Erreurs médicales: Les structures privées pointés de doigt
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Jeudi 20 Février 2020
Journal Electronique

« Le nombre d’erreurs médicales est nette augmentation » a estimé Pr Rachid Belhadj, le chef du service de médecine légale du CHU Mustapha Pacha. Selon lui, le phénomène a pris une grande ampleur avec l’avènement des nouvelles cliniques et hôpitaux privées. En cas d’erreur, explique-t-il,les victimes ou leurs proches ont le droit de saisir la justice.  Le nombre d’affaires qui circule dans des tribunaux est supérieur à celui des conseils ordinaux.

Les patients qui choisissent les structures privées exigent une obligation de résultats.  A partir de là, certaines structures privées  recourent à des pratiques parfois illégales causant parfois des erreurs irréparables. « Malheureusement le Conseil de l’ordre des médecins ne joue pas son rôle et les chiffres qu’il avance sont loin avec qui se passe sur le terrain », a-t-il déplore en affirmant que beaucoup de victime qui ne sollicitent pas le Conseil préfèrent saisir la justice.

Néanmoins, le professeur parle d’un phénomène qui n’est pas propre à l’Algérie. «  Ce qui nous chagrine en tant que professionnels de la santé c’est l’existence en parallèle d’une médecine alternative à l’image du charlatanisme » regrette le médecin. Et de poursuivre : « Personne ne peut nier que la médecine en Algérie a atteint un certain bon niveau, en témoignent le nombre de médecins et d’infrastructures. Donc il est inadmissible d’assister à ce genre de pratiques sans que personne ne réagisse ».  « L’émergence de cette médecine, analyse-t-il, est le résultat d’un malaise social. Il est honteux de voir un médecin pratiquer la Hijama ou la Roqia dans son cabinet sans que personne ne l’arrête » considère Rachid Belhadj.

En matière d’erreurs médicales «  il y a ce qu’on appelle les incidents médicaux  grave lorsqu’il y a décès ou infirmité ». Dans ce cas, pense-t-il, les patients ont le droit de déposer plainte  indemnisation. « Mais au lieu de solliciter les structures civiles (tribunaux civils) ils préfèrent directement le pénal » souligne-t-il. L’autre grief : les cliniques et les cabinets privés n’ont pas la culture de l’assurance sociale. Les médecins qui y exercent  travaillent en parallèle dans le secteur public. En cas d’incident et dépôt de plainte, les médecins en question  se retrouvent sans couverture sociale d’autant plus que la clinique refuse de les couvrir. Ce qui pousse, selon lui, les victimes à saisir la justice. Sur le rôle du Conseil de l’ordre des médecins, le Dr Debiane, enseignant à la Faculté de médecine de Tizi Ouzou, n’en pense pas moins. Selon lui, l’Ordre des médecins se contente de ramasser les cotisations. Dr Debiane déploré l’absence des magistrats spécialisés.

 

Interrogé sur le rôle du ministère de la Santé, Pr Belhadj a fait savoir que toutes les affaires sont au niveau de la direction des affaires juridiques qui possède les vraies statistiques.  En cas de plainte, le ministre de la Santé ouvre une enquête pour savoir est ce que  l’erreur est due au manque de moyens ( humains et matériels) ou à la désorganisation du service. Il constate que les structures publiques sont mieux organisées que les structures privées.

 

 

Selon lui, le problème risque de prendre des proportions alarmantes avec l’avec l’avènement de la chirurgie esthétique. Contrairement à d’autres domaines, dans la chirurgie esthétique il y a obligation de résultats. « Si l’Etat n’intervient pas pour organiser cette profession avec la création d’organisme de contrôle on assistera à des crimes est bien évidemment, c’est le citoyen qui payera les conséquences», a-t-il expliqué en plaidant pour la mise en place de mesures et de mécanismes de contrôle « Récemment on a fait autopsie d’une dame qui a été opérée pour une liposuccion de l’estomac qui a mal tourné, le pseudo chirurgien qui l’a opéré n’avait aucune expérience » s’est-il indigné.

Pour sa part, Dr Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil de l’ordre des médecins, les résultats d’une étude menée par le ministère de tutelle, indiquent que les erreurs touchent en premier les services de gynécologie, suivis par l’ophtalmologie, la chirurgie générale et la chirurgie orthopédique.

Samira Belabed

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    • Conférence-débat sur Larbi Tébessi

      Les participants à une conférence historique consacrée à cheikh chahid Larbi Tébessi, tenue lundi dernier à l’université de Tébessa, ont appelé à consacrer davantage d’études et de recherches à cette figure emblématique du réformisme et du nationalisme algérien contemporain. «L’association des oulémas algériens, dirigée par Larbi Tébessi à une époque cruciale de l’histoire nationale, a contribué à la formation de la génération des moudjahidine artisane de la Révolution de Novembre,

Sciences et Technologies

L'agenda

 

Ministère du Travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Chawki Acheuk Youcef, préside, le 20 février  à 9h, à l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, les travaux de la journée d’information sous le thème «Un dialogue social inclusif pour une Algérie nouvelle».

Ministère de la Communication

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, procédera, le 20 février, à l’Ecole supérieure du journalisme et des sciences de l’information d’Alger, au lancement des travaux de la rencontre nationale sur la presse électronique algérienne.

 

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Nassira Benharrats, présidera, en présence de membres du gouvernement et d’acteurs de la société civile, le 20 février à Sidi Abdellah (Alger), une vaste campagne de reboisement.

 

Commune d’Alger-Centre La commune 

d’Alger-Centre célèbre, jeudi 20 février , à 16h, à la cinémathèque d’Alger, la Journée nationale de La Casbah.

  

HCA 

Le Haut-Commissariat à l’amazighité célébrera, les 21 et 22 février, à Ghardaïa, la Journée internationale de la langue maternelle.

MDN
La 1re Région militaire organise, jusqu’au 20 février, à l’Ecole nationale des techniques aéronautiques, le championnat national militaire de boxe.

 HCI

Le Haut-Conseil islamique organise, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben-Etebani intitulé «La connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

HCLA
Le Haut-Conseil de la langue arabe organise, les 19 et 20 février, à 9h, à la Bibliothèque El Hamma (Alger), une rencontre nationale sur les écoles coraniques et leur rôle dans le développement de la langue arabe.

 

Opéra d’Alger

L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh accueillera,le   jeudi 20 février à 16h, une exposition de l’artiste-peintre Fatma-Zohra Bouaouni, intitulée 
«Inspirations», et à 19h30, un concert des traditions lyriques féminines de la Saoura, intitulé «Lemma de Béchar», animé par Hasna El-Bacharia et Souad Asla.

Chu Mustapha

Le centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha et le laboratoire de microbiologie médical organisent, jeudi 20 février , à 8h30, au CHU Mustapha, la 1re Journée de microbiologie, sous le thème «Coronavirus, gestion et surveillance du risque infectieux».

Commune Raïs Hamidou

La commune de Raïs Hamidou (Alger) organise, le vendredi 21 février , à 9h, devant la maison de jeunes, une exposition de voitures et de motos.

 

Sports Divers

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