, économiste, conférencier et essayiste.


Institut Français d’Oran
L’Institut français d’Oran organise chaque samedi, jusqu’au 27 juillet, des ateliers de slam.

Institut français d’Annaba
L’Institut français d’Annaba organisera, le 16 juin à 17h30, une conférence animée par Ryad Girod et Fréderic Boyer sur les échanges culturels à travers la littérature qui s’appuiera sur le roman de Girod «Les Yeux de Mansour».

 Librairie Chihab
La librairie Chihab organisera, en partenariat avec l’Association algérienne pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine archéologique, le 16 juin à 17h, à son niveau, une rencontre-débat avec Nadir Benmatti, économiste, conférencier et essayiste.

ONCI
L’Office national de la culture et de l’information organise jusqu’au 15 juin à la salle Afrique (Alger), la projection du film «Avengers Endgame», et les 14 et 15 juin, dans le cadre de la Journée internationale de l’enfant africain, un programme culturel dans différentes wilayas du pays.

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