Agora du livre :: L’œuvre de Rachid Mimouni en débat
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Mercredi 01 Avril 2020
Journal Electronique

Vint-cinq ans après la mort de l’auteur du «Fleuve détourné», ses écrits, visionnaires, restent encore pertinents et d’actualité.

Rachid Mimouni, tout au long de sa carrière, interrompue en 1995 suite à une maladie, a su mettre l’accent sur les tares de sa société et mettre tout un chacun face à ses responsabilités. S’il tient un langage critique du système politique algérien, ce n’est pas pour autant qu’il ne remet pas en cause toute la pensée et les mécanismes socioculturels de son peuple.

De «Le printemps n’en sera que plus beau» (1978) aux «Chroniques de Tanger» (1995), l’œuvre de Mimouni évolue au rythme de la société à laquelle il appartient et dont il est issu. La rencontre hebdomadaire «Agora du livre», de l’Entreprise nationale des arts graphiques (Enag), a reçu mardi dernier les universitaires Nawal Krim, Youcef Imoune et Abdelahmid Bourayou autour du thème «Rachid Mimouni, écriture de la subversion», titre de l’ouvrage collectif dirigée par Nawal Krim et publié en 2014 par l’Enag. Dans ce premier ouvrage Nawal Krim réunit un nombre d’universitaires qui traitent, pour chacun d’eux, d’une œuvre de Mimouni. Elle annonce par la même occasion un second ouvrage qui sortira prochainement aux éditions Frantz-Fanon, qui comporte des recherches sur Rachid Mimouni, présentées lors du dernier colloque organisé à la maison de la culture de Boumerdès. Youcef Imoune explique qu’à travers ce livre, c’est un hommage qui est rendu à l’œuvre de Rachid Mimouni, tout en mettant en avant les qualités d’un conteur exceptionnel et aussi les aspects contestataires et subversifs que peut contenir la parole courageuse qui a eu son impact sur ses lecteurs. Imoune ajoute que «ce qui est souhaitable, au-delà de l’hommage, est de susciter des lectures assidues soutenues et approfondies car, même parti prématurément, Mimouni continue à nous parler des problèmes têtus qui nous poursuivent». Abdelahmid Bourayou, pour sa part, affirme qu’il est nécessaire d’approfondir la recherche dans la littérature de Mimouni et de la transmettre aux jeunes générations.
Il ajoute : «Il est important que les jeunes d’aujourd’hui puissent accéder à ses œuvres qui touchent de près la société à ce jour.» Pour Bourayou, il est primordial de traduire Mimouni afin de donner au lectorat arabophone, majoritaire actuellement, une ouverture sur cette œuvre monumentale qui a su concilier entre esthétique artistique et littéraire. Bourayou déclare que lui-même a entrepris la traduction du «Fleuve détourné», qui n’a été publié qu’à 200 exemplaires lors d’une occasion officielle.

De la paix à la peine de vivre
Nawal Krim évoque l’évolution de l’écriture de Mimouni qui, dit-elle, avait commencé avec un retour sur l’histoire de la guerre Libération dans «Le printemps n’en sera que plus beau». Mais dans les années 80, il écrit «Une paix à vivre» où il évoque une nouvelle génération d’universitaires qui s’interrogent sur une Algérie nouvelle qui commence déjà à montrer des signes de maladie. Avec «Le fleuve détourné», c’est la rupture avec l’histoire franco-algérienne pour entrer dans l’histoire d’une Algérie contemporaine où le colon français n’est plus, mais qui est prise en otage par un autre genre de colonialisme.
Dans cette œuvre, explique Nawal Krim, Mimouni évoque les prémices de l’émergence de l’intégrisme islamiste ainsi que les ravages de la bureaucratie et de l’injustice sociale. Avec «Tombeza», Mimouni ira plus loin pour décrire le fonctionnement d’une société bâtie sur des rapports de force, où la victime est punie, et où elle passe de victime au bourreau pour pouvoir trouver sa place.
C’est toute l’hypocrisie de la société que Mimouni décrit en mettant le doigt sur le phénomène de la corruption qui s’installe dans la société. A Travers son œuvre, Mimouni s’interroge sur les raisons qui ont fait que l’Algérie soit tombée dans cette déstructuration généralisée. Imoune estime que la génération d’écrivains des années 1980 et 1990, dont fait partie Mimouni, est une génération bénie et que la jeune génération d’Algériens devrait lire ces auteurs. Car, dit-il, ils ont eu le courage d’écrire dans cette époque où l’écriture était un acte héroïque face à un régime totalitaire, mais également face à un intégrisme meurtrier.
Hakim Metref

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L'agenda

 

Ministèrede la solidarité
Dans le cadre de la prise en charge des familles démunies, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme organise, le 01 avril à 10h, avec la participation de plusieurs secteurs ministériels, des caravanes de solidarité. Le coup d’envoi sera donné par la ministre Madame Kaoutar Kirikou, et le ministre de l’Agriculture, Cherif Omar

 Protection civile

La direction de la Protection civile de la wilaya d’Alger organise, en collaboration avec les associations des vétérinaires et des maitres assistants, le 31 mars, deux opérations de désinfection à l’hôpital d’El Kettar (10h) et de Zemerli (14h).

Algérie Télécom

Algérie télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algérietelecom.dz. Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements directement sur le site web sans déplacement.

Djazagro

Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais
des expositions des Pins-Maritimes (Alger).

Urbanisme

La revue Vies de Villes organise, le 8 avril prochain à l’Ecole d’hôtellerie et de restauration d’Alger, une journée d’étude sous le thème «Concevoir l’habillage architectural : Esthétique, couleurs, métabolisme et durabilité».

Salon import-export

Le Salon import-export inter-africains Impex 2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Culture

La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire
don de sang.

 

Centre d’études diocésain
Le centre d’études diocésain Les Glycines ferme ses portes et annonce la suspension de toutes ses activités culturelles et scientifiques jusqu’à nouvel ordre, et ce, en raison de la pandémie du coronavirus.

 

Radio DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale émise sur les ondes de la radio Chaine I sera consacrée, le 01 avril  à partir de 16h, aux questions de l’utilité du confinement pour éviter la propagation de coronavirus.

Football

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