Slimane Azzem: une aura qui confine au mythe
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Dimanche 05 Juillet 2020
Journal Electronique

Il suffit pour la réputation d’Agouni Gueghrane, village à un jet de pierres de la localité des Ouadhias et niché au cœur du Djurdjura, où est implanté l’unité de production de l’eau minérale «Lalla Khadidja» d’avoir enfanté Slimane Azzem.

L’artiste a une aura qui confine au mythe et à la légende. Son répertoire composé de la fin des années 40 au début des années 80 est l’un des plus riches de la chanson kabyle. Peu d’artistes   cachent leur admiration pour un interprète dont les chansons sont un reflet d’une époque tourmentée et des valeurs de sa société qui s’y mirent comme dans un miroir. Beaucoup d’entre elles ont été reprises et les hommages à Da Slimane n’ont jamais manqué, dont le tout dernier dans son village natal a attiré des milliers de personnes de tout âge.  

Le chercheur Youcef Necib a édité un ouvrage qui renferme ses textes et présente le contexte de leur composition et l’écho extraordinaire qu’eut sa parole parmi les siens. Les uns virent en lui un sage, voire un philosophe et d’autres la victime d’une intolérable injustice.  

L’exil et ses déchirements constituent une bonne partie de sa production artistique. C’est avec «Amouh Amouh », inspiré de son propre vécu, qui décrit les sentiments d’un émigré dont les pieds sont à Paris et le cœur au pays, qu’il entame en 1947 une carrière qui sera couronné en 1970 par l’obtention d’un Disque d’or. On ne pouvait pas imaginer alors un émigré de retour au pays sans ses disques et plus tard ses cassettes.

Le thème de l’exil sera également traité sur le registre de l’humour comme dans «Madame encore à boire». Azzem enregistrera beaucoup de sketchs notamment avec Cheikh Noureddine.

En trente ans, usant de conseils, d’ironie, il déroulera ses chants et sa poésie qui titillent la nostalgie ou pourfendent les travers des siens ou de l’époque. Jamais un homme qui a vécu autant loin de son pays natal n’aura conservé avec une telle fidélité sa langue qu’il fit rayonner. Certaines de ses expressions comme « Tarwi tabarwi», «Ana mir anta mir» ou «el waqt aghadar» sont devenues proverbiales.       

Longtemps, Slimane fut interdit d’antenne en Algérie. Il était interdit de séjour au pays «qu’il aimerait jusqu’ à la mort et loin duquel il vieillit». Il a fallu attendre des années, après sa mort en Janvier 1983, pour que ses chants soient diffusés sur les radios et ses cassettes librement mises en vente.

L’histoire de sa famille composée de deux sœurs et de six frères, dont le dernier, Boudjemaa, est décédé il y a deux semaines en France, est très complexe. Un des frères, Ali a été l’un des premiers à rejoindre le FLN qu’il finit par quitter pour rejoindre l'armée coloniale qui le nommera responsable des harkas dans la région. L’autre frère Ouali était sénateur. C’est dans cette situation difficile que va évoluer l’artiste tiraillé. Il compose de beaux hymnes nationalistes dont les célèbre «Afgh ayajrad Tamurt» (criquet quitte mon pays) ou «Idahrad wagur»(le croissant est apparu) et parfois quelques chansons allusives («inas ilaflani») au vain combat des maquisards. La fin de la guerre verra la famille s’arracher au pays jamais oublié. Ce sont tous les regrets, les douleurs et l’attachement à sa culture d’origine que subliment les chants immortels de Slimane Azzem.

R. Hammoudi

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Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, et le président de l’Association des ouléma algériens, Abderrezak Guessoum, animeront, le 05 juillet , à 10h, une conférence de presse au ministère de la Santé à Alger.

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Abdelkader Saâdi, président par intérim de Talaie El Houryette animera, mardi prochain( 07 juillet ) , à 11h au siège du parti (Hydra, Alger), une conférence de presse portant sur le projet de révision de la Constitution.

 

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Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


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