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Dans le cadre du Mois du patrimoine, le Musée national des antiques et des arts islamiques à Alger a abrité mercredi 24 Avril, une rencontre intitulée « Les musées algériens – Parlons-en. Législation et sécurisation des biens culturels », animée par le docteur Mourad Betrouni, ancien directeur chargé du patrimoine au ministère de la Culture.« Le thème du patrimoine culturel est un thème crucial et la perte d’un bien culturel ou sa dégradation est considérée comme une perte d’une partie de notre identité et un appauvrissement de notre société » déclare la directrice du musée dans son introduction.

Et de poursuivre « Le bien culturel et avant tout un bien historique mais surtout un bien fragile. Sa protection s’impose comme une priorité, et quelque soit les mesures de sécurisation entreprises par les institutions, ou les états, pour lutter contre les atteintes et les préjudices causes aux biens culturels, elles demeurent toujours insuffisantes ». Raison pour laquelle elle met l’accent sur la nécessité de vérifier et de mettre à jour, constamment, les mesures de sécurisation optimales du patrimoine .Pour Mourad Betrouni « cette rencontre, fait suite regrettable acte de vandalisme qu’a connu le musée le 8 mars dernier ». « Cette tragédie, souligne le conférencier, remet sur la table la question de sécurisation des musées et des biens culturels ». A cet effet, il insiste sur la sensibilisation au sujet de l’importance des musées, et l’indispensable définition de leurs apports culturels et historiques aux citoyens. Selon lui, il faut éclaircir la signification des biens culturels, qui reste mal comprises, tant pour le citoyen que le législateur lequel qui ne peut pas avoir le même rapport, aux biens culturels, qu’un spécialiste ». Betrouni fait remarquer que la société algérienne n’a pas participé dans la création de la culture muséale, se contentant de l’héritage colonial et sa classification. Il est impératif pour Betrouni « de créer une conscience muséale chez le citoyen, une chose qui doit se faire à travers l’école et restituer au musée son importance et son apport culturel et historique »

Concernant la loi 98/04, l’universitaire affirme que qu’elle        ne correspond pas aux musées et les biens culturels. « Cette loi concerne uniquement les sites archéologiques classes et les monuments historiques» remarque-t-il en ajoutant que le musée demeure un service public au même titre qu’une bibliothèque et doit être régi par des lois et des textes spécifiques et nous devons lever cette con fusion pour une meilleur protection des musées et des richesses qu’ils contiennent».

Hakim Metref

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