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Après le succès du roman « Les ombres et l’échappée belle », Salima Mimoune revient avec une autre fiction intitulée « Le bal des mensonges », parue aux éditions Enag. A travers cette nouvelle publication, l’auteure confirme son talent et nous plonge dans son récit. L’atmosphère est bien située. Il s’agit d’un mariage forcé. Dans cet univers familial, Leïla, le personnage principal remet en cause l’espace contraignant du blocage, de l’enfermement et l’hypocrisie des mentalités et des traditions qui la mènent droit vers une alternative obligée. La seule, celle de l’Occident, synonyme pour la jeune femme d’épanouissement et de liberté. L’auteure a, en tout cas réussi à nous tenir en haleine jusqu’à la fin du récit.

Le mariage forcé, un fléau dans le monde, a été traité, d’une manière subtile mais puissant. Salima Mimoune, à travers ce roman, contribue, d’une manière ou d’une autre, à libérer les esprits et permet un changement pour un changement de la nation.

Avec un style narratif simple et percutant, un livre riche en détails, Salima Mimoune sort des sentiers battus. Tout en écrivant un roman, elle a réussi à casser cette monotonie « littéraire », qu’on retrouve à chaque fois. Elle place à chaque fois des phrases pleines d’humour, offrant des messages puissants au lecteur. Scindé en 24 chapitres de 170 pages, l’écriture de ce roman est très moderne. Salima Mimoune a réussit à raconter une histoire réelle, sans trop s’impliquer. Le livre est agréable à lire, il se situe entre un récit ethnologique et un récit de voyage. Il est très agréable à lire. Ce même opus est abondamment riche en message. L’auteure raconte de sa plume expressive des histoires empreintes d’originalité et authenticité qui oscillent entre réalisme, douleur et espoir. Son nouveau livre ne pâtit pas de textes sans réelle consistance.

Ce travail s’appuie sur une riche poésie de mots, vers laquelle l’auteure invite le lecteur à découvrir une histoire aussi réelle que palpitante. Cet opus n’est pas moralisateur, Salima Mimoune veut seulement raconter une histoire poignante et marquante. Ce livre alimente aussi la réflexion nécessaire sur les rapports de l’Homme, et notamment entre parents et fille.

Salima Mimoune est née à Taher, dans la wilaya de Jijel. Après des études universitaires en science économiques, elle occupe les postes de chargée d’études et celui de chef de département dans différentes entreprises nationales et étrangères puis elle se consacre définitivement à l’écriture. Elle publie en 2011 un premier roman « Les ombres et l’échappée belle » chez l’Harmattan, roman qui sera réédité en 2015 par l’Enag, dans le cadre de la manifestation « Constantine, Capitale de la culture arabe ».

Samira Sidhoum