Kamel Yaiche, metteur en scène :«La scène a besoin de liberté»
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Jeudi 02 Juillet 2020
Journal Electronique

Dans cet entretien le metteur en scène Kamel Yaiche évoque son cursus cinématographique, ainsi que sa nouvelle pièce ‘’Le Moineau’. Il nous donne aussi son opinion sur la situation du théâtral algérien.

Entretien réalisé par Nabiha Cheurfi


Parlez nous un peu de vous…
J’ai suivi une formation de critique théâtrale à l’ex Institut supérieur des arts dramatiques, aujourd’hui, Institut Supérieur des Métiers et Arts du Spectacle et Audiovisuel (Ismas), et ce, entre 1995 et 2000, j’ai effectué aussi à l’université de Sidi Bel Abbes une seconde formation dans la même spécialité et obtenu un master.

Qu’en est-il de votre expérience dans la mise en scène théâtrale, combien de pièces avez-vous monté jusque-là ?
J’ai exercé un peu en tant que journaliste dans la rubrique culturelle, notamment dans la critique de théâtre. Ma première mise en scène théâtrale ‘’The Zoo Story ‘’ de Edward Albee, a été présentée publiquement auThéâtre national algérien en 2001. La pièce traite de la solitude et du manque de communication entre les humains. J’avoue que la solitude est un de mes thèmes favoris lesquels sont profonds et donnent une vision assez profonde de la vie. Elles permettent sur le plan technique de donner des pièces où le silence a un rôle assez important, où l’interprétation des acteurs est un élément essentiel de la pièce. J’ai fait aussi d’autres pièces, dont l’adaptation du roman ‘’l’Escargot entêté ‘’de Rachid Boudjedra, puis ‘’Bel indifférent’’ de Jean Cocteau.
J’ai aussi écrit un texte appelé «La star», monté au festival du rire à Médéa entre 2005 et 2006. J’ai aussi mis en scène la pièce de Mohia ‘’ Sinistré’’, interprété en Tamazigh, qui a en effet eu beaucoup de succès. Indépendamment de mon activité au théâtre, j’ai une carrière de technicien et de réalisateur de films cinématographiques, j’ai fait ma première participation en tant que technicien sur le film «la voisine, ma partie» en 2000, ensuite je suis passé à la réalisation en 2012 d’un premier long métrage, puis le court métrage «Papillon», et la «Voix des anges» sorti en décembre 2018.

Avez-vous déjà collaboré avec les deux comédiens de cette même pièce qui sont Brahim Chergui et Rania Zirouti ? Et dans quel cadre ?
J’ai déjà collaboré avec Rania Zirouti sur une pièce de théâtre et des films cinématographiques; Brahim Chergui, quant à lui, a déjà participé à un de mes films où il a interprété le rôle de papillon dans le film ‘’ El Misdar’’ réalisé en 2012, mais il s’agit de ma première collaboration avec lui au théâtre.

Vous dites que le texte est un beau mélange très fragile, conforme à la vulnérabilité des personnages, vous disiez en outre, qu’il offre beaucoup de potentialités de jeux aux comédiens, voudriez-vous nous en parler un peu plus de ceci ?
Oui, c’est bien cela, je le qualifie ainsi, sa valeur principale est sa fragilité, subtile et fine c’est une comédie tragique où l’on transite d’une façon extrême entre deux émotions différentes, passant du rire aux larmes de manière très subtile, d’un genre à un autre sans interruption, c’est une entreprise assez risquée sur laquelle on peut buter facilement. Une large palette de jeux qui est offerte aux deux comédiens qui portent sur leurs épaules l’ensemble de la pièce, car ils interprètent énormément de personnages sur scène, lui donnant la possibilité de passer d’un registre à un autre, et à la comédienne de réagir en fonction des rôles que lui joue ce faux acheteur. En outre, il n’y a rien de superflu dans cette pièce théâtrale, il n’y a pas aussi de tableau chorégraphique, pas énormément de musique, ni de passage de dance, et sans coupure, la pièce se déroule en un seul acte.

