Imprimer

L’auteur- compositeur Julien Clerc, figure emblématique de la chanson française, a animé jeudi soir à l’Opéra d’Alger BoualemBessaih, un concert-événement, organisé par l’Institut français d’Algérie, à l’occasion de la célébration de ses 50 années de carrière et de succès devant un public de fans nombreux.

L'artiste ne pouvait mieux débuter la soirée en s’offrant, avant l’entame du récital, une petite virée du coté du jardin de l’Opéra surprenant le public qui ne s y attendait vraiment pas.

Sur scène, le chantre fait sensation. Fidèle à lui-même. Son art reste n’a pas pris une ride. Les années n'ont pas eu raison de lui ni de sa voix, encore moins de son style. Du haut de ses 50 ans, il reste aussi le Julien Clerc qu’on a toujours connu.

Pendant près de deux heures, il passe chanteune quinzaine de ses belles compositions. Invitant son public dans une interminable « croisière » romantique, il a navigué à travers les époques pour faire briller davantage ses joyaux qui ont fait toute la richesse de son répertoire. Le concert de Julien Clerc n'est pas comme les autres. C'est toute une histoire d'amour au bonheur de ces dames venus nombreuses à l’Opéra d’Alger. "La Californie", "Fais moi une place au fond de ton coeur", sont chantées en chœur dès son entrée sur scène.

Puis au piano, l'artiste joue "Et si on chanté", suivie par une autre chanson sur des airs acoustiques rappelant les îles Caraïbes "Cette mélodie" (this melody for you). Puis une chanson écrite par un autre grand nom de la chanson française, Maxime le Forestier dédiée aux enfants victimes du divorce "Double vie". Un sentiment qui pèse sur Julien Clerc qui révèle être un enfant aux parents divorcés. Le chagrin d'une rupture qu'il confie encore avec son public avec lequel il partage une enfance qui lui revient.

Aux Septembristes il dédie "Septembre" de Gilbert Beco, pour évoquer cette méditerranée commune. Et pour retenir cet amour perdu, il offre " reste ici".

Une magnifique interprétation qui confirme une fois de plus, que Julien Clerc n'a pas perdu sa verve mélodique.

Le comble de la soirée, il chante "Formidable" de feu Charles Aznavour. Entre ses deux idoles, il fait part de "Ma préférence à moi" accompagnée par des airs d'accordéon qui transportent dans les ruelles étroites de Paris par un temps de solitude.  

De Son dernier album "Sous mon arbre", soit le récit d'un moment de pose où tous les enfantillages sont permis. Mature ou frivole, le voilà qui présente ses deux copines "Hélène" qu'il aime quand même avant de perdre son alphabet devant "Mélissa" la métisse. Et oui, ce "coeur de rockers" n'a jamais sudire je t'aime au fait. Son interprétation est tout comme un geste de bravoure répandu par un récital des plus vibrants. Il s'est donné à fond devant une salle pleine par une ambiance de fête cosmique encadrée par des musiciens talentueux en parfaite harmonie avec la voix d'un Julien Clerc bouleversant.

Il a enchaîné ses succès mais il a ressuscité aussi ses anciennes chansons lyriques dont l'incontournable "Femmes je vous aime" Chantée en chœur avec son public. Un public qui s'est surpassé ne laissant échapper aucune mauvaise note.

 

                     Rym Harhoura