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C’est un Abdelkader Amrani très en colère qui s’est présenté à la presse lundi soir au stade du 05 Juillet à l’issue de la rencontre de championnat remportée par son club, le CRB, face au NC Magra (2-1). N’ayant guère admis le climat régnant autour de l’équipe qu’il qualifie de malsain, l’entraineur belouizdadi est allé même jusqu’à menacer de claquer la porte.

« Je ne vous cache pas, le climat malsain qui règne actuellement au sein du club ne m’encourage guère à poursuivre ma mission. Quand on dirige un aussi grand club comme le CRB, il y’a des choses qu’on ne peut tolérer. Figurez-vous qu’à quelques minutes du coup d’envoi de la rencontre face à Magra, il n’y avait aucun chercheur de balle à la disposition de l’équipe. On était contraint de faire appel à des gamins qui se trouvaient dans les tribunes », a dénoncé Amrani avant de poursuivre « Pour moi, c’est du sabotage. Il y’a des gens qui veulent nuire au club. Visiblement, la réussite du CRB dérange ». Pour Amrani « Il n’est pas question de travailler dans de telles conditions si les choses ne s’améliorent pas. D’ailleurs, j’envisage de rencontrer les responsables du club dans les prochaines heures pour leur faire part de mon intention de partir. Je suis un homme à principes. Je préfère laisser ma place propre ». Un départ que le directeur sportif du Chabab, Said Allik ne veut guère entendre, lui qui promet de faire tout son possible afin de retenir son coach et le dissuader de quitter la barre technique de la formation de Laâkiba « Je pense que la demission d’Amrani était juste une déclaration à chaud. Maintenant, s’il envisage réellement de partir comme il l’a fait savoir, je ferai tout pour l’en dissuader et le faire revenir à de meilleurs sentiments. Amrani est un grand monsieur. C’est l’entraineur qu’il faut pour le CRB » dira l’ancien chairman de l’USMA tout en promettant de trouver une solution à ce problème qui nuit à l’image du CRB « C’est vrai que l’entourage du club est malsain mais je n’y peux strictement rien. Je ne suis qu’un salarié au club. Cependant, je tâcherai de rencontrer les responsables de Madar ces jours ci pour leur demander de me donner plus de prérogatives. C’est-à-dire que j’aurais carte blanche pour assainir le club et chasser tous les vautours qui gravitent autour ». Allik n’a pas manqué l’occasion de remettre en question le contrat conclu avec Adidas, l’équipementier actuel des Sayoud et consorts « Avec tout le respect que je dois pour Adidas, ces équipements dont nous disposons n’ont rien de fameux tant leur qualité laisse à désirer. Si c’était à moi de décider, ce contrat avec Adidas n’aurait jamais été signé », a-t-il affirmé. A noter que le Chabab se rendra ce jeudi dans la capitale tchadienne, N’Djamena ou elle aura à disputer la manche retour du tour préliminaire de la coupe de la CAF, face à l’AS Coton. A l’aller, les belouizdadis l’avaient emporté (2-0).

Mehdi F.