La Casbah: le combat d’une cité pour son droit d’exister
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Mercredi 17 Juillet 2019
Journal Electronique

«Que l’on soit pauvre ou riche, lorsqu’on habite la Casbah on a tous droit à l’une des plus belles vues au monde». Le mot est de  l’écrivain-journaliste Noureddine Louhal, qui a troqué sa plume contre un bâton de pèlerin pour nous servir de guide d’un jour à travers les dédales de la vieille cité, la Casbah. Reportage réalisé par Hakim Metref.

Le rendez-vous est pris à Bab el-Djedid, sur les hauteurs de la ville, en face de l’ancienne et mythique prison Serkadji (Barberousse), un lieu gorgé d’histoire, sinistre malheureusement. À la rue Sidi-Driss-Hamidouche (ex-rue de la Casbah), on sirote vite-fait un café au Café Louli alias Moh l’Indochine. Première destination : la Citadelle, (Dar Es-Soltane), rue Mohamed Taleb, en face de l’ancien jardin des Autruches, où le Dey d’Alger venait alors passer l’été et où il recevait les Beys (du Titteri, de l’Oranie et autres) venus faire leurs rapports ou prendre de nouvelles consignes. C’est ici qu’en 1842 les autorités coloniales avaient percé les deux portes du Sahel, celles qui mènent vers les Tagarins actuellement. Non loin de Djamaa El Berrani un chantier à ciel ouvert est en cours. La restauration des neuf édifices, que compte le palais Dar Es-Soltane, est confiée depuis 2005 à plusieurs bureaux d’études. En sortant du palais, nous voyons la porte des jardins où pondent encore «les chaînes de la clémence».

Des chaînes, où la légende veut que quelque soit le délit commis, le fugitif venait se suspendre et invoquer la clémence du Dey. Ainsi, il échappe, jusqu’à son jugement, à ses poursuivants, même si c’étaient les soldats du Dey. Nous redescendons vers la Casbah et à la rue Mohamed Azzouzi et entrons à la «villa du centenaire» bâtie en 1930 par l’architecte Léon Claro, rebaptisée «villa du Millénaire». C’est ici que se trouve le quartier général des restaurateurs de la Casbah, siège de l’Atelier technique pour la Revalorisation de la Casbah. Retour à la rue Driss-Hamidouche, par laquelle nous nous engouffrons dans la Médina. On arrive près du «Le Coin de Mémoire», un atelier d’ébéniste tenu par Khaled Mahiout. A l’intérieur les murs sont couverts de photos de toutes les personnalités algériennes ou étrangères qui ont défilé dans ce petit atelier, où l’artisan s’acharne à redonner vie aux vieilles portes et fenêtres de la Casbah tout en confectionnant de petits meubles dans le style ancien. Une première fontaine, Ain Mzaouka, puis la rue Sidi Ramdane (ex rue des Zouaves). Là encore, un artiste tient tête à la désertification de la casbah. Mus ( Mustapha Boudekak), ancien décorateur céramique, s’adonne au plaisir de la peinture et au travail du «cuivre repoussé», qu’il a hérité de son père et qu’il transmet volontiers à qui veut l’acquérir. A l’instar des rares artisans qui sont encore à la Casbah, nos deux résistants vivent à peine de leur labeur. Mais par principe, ils restent là et attendent des jours meilleurs.

                                     Ces plaies qui enlaidissent la vieille Medina

Sur la placette de la mosquée Sidi Ramdane nous saisissons le sens de ce que nous avait dit Noureddine. Une vue imprenable s’offre à nos yeux. La baie d’Alger. On voit le port, Djamaa El Kebir, l’amirauté, et la mer méditerranée qui s’étale vers l’horizon. Mais on ne voit pas que du beau. En bas de la placette on découvre l’horreur. Des maisons entières tombées en ruines dont il ne reste que des amas de pierres et de terre. Pour Noureddine: «La Casbah recèle en ses murs cette boîte de pandore où il y a tous les maux qui freinent la mise en valeur de l’antique Medina d’Alger ! On y trouve le pillage de «Zelidj B’hidj», des «Fouarat» (jets d’eaux), des Bab eddiour (portes) et autre matériaux de valeurs qui ont été subtilisés lors de l’effondrement des Douerate. Autant de matériaux qui auraient pu servir à la construction à l’identique d’autres bâtisses traditionnelles, comme ce fut le cas de la Villa du millénaire de l’architecte Léon Claro, que nous avons vue plus haut. A cela s’ajoute aussi le louvoiement vers les assiettes foncières par les s’masria (ces courtiers de l’immobiliers)». A la fontaine Sidi Ramdane nous nous sommes désaltéré et prié le saint patron pour que la Casbah renaisse de ses ruines, puis nous nous sommes dirigés vers d’autres endroits. Par la rue des Frères Racim, nous sommes sorties vers la rue des Chameaux. Un lieu marqué par l’arrestation d’un des moudjahiddine de la zone autonome, Said Touati, guillotiné avec trois autres de ses compagnons à Barberousse le 20 juin 1957. Plus bas, on découvre la Fontaine Bir Djebbah, qui porte les noms des quatre martyrs Touati Said, Radi H’Mida, Rahal Boualem et Bellamine Mohamed. Une fontaine chère à notre guide. Plus bas encore, on découvre l’impasse des palmiers, lieu où Nourreddine a vu le jour. La encore des murs éventrés, des pans de maisons tombés, comme une gangrène qui ronge lentement la vieille cité qui attend, impassible, les soins qui sauveront ses siècles d’existence et d’histoire, et qui poursuit son combat pour sa survie. On arrive à Ain Sidi M’hamed Cherif, près de la mosquée hyponyme. Constat confirmé par notre guide, qui y a consacré tout un livre : «Chaque fontaine est attenante à une mosquée». Après le carrefour Fromentin, du nom du célèbre romancier et artiste peintre français Eugène Fromentin, où il s’asseyait, dit-on, pour peindre et écrire, on arrive à la rue des «Abderrames» où se trouvait le QG de la zone autonome d’Alger. Au 5 de la même rue se trouve actuellement le musée «Ali La Pointe». Un lieu de mémoire dédié à la Bataille d’Alger. De cet endroit on revoit encore le petit Omar et Ali fuir les parachutistes.