Quel est votre point de vue sur l’art théâtral en Algérie, comment le développer et faire adhérer le public ?
Je pense que le théâtre ne peut se moderniser en dehors d’une politique générale gouvernementale, qui doit viser plusieurs secteurs et non uniquement le secteur de la culture. Il s’agit d’un énorme projet qui requiert beaucoup de moyens mais surtout une véritable réflexion. Le théâtre a d’abord besoin d’un peu plus de liberté, il ne peut pas se développer uniquement à partir des théâtres publics mais avec l’aide de théâtres privés, ensuite l’ouverture de plus en plus de centres de formation et d’écoles d’arts dramatiques , en réalité la seule école de Bordj el Kiffan ne suffit pas a combler le déficit en acteurs, en metteurs en scènes, en comédiens , en techniciens, il faudrait aussi se pencher très sérieusement sur le développement du théâtre amateur qui constitue la plus grande force du théâtre algérien , le théâtre ne peut pas se développer avec les moyens actuels , il faudrait élargir les champs d’exploitation des pièces produites , de théâtre, de promotions, de publicité afin que ce domaine d’activités puisse intéresser les investisseurs privés. En définitive, je pense que c’est un énorme chantier, et qu’il faudrait établir un programme gouvernemental et privé, sans cela il continuera à être ce qu’il est aujourd’hui : une activité très secondaire qui n’arrive pas à s’imposer en société car il n’est pas administré, géré de façon professionnelle.

Quelle est selon vous la meilleure manière de promouvoir les spectacles théâtraux algériens ?
La promotion d’un spectacle théâtral fait partie du processus théâtral, car une fois montée la pièce doit être diffusée, en Algérie . Il existe uniquement 17 théâtres régionaux qui n’ont même la même envergure d’activité, alors que certaines villes peuvent contenir jusqu’à 51 théâtres. En conclusion, je dirai qu’il faut plus de salles de spectacles théâtraux pour pouvoir diffuser, puis rentabiliser et aboutir à son développement économique ,et promouvoir ce type d’art, j’entends par cela la réservation de budgets à part, lancer des campagnes publicitaires et de promotions des spectacles théâtraux , ce qui n’est pas le cas du théâtre algérien car les spectacles n’ont pas de programmation délimitée et connue dans le temps.

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Les projets que nous avions mis en place tombent un peu à l’eau , à cause de la pandémie du coronavirus , tout est à l’arrêt, la pièce théâtrale le Moineau était destinée a participer au festival national du théâtre professionnel algérien, ça aurait été un bon moyen de faire la promotion d’autre projets vis-à-vis des autres théâtres du pays, sinon mon projet le plus immédiat est l’écriture d’un scénario pour un film romantique .
 N.C.

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    • La Chine reprogramme le lancement d'un satellite Beidou

       La Chine a reprogrammé le lancement du dernier satellite du système de navigation par satellite BeiDou (BDS) pour mardi. Les problèmes techniques, liés à la mission de lancement, ont maintenant été résolus, selon le Bureau chinois de navigation par satellite.
      Le lancement du satellite BDS-3 était initialement prévu pour le 16 juin, mais a ensuite été reporté en raison des problèmes techniques, découverts lors des tests de pré-lancement.
      Ces problèmes techniques ont maintenant été résolus, et la fusée porteuse Longue Marche-3B, qui sera utilisée pour lancer le satellite, a terminé tous les tests avant le remplissage du propergol, a annoncé le bureau. Les fonctions et les propriétés de la fusée répondent toutes aux exigences de la mission, et le remplissage de propergol conventionnel a été achevé, a-t-il ajouté.

L'agenda

Ministère de la Santé 
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière effectue, le 02  juillet , une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Sétif. Il sera accompagné d’une délégation ministérielle de haut niveau.

Exposition  virtuelle
Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) organise une exposition virtuelle animée par l’artiste plasticien Younès
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Assurance et finance islamique
Sous le patronage du Haut-  Conseil islamique, le 2e Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.


Salon Import-export

Le salon import-export  interafricain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif Rahal d’Alger. 

Djazagro
Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins  Maritimes 

 

Culture
La direction de la culture de la  wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh — fcnafa — et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight, le dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prolongé.

Don  de sang
La Fédération   algérienne des  donneurs de sang  lance un appel à  l’ensemble de la  population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire un don de sang

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