A lire ouvert : «Le démineur» d’Abdelmalek Ouasti
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Samedi 04 Juillet 2020
Journal Electronique


Par Mohamed Bouhamidi


D’abord, le plaisir de lire ce témoignage vous saisit par son côté décalé et poétique. Une force poétique se dégage de cette façon de parler de soi comme si l’auteur était un autre et qu’il restait lui, un «lui» objectivé par son écriture. Ouasti a un style et dans un moment quelconque du récit pourrait vous revenir un poème très connu d’Aragon : «La guerre et ce qui s’ensuivit» (1) et de la ligne de front ne reviendraient pas le jeune homme à la poitrine ouverte sur son cœur, le vieux joueur de manille coupé en deux par un obus et le légionnaire rescapé sans visage et sans yeux. Ouasti déroule le récit d’une section de l’ALN qui opère sur une portion du barrage militaire sur la frontière algéro-marocaine. Mis en place en juillet 1956, il sera constamment renforcé, élargi en novembre 1956 puis électrifié en janvier 1957, surveillé par des bunkers, des postes fortifiés, des projecteurs, de l’artillerie et truffé par des millions de mines antipersonnel. Arrivé en 1960 comme volontaire et affecté sur le barrage, Ouasti nous en raconte, ce que la guerre autour de cette ligne de défense, comporte de défi au ciel des moudjahidine. Nuit après nuit, ils affronteront la puissance de feu sidérante et le surnombre des effectifs qu’oppose l’armée française à leurs armes presque dérisoires en comparaison. Il éparpillera quelques portraits de ses camarades pour en montrer leur diversités d’origine, de caractère, d’adaptation à ce type de guerre, celui du barrage qui est synonyme de mort à terme, à court-terme sauf hasard, sauf ce hasard. Ici, sur ce type de front, c’est la fatigue des courses nocturnes sous les obus, c’est les camarades coupés en deux pas les obus, troués par les balles de mitrailleuses, c’est la vie des combats de nuit et à chaque nuit son lot de blessés et de morts. Apprendre à ruser avec le barrage, apprendre à ruser avec le hasard des mines, Ouasti nous raconte, d’un ton détaché, comme s’il se regardait de dehors toutes les formes de la mort et celle préférable, car rapide, par balle de mitrailleuse dont les dégâts sont immédiats. L’autre front est aussi lourd à porter, le précaire de leur vie diurne, le froid du sommeil à même le sol, le pain qui n’a plus aucun goût, les cigarettes permises mais infectes et les poux, qu’il faut chasser, l’eau qui manque, les pataugas trop grands ou trop petits et chaque matin la liste qui s’allonge des camarades martyrs. Ouasti va quitter sa section pour rejoindre la compagnie puis le bataillon. C’est le chemin par lequel il passe de la parole sur la vie du djoundi à celle de l’organisation avec les personnalités attendues : commissaire politique, chefs de bataillons puis de compagnie, secrétaires, mais aussi les techniciens des transmissions. Il nous amène là où la guerre se technicise, où l’armée devient un corps qui déborde la vie du soldat. Il le fait avec une certaine distance perceptible dans le ton, dans les mots, dans une sorte de coefficient accordé à l’action du djoundi, de celui qui meurt chaque nuit. Ouasti vivra les dernières semaines de la guerre au bataillon puis dans une école de formation, hanté par ces nuits de morts, habité par les souvenirs d’amitié de ses compagnons, il les appelle comme cela. Chaïb, le blond aux sourcils roux et aux yeux très bleus, natif du Sud algérien, Arezki, émigré volontaire et taciturne, Touhami, chef de compagnie et baroudeur estimé, Mahmoud, blondinet très gentil, chef de section, vingt ans, trois ans de maquis et deux ans sur ce barrage. Le cessez-le-feu arrivera quand-même. Ouasti aura juste dix-neuf ans et trois mois. Il sera affecté au bataillon que l’on forme pour déminer.
 M. B.

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    • La Chine reprogramme le lancement d'un satellite Beidou

       La Chine a reprogrammé le lancement du dernier satellite du système de navigation par satellite BeiDou (BDS) pour mardi. Les problèmes techniques, liés à la mission de lancement, ont maintenant été résolus, selon le Bureau chinois de navigation par satellite.
      Le lancement du satellite BDS-3 était initialement prévu pour le 16 juin, mais a ensuite été reporté en raison des problèmes techniques, découverts lors des tests de pré-lancement.
      Ces problèmes techniques ont maintenant été résolus, et la fusée porteuse Longue Marche-3B, qui sera utilisée pour lancer le satellite, a terminé tous les tests avant le remplissage du propergol, a annoncé le bureau. Les fonctions et les propriétés de la fusée répondent toutes aux exigences de la mission, et le remplissage de propergol conventionnel a été achevé, a-t-il ajouté.

L'agenda

Ministère de la Santé
Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, et le président de l’Association des ouléma algériens, Abderrezak Guessoum, animeront, le 05 juillet , à 10h, une conférence de presse au ministère de la Santé à Alger.

FAN
Le président du parti FAN, Djamel Ben Abdeslam présidera, le 05 juillet  à 9h30 au siège du parti à Aïn Naâdja, la cérémonie organisée à la double occasion de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse.

Talaie El Houryette
Abdelkader Saâdi, président par intérim de Talaie El Houryette animera, mardi prochain( 07 juillet ) , à 11h au siège du parti (Hydra, Alger), une conférence de presse portant sur le projet de révision de la Constitution.

 

Exposition  virtuelle
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès Kouider sur la page facebook

 

Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Culture
La direction de la culture de la  wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh — fcnafa — et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight, le dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prolongé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang

Sports Divers

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