                             Djamaa Lihoud, Ketchaoua et … «La Loubia»

On quitte le musée pour arriver à la rue qui porte le nom d’Ali Amar (Ali La Pointe), appelée communément Djamaa Lihoud, pour l’ancienne synagogue transformée en mosquée. Dans une petite ruelle on découvre la «Bataille de saint Vincent de Paul », où le 20 août 1957, Debih Cherif, Hadji Athman, Hadji Nouredine et Hamitouche Zahia sont tombés au champ d’honneur après une bataille qui a duré de 9h jusqu’à la tombée de la nuit. Par la rue Boutin où Mourad Bensafi, essoufflé, fuyait les militaires dans «Les enfants de novembre» de Moussa Haddad, on rejoint Djamaa Ketchaoua, flambant neuf après sa restauration, puis nous remontons la rue de la Lyre, puis la Rue Ben M’Hidi (ex rue d’Izly) pour arriver à la rue Tanger. Autour d‘un plat de «Loubia» et de sardines, chez le Roi de la Loubia, Noureddine déclare: «force est d’admettre que la vieille medina d’Alger garde encore de beaux restes et que s’ils venaient à être restaurés, celle-ci sera la destination première de touristes d’ici et d’ailleurs. Pour l’exemple, nous citons l’engouement de ces colonnes de touristes qui sillonnent ces venelles. Autre atout de développement, l’artisan, qu’il est essentiel d’intéresser avec de l’aide promotionnelle et des facilités fiscales». Quant au chapitre de la rénovation, «le mieux est d’aller vite pendant que la Casbah est encore debout sur ses étais en bois», a conclu l’auteur d’«Alger la Mystique».

 

Santé

Environnement

Destination Algérie

Culture

Histoire

Sciences et Technologies

L'agenda

Ministère du Travail
Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam, présidera  le 18 juillet  à 8h30, à l’hôtel El Djazaïr, Alger, en présence de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, la cérémonie d’ouverture du séminaire national sur l’économie sociale et la solidarité.

Ministère de la Santé
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, présidera, le 21 juillet à 8h30 à l’Institut national de santé publique, une rencontre d’évaluation nationale sur le bilan des opérations de jumelage inter-établissements publics de santé.

Ministère du Commerce
Le ministre du Commerce, Saïd Djellab, effectuera,  le 18 juillet , à 8h, une visite de travail et d’inspection dans la wilaya d’Oran.

Ministère de la Culture
Sous le patronage du ministère de la Culture et dans le cadre de son programme d’activités culturelles, l’Opéra d’Alger  Boualem-Bessaïeh organisera, le 17 juillet  à 19h30, un spectacle intitulé «Mon étoile». 

Ministère de la Formation professionnelle 

Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels organise une campagne d’information et de sensibilisation pour les inscriptions de septembre 2019 et informe :
         - Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 21 septembre sur le site web  et au niveau de tous les établissements de formation professionnelle.
         - Les journées de sélection et d’orientation : les 22, 23 et 24 septembre.
         - La proclamation des résultats :  le 26 septembre.
         - Rentrée officielle : le 29 septembre.

 

Musée national du moudjahid    

Le Musée national du moudjahid organise, le  18 juillet à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, respectivement les 379e et 380e rencontres  avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

  

AARC

L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), en partenariat avec le CNCA, le CADC et l’EPTV, organise, du 8 au 25 juillet courant, à Tizi Ouzou, Constantine et Ain Defla,la 2e édition de «Ciné Ville».

  ONCI
Dans le cadre de son programme estival de l’année 2019, l’Office national de la culture et de l’information organise une série de spectacles artistiques sous le thème «Vivez l’été avec l’ONCI», avec la participation de stars algériennes et étrangères de la chanson.

Université de Boumerdès
L’université M’hamed-Bougara de Boumerdès  organise, jusqu’au 23 juillet, des portes ouvertes pour les nouveaux bacheliers au titre de l’année universitaire 2019-2020.

 

 Musée national du moudjahid

Le Musée national du moudjahid organisera,  le 18 juillet , à 10h, simultanément au niveau des musées du moudjahid à travers le pays, la 380e rencontre avec les moudjahidine et moudjahidate pour l’enregistrement de leurs témoignages sur la guerre de Libération.

 

Radio DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale diffusée sur les ondes de la Radio Chaîne I à 16h sera,  le 18 juillet , consacrée aux questions et préoccupations des auditeurs sur la sécurité routière.

 TNA
Le directeur général du TNA, Mohamed Yahiaoui, animera, le 21 juillet à 10h, une conférence de presse dans le cadre de la 9e édition du théâtre du Sud.

CAN 2019

Sports Divers

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